Etape 11 - Yarmouth/Port Hawkesbury

samedi 3 juillet 2010
par  Céline
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Etape 11 -Yarmouth NS à Port Hawkesbury NS - 519 km - 4h50 mn de vol

Réveil tôt ce matin ; heureusement car le rdv avec Kevin était fixé à 8h15 et finalement nous sommes à l’aéroport à 7h30. Kevin est pilote d’essai, je peux donc le faire voler ! et il accepte, histoire d’avoir une expérience nouvelle. Il passe la main à son père en disant que c’est bruyant et venteux mais que la visibilité est superbe. Puis nous nous préparons, chacun de notre coté, il repart pour Ottawa, moi pour le Cap Breton. Ces petits vols me permettent aussi de scruter le ciel en direction du nord. Kevin ne part pas sans avoir pris la précaution de me demander si j’avais besoin d’un éventuel service.


Je prends l’air à 10h30. Les prévisions se révèlent plutôt pessimistes. Finalement, je trouve des conditions assez favorables même si elles ne sont pas très lumineuses. Un peu de brume me suit jusqu’à Greenwood, et par instant quelques poches de brouillard de mer viennent lécher la côte. Car là aussi, je suis la côte au plus près, à l’intérieur, une petite frange exploitée et la sempiternelle forêt. Et mon antenne météo me renseigne sur l’état du ciel en temps réel.


De ce côte, la côté est plate ou presque car parfois seulement je peux voire des falaises mais elles laissent place le plus souvent à des grèves de sable gris.


En suivant la côte de la baie de Fundy, je suis vite amenée à voir la presqu’ile qui détermine la baie Ste Marie pendant une soixante de km puis le bassin du port d’Annapolis. Tous ces lieux sont chargés de l’histoire de la conquête du Canada par les Français et par les Anglais et de leurs luttes fratricides entre eux et avec les Amérindiens. Mais à l’heure actuelle, on n’observe que des lieux pacifiques qui manifestement sont occupés de manière sereine. La pêche et l’élevage puis plus au nord, la culture des arbres fruitiers et de céréales sont les principales occupations en plus de l’éternelle forêt. Elle continue de couvrir une grande partie du territoire même si j’en parle moins. La différence, c’est qu’ici, les essences sont plus diversifiées. On y trouve de nombreux feuillus en plus des conifères habituels tels que diverses sortes de pins, épinettes, thuyas (appelés cèdres dans tout l’est du pays). Dans les feuillus, beaucoup de bouleaux, de peupliers et d’érables. Le plus souvent, les forêts sont mixtes, mais pas toujours.


En tout cas, lorsque que je suis invitée à parcourir en voiture quelques lieux, comme j’ai pu le faire notamment à Stanley où Ray et Jackie s’ingéniaient à me faire découvrir une nouvelle route à chaque voyage entre Stanley et Halifax, non seulement j’en prends plein les yeux, mais j’ai aussi l’occasion de réfléchir. Les exploitations agricoles semées le long des routes, apparaissent comme une petite zone vert tendre attractive perdue dans la forêt d’un vert foncé. Car à chaque fois, je m’aperçois que les terrains qui semblent pouvoir devenir un terrain d’atterrissage d’urgence, sont en fait des pièges en trois dimensions ! pentes, relief au sol beaucoup plus accidenté que ce qu’on peut en voir, ruisseaux, clôtures, fils électriques, hauteur de l’herbe qui masque des rochers ou des bêtes, sans compter les terres molles et même les marécages qui paraissent si accueillants d’en haut ! Ici, la dimension des champs et des près est plus proche de celle qu’on connait en France, que ce j’ai pu voir ailleurs dans tout le Canada. Je me dis souvent qu’il vaut mieux ne pas avoir à y venir ! et je suis encore plus vigilante en l’air à garder un domaine de sécurité active !


C’est ce qui sera ma constante encore cette fois dans ces nouveaux paysages avec relief important et forêts dominante.


Arrivée au niveau de Stanley, je dois prendre la décision de rejoindre l’aéroport ou de continuer. Je choisis de continuer, car il n’est pas tard, et les conditions ne sont pas mauvaises en soi même si la lumière n’est pas très belle. Je découvre un nouveau tronçon de côtes à falaises grises et découpées. Et je repasse sur une vingtaine de km sur la côte rose où la marée descendait en créant des voies d’eau dans le sable rose saumon. J’ai fait escale à Truro sur une piste privée qui m’avait été indiquée par David de Miramichi, histoire de refueler un peu et de voir ce que deviennent les menaces de pluie que j’ai devant moi depuis un certain temps sur le cadran du gps grâce à l’antenne de météo Xm Weather. Harold m’a accueillie et m’a accompagnée à la pompe chercher de l’essence. Surpris, pris au dépourvu, mais gentil comme tout. C’est la première fois que j’utilise une piste courbe et large de 7m, en ville ! L’occasion était trop belle pour en louper l’expérience ! Harold l’utilise avec un Cherokee, alors évidemment, c’est sans problème pour un pendulaire, même avec un peu de turbulences.


