Etape 25 - Marathon/Ignace

mardi 24 août 2010
par  Céline
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  • Etape 25 - le 19 aout - Marathon – Kakabeka Falls – Ignace ; 512 km – 6h

Enfin ! les conditions météo me permettent d’aller plus loin que Marathon. Pourtant il pleut, comme prévu à 8h, mais ça se dégage dans la matinée. Je me prépare tranquillement. Gérald m’accompagnera à l’aéroport. Il s’est ingénié à me faire découvrir Marathon à sa manière pendant mon séjour, et encore plus depuis que Gilles et Julie sont partis quatre jours en vacances. La promenade en bateau, les vagues sur le lac Supérieur pendant la tempête tropicale, la découverte d’une cascade, la recherche de l’ours (qui s’est terminée à la décharge !), la cuisine de doré et enfin la promenade en quad… aujourd’hui il préfèrerait aller voler aussi… mais il m’aide à préparer Charlie.


Quand enfin le moment du départ est proche, il est déjà 13h. Le temps est suffisamment beau vers l’ouest, avec nuages. Ils seront continuels sur ma route, ce qui veut dire des turbulences +++. Le vent de face réduit ma progression à environ 80 km/h au lieu des 100 habituels. La cote nord du lac Supérieur est très belle. Aujourd’hui, la couleur du lac est turquoise pendant la première centaine de km. Je repasse au niveau de l’ile qui ressemble à un visage humain. La lumière est moins belle que la première fois, et j’ai même l’impression que le niveau de l’eau a diminué, laissant apparaître plus de sable blanc que l’année dernière, il faudra que je compare les photos.


Cette fois encore, je constate l’écart entre le Québec et l’Ontario du nord en matière de fréquence de vols. Je ne croiserai qu’un avion en face moi à 3500 ft, surprise. Nous avions certainement la même approche des turbulences.

Je décide de faire une pause essence à Kakabeka Falls du fait du vent de face qui m’a fait consommer plus sur cette portion et de continuer après. Comme d’habitude, personne en vue, mais je sais qu’une vie importante existe sur cette base. Et je ne suis même pas étonnée de voir arriver une voiture alors que je viens juste de quitter le casque.

C’est Ron, nous faisons connaissance, lui me reconnait presque tout de suite. L’année dernière Raymond lui a parlé de moi, et il m’a suivie sur le site. Il se met tout de suite à ma disposition pour aller chercher de l’essence au village. Un aller, un deuxième. Et je repars avec ses coordonnées, pour quand je repasserai, il en fera autant ! Incroyable, tellement gentil.

Mais je ne repars pas pour Atikokan, car grâce à Ron, j’ai appris que l’aéroport d’Atitkokan est fermé pour réfection de la piste, il devait être terminé mais du fait des pluies, les travaux sont prolongés. Si j’avais pris les notams, je l’aurai su ! Heureusement que je l’ai rencontré, Ron ! il appelle pour confirmation, et du fait des pluies, en effet, la fermeture est prolongée. Il me suggère Ignace, à environ la même distance, un peu plus au nord. Mais il n’y a pas d’essence. Il avait oublié de me dire qu’il n’y avait pas autre chose non plus !


Le soleil est encore fort, mais c’est l’heure où voir du gibier. Je scrute les lacs. Je ne verrai qu’une femelle orignal et son petit boire au bord d’un lac. Et je surprendrai plus tard un ours dans une décharge, il s’en va en trainant sa proie. Mais les images ne sont pas bonnes. Dommage !

Après presque trois heures de vol supplémentaires dans des turbulences très fortes, (je pensais que ça allait diminuer) je survole le village d’Ignace. Il est distant de plusieurs km par la route. Je m’arrête enfin. Je ne sais pas si j’ai changé de fuseau horaire ou non mais le soleil commence à baisser, il est plus de 20h. Le vent est calmé. Tout est paisible.

Je réussis non sans mal à trouver deux attaches pour Charlie. Une fois que tout est parfait pour lui, j’entreprends de faire le tour du site. Des pompes à essence désaffectées. Une maison pour l’éclairage de la piste qui parait désaffectée, elle aussi. Une maison d’aéroport fermée à clé, sale et encombrée pour ne pas dire abandonnée, sans téléphone. Quant à l’extérieur, il est clos par des grilles, je ne peux même pas sortir de cette désolation. J’entends l’autoroute proche.


Décisions : j’ai assez d’essence pour aller plus loin grâce à Ron. Les cartes me laissent penser que les prochains aéroports sont atteignables sans souci. Quant au reste, j’ai tout avec Charlie : de quoi dormir, manger… il reste le problème des ours éventuels sur la piste. Je ne trouve pas de traces, c’est déjà rassurant. Néanmoins, je prends les précautions habituelles : alimentation à distance dans le bidon hermétique spécial pour le nautisme, bombe anti-ours à proximité. L’endroit est particulièrement bruyant du fait d’une gare d’où s’élancent des trains de marchandises et de l’autoroute proche qui monte et demande des accélérations aux camions. Ce qui, conjugué à la présence éventuelle de gros gibiers aura tendance à m’éveiller plusieurs fois mais sans pour autant m’empêcher de me rendormir aussi tôt ! je me lève au jour. La nuit a été très froide sous un ciel particulièrement étoilé.

