Etape 01 - Plattsville On - Etape 02 - French River On

vendredi 1er juillet 2011
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  • 28 juin - Chapleau

Le vent n’a pas énormément soufflé comme il était prévu. Mais c’est un orage qui commence à gronder qui me réveille et puis un claquement énorme tout près, l’éclair a du tomber sur l’aéroport. Mais il ne pleut pas encore. Alors j’en profite pour quitter la tente et revenir au bâtiment.

Le hangar est plongé dans la pénombre, je ne sais pas où sont les boutons d’éclairage et de toute façon, il n’y a plus d’électricité. Le courant ne reviendra que 5 heures plus tard.


Le plafond reste très bas, par contre le vent est presque à l’opposé d’hier. Je découvre comment Theresa, une des préposées à la météo, mesure la hauteur de plafond. Elle gonfle à espace régulier un ballon rouge, d’une certaine taille calibrée, prend son chronomètre, lâche le ballon et mesure le temps qu’il met à disparaitre dans les nuages. Avec le résultat en temps, elle consulte un diagramme qui lui donne la hauteur. Elle enregistre cette valeur dans les observations qu’elle communique au site officiel. C’est simple. Mais, pour avoir vu le ballon voler pratiquement à l’horizontale du fait d’un vent très important, je peux vous dire qu’il passait plus de temps à voler qu’à monter ! Elle obtenait souvent le maximum de 5 à 600ft dans les deux minutes imparties.


Je profite aussi de ce moment au sec pour faire une petite mise au propre de Charlie qui garde les marques des décollages et atterrissages sur l’herbe. Quand le soleil se laisse deviner derrière les nuages, la chaleur humide rend les contacts poisseux. La lumière un peu meilleure me fait opter pour aller faire des photos de ce monstre bombardier d’eau. L’hélicoptère qui était parti tôt avec aucun plafond revient. Je fais la connaissance de Trevor. Il est amené à piloter des techniciens de surveillance des lignes électriques. Son hélico est originaire de France et il en est très content, pour lui, c’est le matériel idéal qu’il faut pour ce travail. Et il n’a besoin que de 2m de plafond dit-il plein d’humour quand je luis dis que c’est ce qui me retient à Chapleau !

D’ici, j’entends les trains passer. Ils ont déjà un peu d’élan. Je ne peux pas m’empêcher de penser à l’auteur de Maria Chapdelaine, Louis Hémon, qui est mort le long de cette voie ferrée près de Chapleau.

  • June 28 - Chapleau

The wind has not blown a lot as planned. But it’s a storm that began to rumble that woke me up and then a huge slam close, the flash of a fall on the airport. But it does not rain again. So I take this opportunity to exit the tent and return to the building.

The hangar is plunged in darkness, I do not know where the buttons are lighting and in any case, there is no electricity. The current will not return until five hours later.


The ceiling is very low, for against the wind is almost the opposite of yesterday. I discovered how Theresa, one of the attendants to the weather, measure the height of the ceiling. She swells at regular intervals a red balloon, in a calibrated size, takes her watch, the ball loose and measures the time it takes to disappear into the clouds. With the result to time she consults a chart that gives the height. She records this value in the observations and communicates to the official website. It’s simple. But having seen the ball fly almost horizontally due to wind very important, I can tell you that it spent more time flying to go up ! She often got up to 600ft of 5 in the allotted two minutes.

I also take this time to wash a small bet to Charlie. He keeps the marks of takeoffs and landings on the grass.

When the sun comes hints behind the clouds, moist heat makes contacts sticky. The light makes me a little better to opt for taking photos of the monster water bomber.

The helicopter had left early with no cap cost. I met Trevor. They are encouraged to fly technicians to monitor power lines. His helicopter is from France (Aérospatiale), and he is very happy for him, it must be the ideal material for this work. And he needs only 2m ceiling he said humorous when I say what keeps me in Chapleau !

From here, I hear the trains go by. They have a little momentum. I think to the author of Maria Chapdelaine, Louis Hemon, who died along the railway line near Chapleau.

  • 26 juin et 27 juin,750 km, 8h de vol en trois étapes.