Et me voilà repartie pour 150 km de plus, ou 50 si le temps se dégrade, car si je peux interrompre au bout de 50 km ce ne sera plus le cas après, je devrai revenir. D’ailleurs, j’ai bien observé le terrain pour m’assurer de la présence ou non d’une piste privée, mais je n’en ai pas vu. En remontant vers le cap Breton, le relief s’amplifie. Il laisse même apparaître des gorges, et des petits champs tout en haut perchés qui se terminent par un précipice ! mais que c’est beau malgré la pluie qui menace.


Je joue donc avec le nuage qui semble m’attendre sur Port Hawkesbury. Et en effet, il en existe encore un quand j’arrive. Mais il ne pleut pas. Situé à 400 ft environ, je suis obligée de le traverser sur mon tour de piste ! Décidément, toute nouvelle situation est apprentissage.

Wake up early this morning, Fortunately, Kevin’s tmeeting was fixed at 8.15a.m. and finally we are at the airport at 7:30a.m. Kevin is a test pilot, I can fly with him ! and he accepts, to have a new experience. He hands over to his father by saying that it’s noisy and windy but the visibility is superb. Then we prepare each of our side, he returned to Ottawa, I for Cape Breton. During these short flights I can also scan the sky toward the north. Kevin does not leave without taking the precaution of asking me if I need a possible help.

I take the air at 10:30. The forecast is rather pessimistic. Finally, I found conditions quite favorable even if they are not very bright. A bit of fog followed me up Greenwood, and now some pockets of sea fog lick the coast. Because again, I’m follow to the beach, inside, a small fringe operated and the perennial forest. And my antenna weather give me information on the condition of the sky in real time. On this side, the shore is almost flat or just because sometimes I can see the cliffs. They give way more often strikes gray sand.

Following the coast of the Bay of Fundy, I quickly brought the peninsula to see that determines Bay Ste Marie for a sixty km and the basin of the port of Annapolis. All these places are full of the history of the conquest of Canada by the French and the English and their fratricidal wars among themselves and with the Indians. But currently, there are only peaceful places that are clearly engaged in a serene way. The fisheries and livestock and to the north, the culture of fruit trees and cereals are the main occupations in addition to the eternal forest. It continues to cover much of the territory even though I speak less. The difference is that here the species are more diversified. There are many more deciduous conifers as usual and various kinds of pine, spruce, cedar. In hardwoods, lots of birch, poplar and maple. In most cases, forests are mixed, but not always. Anyway, when I am invited to visit by car a few places, as I have done in particular to Stanley where Ray and Jackie did their best to make me discover a new route for each trip between Stanley and Halifax, not only I take full eyes, but I also have the opportunity to reflect. Farms planted along roads, appear as a small area attractive soft green lost in the forest of dark green. Because every time I see that the land that seem to become an emergency landing field, are in fact traps in three dimensions ! slopes, relief on the ground much more rugged than what we can see, streams, fences, son electrical height of the grass that hides rocks and animals, not including land soft and even wetlands that seem so friendly from above ! Here, the size of fields and meadows is closer than we know in France, than I have ever experienced across Canada. I often say it is better not to have to go there ! and I am even more vigilant in the air to keep an area of active safety !

This will be my constant again this time in these new landscapes with high relief and forest dominant. Arriving at Stanley, I must take the decision to join the airport or continue. I choose to continue, because it is not late, and the conditions are not bad in themselves, even if the light is not very nice. I discover a new stretch of coastline gray cliffs and jagged. And I stretch a dozen miles along the coast where the tide went pink creating waterways in the sand pink salmon. I stopped in Truro on a private airstrip that had been shown by David in Miramichi to refuel a bit and see what happens to the threat of rain before me for some time on the clock through the GPS antenna XmWeather. Harold welcomed me and escorted me to look at the pump for gas. Surprised, surprised, but nice as anything. This is the first time I use a curved track and 7m wide, in town ! The opportunity was too good to miss the experience ! Harold used with a Cherokee, so obviously it is no problem for a trike, even with a bit of turbulence.

And there I go back to over 150 km more, or 50 if the weather deteriorates, because if I stop after 50 km it will not be the case once, I will return. Besides, I have observed the field to ascertain the presence or absence of a private airstrip, but I have not seen. Going back to Cape Breton, the terrain grows. It leaves even appear gorges, and small fields while perched high end with a cliff ! but it is beautiful despite the rain threat.

So I play with the cloud that seems to expect in Port Hawkesbury. And indeed, there are still one when I arrive. But it does not rain. Located approximately 400 ft, I am obliged to cross clouds on my circuit of landing ! Certainly, any new learning situation.