Step 25 - Aug. 19 - Marathon - Kakabeka Falls - Ignace 512 km - 6h

Finally ! weather allows me to go further than Marathon. Yet it rains, as planned at 8 a.m., but it emerges in the morning. I am preparing quietly. Gerald accompany me to the airport. He strove to make me discover the sites around Marathon in his way during my stay, and even more since Gilles and Julie went four days on vacation. The boat ride, the waves on Lake Superior during the tropical storm, the discovery of a waterfall, the search for the bear (which ended in the dump !), the kitchen of fish and finally the ride Quad today ... he would rather go fly ... but it also helps me to prepare Charlie.


When finally the moment of departure is approaching, it is already 13h. The weather is beautiful enough to the west, with clouds. They will be continuing on my way, which means turbulence + + +. The headwind reduced my progress around 80 km /h instead of the usual 100.

The north coast of Lake Superior is very beautiful. Today, the color is turquoise lake during the first hundred miles. I’m running at the island that resembles a human face. The light is less beautiful than before, and I even think that the water level fell, revealing more white sand than last year, I’ll have to compare pictures.

Again, I see the gap between Quebec and Ontario North in the frequency of flights. I just meet an aircraft in front me at 3500 ft, surprise. We certainly had the same approach to turbulence.

I decide to pause to have more gas Kakabeka Falls because of headwinds that made me eat more on this portion. And i hope to continue later. As usual, nobody in sight, but I know that life exists on this basis. And I’m not surprised to see get a car while I just leave the helmet. This is Ron, we never might before but he recognize me almost immediately. Last year Raymond told him about me, and he followed me on the site. It starts immediately at my disposal to get car gas to the village. One ride, a second ride. And I am leaving with its coordinates, for when I will come again, he will do the same ! Amazing, so nice. But I did come away for Atikokan, because thanks to Ron, I learned that the airport is closed for renovation Atitkokan the runway, it should be done but because of the rains, the work is prolonged. If I had taken the NOTAMS, I will have known ! Luckily I met him, Ron ! He called for confirmation, and because of the rain, in fact, the closure is prolonged.

He suggests me to land to Ignace, about the same distance, a little further north. But there is no gas. He had forgotten to tell me that there was nothing else either !

The sun is still strong, but it’s time to see which game. I scan the lakes. I see a female moose and her little drink on a lake. And later I surprise a bear in a dump, it goes away dragging his prey. But the pictures are not good. Bad !

After nearly three hours of additional flying in very strong turbulence, (I thought it would fall) I fly over the village of Ignace. It is several miles distant by road to the little town. I finally stopped. I do not know if I changed the time zone or not, but the sun begins to decline, it is more than 20 hours. The wind is calm. Everything is peaceful.

I successful with some difficulty to find two clips for Charlie. Once everything is perfect for him, I start to tour the site. Disused petrol pumps. A house for the lighting of the track appears abandoned, too. A home airport locked, dirty, cluttered if not abandoned, no telephone. On the outside, it is enclosed by fences, I can not even get out of this desolation. I hear the nearby highway.

Decision : I have enough gas to go further with Ron. The cards I suggest that future airports are achievable without worry. For the rest, I have everything with Charlie : enough sleep, eat ... there remains the potential problem bears on the runway. I can not find a trace, is already reassuring. Nevertheless, I take the usual precautions : food distance on the special nautical can, bear-proof bomb nearby.

The location is particularly noisy due to a station from which springs of freight trains and highway near which rises and demand for trucks accelerations. This, combined with the presence of big wild animals will tend to wake several times but without difficulty to sleep more. I get up to date. The night was very cold under a starry sky.


Commentaires

mardi 3 avril 2012 à 22h12

25 août 2010, par Sylviane Chamu
Bonsoir Odile , La lecture de cette étape 25 a encore été un bonheur, merci de tenir ce journal ! Je suis à Paris en ce moment chez mon fils et le vent souffle fort, j’imagine ce que cela doit être en Picardie Maritime, et je n’ai aucun regret d’être loin de ma machine ! En France, Blois se prépare mais je ne peux pas y aller, dommage... Je sais que le stand féminin de la Fédération diffusera le magnifique montage vidéo que tu avais présenté à l’Assemblée Générale.

Bon vol sur les dernières contrées que tu visiteras , je lirai tes pages en rêvant . Sylviane

mardi 3 avril 2012 à 22h11

25 août 2010, par odile
j’ai retrouvé les amis de Winnipeg, que du bonheur, mais je dois repartir. je n’irai pas voir Rick près de Saskatoon, la météo n’est pas suffisamment fiable en cette fin d’été. c’est aussi la fin du périple à cours terme. dans deux semaines je serai sur le point de repartir en france... mais il me reste encore quelques beaux vols au nord des grands lacs s’il se laissent approcher par le soleil plutôt que par le brouillard. je vous en dis plus dans quelques temps. demain, vol retour vers thunder bay si tout va bien (630km), c’est un peu long, mais je préfère dormir à kakabeka falls plutôt qu’à ignace, et après-demain, à nouveau marathon !

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mardi 28 mai 2013

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