Dimanche matin, lever 6h. Contrôle de la météo, elle est suffisamment bonne. Vent de face prévu à 5kt à 3000ft sans rafales. Une couverture nuageuse qui doit évoluer vers du grand soleil. Je finis de rassembler mes dernières affaires. Petit déjeuner rapide en compagnie de Jan et Jean, et nous partons pour le terrain où Charlie est hébergé, chez Ed et Cathy Lubitz. Les préparatifs sont un peu longs, c’est la première fois cette année et mon paquetage est différent de l’année dernière. Les vêtements chauffants me demandent une adaptation que je n’ai pas pu solutionner avant. Quand les utiliser ? Comment prévoir les habits de ville ? Où installer chaque chose pour la meilleure ergonomie du paquetage, c’est-à-dire, comment ne pas accéder à tous les sacs en même temps et si possible en défaire le minimum ? Car à chaque départ, c’est du temps gagné.


Jean m’aide autant qu’il le peut. Ed qui nous a rejoint, lui se contente de rajouter l’humour aussi souvent que possible, et je dois avouer qu’il est très créatif. Mark, le mécanicien et Fred nous rejoignent. Ils n’étaient pas venus pour voler, les conditions leur paraissant peu intéressantes. Ils n’en croient pas leurs yeux. C’est finalement à 10h50 que commence le voyage après des adieux à chacun.

Direction le nord-ouest. Et me voilà déjà très loin de la vie douillette passée cette quinzaine à Cambridge, du concert à domicile d’hier soir avec JacobMoon…

C’est finalement très rafaleux, mais le plafond n’est pas très haut (3500ft) et juste déchiré, au moins au début, et il n’est pas question de passer au-dessus. Bien m’en a pris car au fil des km, il se soude et descend jusqu’à 1800ft, c’est-à-dire qu’il me restait 800 ft et que je n’étais pas exactement dans les clous puisqu’il en faut mille minimum. D’ailleurs les multiples pilonnes, antennes et autres sombres obstacles me le rappellent fréquemment. Et comme en plus, il s’est mis à pleuvoir de-ci delà, et que la brousse a déjà repris, j’ai décidé de m’arrêter à Midland, Huronia Airport. Piste en dur, vent travers piste. 200km en 2h30 c’est du 78km/h. Je suis contente d’être arrivée et de me reposer. Je fais même une petite sieste dans le terminal sous l’œil vigilant et protecteur de Doug, son préposé à l’accueil des clients. Il m’avait accueillie avec une bouteille d’eau fraîche très appréciée. Et il faut dire que cet aéroport en bord de lac Huron (baie géorgienne) est très vivant. Doug, est présent pour chacun, fait les pleins, les factures, répond à la radio, reçoit la clientèle… je suis admirative.


A 4h, je reprends la route sous un ciel complètement dégagé, mais je déchante vite, les turbulences sont de plus en plus terribles. Le vario régulièrement affiche du + ou – 2 (en m/s), mais il n’est pas avare de quelques + ou - 5 qui me font sauter sur mon siège, je vérifie une fois de plus la ceinture ! Si je peux encore faire quelques photos au début, le fait que je suive la baie Géorgienne, ses multiples iles et lacs, et une direction un peu plus ouest me mettent sous un vent de travers redoutable en plus des déclenchements. Le temps me dure malgré le paysage magnifique, car je souffre de tout le haut du corps tellement il est sollicité. Main gauche sur le trapèze et main droite où elle peut entre le coude appuyé au siège pour tenir l’écartement de la barre et à la place habituelle de la main gauche.

Et comme j’ai hâte d’arriver, j’essaie de repérer si d’autres terrains pourraient m’accueillir que celui choisi. Et je fais ce qu’il ne faut pas sur un gps en vol, je modifie ma route ! j’annule un point, et c’était celui où j’allais, mais rajouté par moi avec son nom de code aéronautique, car c’est un terrain privé, donc garmin l’ignore ! Je me retrouve avec le suivant en ligne de mire pensant qu’il s’agit bien du bon. Mais là aussi je trouve le temps long et suis pressée de pouvoir me poser car bien qu’il soit déjà 7h, le vent n’a pas faibli d’un iota et les turbulences non plus. Quand j’ai un moment j’éloigne la vue du gps pour voir où j’en suis et je découvre que le village où la piste que j’ai effacée est droit devant à 5NM. J’ai bien la carte aéronautique, mais pour y regarder, c’est encore du sport ! j’essaie de repérer où est le terrain entre deux rafales, et finalement je le trouve mais pas vraiment où il est indiqué sur la carte. Je ne vais pas plus loin, il correspond à la description, piste en croix et en herbe, il ne peut pas y en avoir deux proches quand je n’en ai pas vu à moins de 60km à la ronde. Je plonge donc sur un merveilleux gazon qui absorbe tout, y compris le vent qui est inexistant au sol ! La lumière est superbe sur ce terrain impeccablement entretenu. Il me rappelle celui de Kakabeka Falls car un grand hangar vide semble attendre l’avion qui aurait besoin de se mettre à l’abri. Le club house est fermé sans digicode, dommage. Mais des coordonnées d’appel sont indiquées, je tente. Je laisse un message car demain, il me faudrait de l’essence pour repartir. Finalement, la fatigue me fait monter la tente sous le hangar pour qu’elle soit moins humide, aux cotés de Charlie. Repas sommaire. Et à 9h je dors comme une bienheureuse.