Accueillie par Allan, il est retraité mais conserve un petit emploi. Il me raconte qu’il était pilote au pôle nord quand il a eu l’occasion de rencontrer en 1987, Paul-Émile Victor. Mais aussi, en même temps, Hubert de Chevigny et Nicolas Hulot, volant en ulm, chacun avec un Mistral au pôle nord ! Je me souviens de Pat à Okotoks, l’année dernière qui m’avait dit les avoir rencontrés à Resolute.

Du coup, Allan met fin à son travail d’agent d’informations de vol et m’accompagne pour me montrer le bord du détroit. Le ciel s’éclaircit et peu à peu un beau soleil de fin de journée accompagne cette découverte des lieux.

D’abord, la montagne découpée dont la pierre a servi à faire le pont qui relie continent et île du Cap Breton. Ce bras de mer a accueilli des milliers de tonnes de roche, déversée jusqu’à combler le chenal et y installer une route et une écluse pour les petits bateaux. Les gros restent du coté sud.

Les gros, ce sont des bateaux étasuniens à double coque (les seuls autorisés) qui repartent avec cette pierre dont je n’ai pas compris l’importance en terme économique.

Ils repartent également avec du gypse, qu’ils utilisent dans la confection des murs de maison. Allan m’accompagne au terminal du gypse de la Georgia Pacific. Les camions à double container s’engagent dans une sorte de maison à deux issues, munie de trémies où le camion déverse ses containers de ce qu’ils contiennent. Des tapis roulants ou des godets transportent alors le gypse jusque vers une montagne qui sera à nouveau déplacée par des vis sans fin, pour charger un bateau.

Un moulin à papier, muni d’un système de rouleaux très sophistiqué, fabrique 80 km de papier à l’heure en continu. Une autre usine fabrique du plastique, une seule éolienne suffit à produire la totalité de sa consommation d’électricité. Plus loin, une usine de charbon produit elle aussi de l’électricité, ses cheminées ont la particularité de ne faire aucun rejet polluant. Une raffinerie accueille des tankers.

Des remorqueurs de différents calibres déplacent des barges immenses dans le chenal.

L’activité portuaire est importante mais dispersée le long du chenal ce qui contribue à donner une impression de vie non pas industrielle, ni vraiment portuaire, une vie active mais naturelle. Les seuls bruits qui viennent du port sont ceux des mécaniciens, parfois des remorqueurs quand ils viennent chercher une barge, mais l’opération est rapide. Le plus bruyant, c’est finalement le train qui dessert cette zone de temps en temps. Il siffle un peu, mais pas de la même manière que ce que j’ai connu ailleurs.


Ce n’est pas la première fois que je vous envoie des photos de fils électriques canadiens. Belles pièces ! Parfois, je me demande même si vous arrivez à voir ce qui est derrière tellement ils s’imposent. Les photographes français vont commencer à trouver que notre ciel est quand même plus propre ! Tout est donc relatif. Excusez-moi, je n’ai pas souvent le choix, sauf à ne pas vous les montrer.

Hosted by Allan. Allan is retired but retains a small job. He tells me he was a pilot at the North Pole when he had the opportunity to meet in 1987, Paul-Emile Victor. But also, at the same time, Hubert de Chevigny and Nicolas Hulot, flying ultralights, each with a Mistral at the North Pole ! I remember Pat in Okotoks last year who told me to have met in Resolute.


So, Allan terminates agent job of flight information with me and show me the edge of the strait. The sky gradually cleared and a beautiful sunny late afternoon accompanies the discovery of places. First, cut the mountain where the stone was used to build the bridge that connects mainland and Cape Breton. This arm of the sea has allowed thousands of tons of rock, dumped up to fill the channel and install a road and a lock for small boats. The big remaining south side.

Americans big boats, have the double hull vessels (only allowed) to leave with this stone which I did not understand the economic importance.


They also leave with gypsum, which they use in the manufacture of house walls. Allan show me to the terminal of the Georgia Pacific Gypsum. The two container trucks engaged in a kind of house with two exits, equipped with hoppers where the truck dumping its containers of what they contain. Treadmills then transport the gypsum to about a mountain that will once again moved by auger to load a boat.

A paper mill, equipped with a sophisticated system of rollers, paper mill 80 km per hour continuously. Another plant manufactures plastic, a single turbine is sufficient to produce all its electricity consumption.


Further, a coal plant also produces electricity, fireplaces are unique to make no pollutant discharge. A refinery receives tankers.

Tugs of various sizes move huge barges in the channel. Port activity is important but scattered along the channel which contributes to an impression of life, not industrial, not really harbor, an active lifestyle but natural. The only sounds coming from the port are those of mechanics, sometimes tugs when they come for a barge, but the operation is fast. The noisier, the train is finally serving this area from time to time. He whistles a bit, but not the same as what I have experienced elsewhere.

This is not the first time I send you photos of the Canadian Electrical son. Beautiful pieces ! Sometimes I even wonder if you can see what is behind so they are important. The French photographers will begin to find that our sky is still cleaner ! Everything is relative. Excuse me, I do not often have the choice, but not show you.


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mardi 28 mai 2013

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