Réveil 6h. La tente est trempée de condensation à l’intérieur car la nuit a été très fraiche. Mais le soleil commence juste à poindre et un voile de brouillard donne une atmosphère prometteuse pour cette journée. Je suis prête assez tôt, mais toujours personne pour me délivrer de l’essence. Je décide de faire du stop sur une route qui hier était assez fréquentée et est devenue parfaitement silencieuse en ce lundi matin. La première voiture est la bonne après seulement 500m à pieds en habits de vol, sous un soleil déjà très chaud. Je comprends que la pompe est à 20mn de voiture ! Mais heureusement, on me dépanne de 20l avec l’essence du bateau qui est la bonne, car il a un moteur Bombardier. Retour au terrain, le plein est réalisé rapidement par mes deux aides qui découvrent Charlie avec émerveillement.


A 9h05, je suis en l’air direction Sudbury à 50km puis petite route de brousse. Sudbury est une ville à part dans le sens où elle est située sur ce qui semble être le cratère d’impact d’une météorite. Le nickel extrait pourrait provenir de la fusion à l’impact. C’est une ville qui allie les paradoxes canadiens, la priorité est donnée à l’exploitation des richesses au détriment du reste. A Sudbury, les étendues de déchets sont énormes, en hauteur comme en surface, les couleurs des bassins de décantation varient entre orange, jaune, rouge. La cheminée d’Inco Superstack culmine à 380m, c’est une des plus grandes cheminées autoportées au monde.


Peu après avoir traversé Sudbury, le ciel est voilé de cirro-stratus, la route prend une direction un peu plus nord qui me fait gagner un peu en vitesse. Mais les rafales commencent à poindre, peut-être du fait des nombreux lacs dans la brousse. Je suis une petite route et là encore, je ne peux plus prendre de plaisir à faire quelques photos tellement je dois être vigilante et cramponnée à ma barre qui m’échappe aussi vite que la fatigue lui en donne l’occasion. Je ne peux pas regarder ma carte à nouveau. Et je prends trop tôt une route de gravel qui n’est pas la bonne. Les rafales semblent se ruer sur Charlie qui vibre de tous ses membres sous les coups de boutoir. Il me reste encore 75NM, soit une heure et demi de route, je ne vais pas pouvoir tenir aussi longtemps. Je consulte la météo sur le gps. Je découvre que le vent est moindre en altitude, 20kt à 3000ft, 30kt à 6000ft et seulement 15 à 9000. Je décide d’essayer d’échapper aux turbulences en montant au-dessus des petits nuages qui commencent à se former car ici aussi, les lacs sont nombreux. A 8500ft, je suis hors turbulence, seulement le vent qui joue toujours à relever sur mon aile gauche. Je souffle un peu, je me détends peu à peu. L’onglée envahit ma main gauche toujours appuyée au hauban et non dans la mitaine. Il fait froid mais j’apprécie les vêtements chauffants. Les années précédentes, j’avais souffert du froid et surtout quand je voulais monter par sécurité pour traverser des grandes étendues d’eau comme le fleuve St-Laurent ou la manche du lac Huron. C’était le froid qui limitait ma montée. Là, je vois la différence, quand j’ai commencé à ressentir le froid au niveau du corps, j’ai mis le chauffage à bord ! Dommage qu’on ait une sensation d’humidité, mais ça fonctionne parfaitement. La montée me permet de retrouver la voie ferrée et peu de temps après une route qui me ramène à la bonne route.

Quand j’approche de Chapleau, ma destination après 350 km de vol sans autre endroit où se poser autre que Sudbury, je commence à essayer d’imaginer comment je vais pouvoir redescendre et atterrir ! Mon gps m’indique une seule piste plein vent de travers. Je suis sûre de me souvenir que lors de ma préparation de vol, j’avais vu une piste en croix. Je garde mes 8500 ft pour transiter au-dessus de l’aéroport. Il est bien en croix, ou plutôt en Y. Une chance, je vais quand même pouvoir amoindrir l’angle avec le vent. Je vois les manches s’agiter comme si elles me faisaient des grands signes d’en bas pour me dire : viens, viens ! Ce n’est pas vraiment rassurant et je sais que le vent que j’ai fuit en montant, je vais bien être obligée de le traverser en descendant. Et en plus, le trafic est important sur cet aéroport ! Je commence ma descente, ça bouge de tous les cotés en même temps. Je laisse passer deux avions, l’un au décollage et l’autre à l’atterrissage. Je prends le temps d’observer ce qu’ils font, comment ils gèrent. Et je me lance dans le tour de piste main gauche comme eux. Je contrôle les abords, personne nulle part, c’est mon tour, le vent et les rafales sont terribles, j’y crois jusqu’au bout mais j’ai les ailes qui trainent presque par terre, chacune à leur tour, ça y est je suis posée, sur la piste. Ouf. Avec l’éclairage des pistes, toutes ou presque y compris celles en herbe, on ne peut pas souvent les prendre en biais.

Il règne une certaine activité sur cet aéroport de petite taille. Un avion est devant le poste à essence, je dois reporter à plus tard cette étape. Mais le vent est violent et dans tous les sens, je recherche une place, un homme m’indique de loin d’aller dans une direction. Je ne trouve pas de trous dans le sol pour attacher Charlie, pas de plots non plus, c’est curieux. Je reste un moment assise pour lui garder le lest, entre un hélicoptère et un avion à turbine. Pendant ce temps arrive un gros avion de lutte contre les incendies de forêt. Il est magnifique et à mon avis, il ne ressent même pas les rafales !


Arrive Willy, le gérant de l’aéroport. Pilote depuis très longtemps, il n’a jamais vu un engin comme Charlie. Médusé, intéressé, il me fait comprendre que Charlie risque de se faire retourner comme une crêpe. Alors, il me trouve une place dans un hangar ! Celui des pompiers volants. Encore eux, toujours aussi accueillants que ceux déjà rencontrés les années précédentes. Le hangar ne sert qu’aux visites des avions après chaque visite de maintenance et aux visites périodiques, chaque 50h et une autre plus poussée toutes les 200h. Les avions sont deux push-pull, un avion Cessna 337 diesel qui a la particularité d’avoir deux moteurs Continental et donc deux hélices, une derrière qui pousse (push) et l’autre devant qui tire (pull), ainsi qu’un double empennage. Il est particulièrement utilisé dans la surveillance des feux de forets, et le commandement des opérations de largage par les avions bombardiers d’eau. Brad est le mécanicien qui accueille Charlie dans ce hangar. Il m’explique un peu comment fonctionne la base, me propose d’aller en ville faire quelques achats car le mauvais temps va s’installer pour au moins une journée mais peut-être plus. Alors entre deux visites de maintenance des push-pull, Brad me conduit au supermarché local.

Chapleau est une jolie petite ville, ancienne mais qui s’est développée uniquement autour de sa voie ferrée qui était le seul lien d’accès pendant des centaines d’années. Les routes sont récentes. On y trouve aussi une toute petite base militaire.

Retour avec quelques provisions. Nous prenons un repas léger. Je sors un peu de mes affaires, monte rapidement la tente et me rends au terminal comme dit Willy pour y capter internet afin d’entrer en relation avec mes proches car ici le téléphone que j’ai ne passe pas faute de couverture du réseau. Brad m’avait autorisée à passer un coup de téléphone à Jean pour l’informer de mon arrivée, clore mon avis de vol. Willy est tellement impressionné par Charlie qu’il fait profiter tous ceux qu’il croise d’une visite. Il en rêve tout éveillé. Il pose des quantités de questions, le trouve très bien fait, très solide. Il s’étonne des structures, du petit espace du chariot et du fait qu’il n’a rien derrière, pas d’empennage. Il comprend le mouvement de balancier du chariot, les commandes inversées, enfin tout !

Quand le push-pull revient, commence une longue soirée pour Brad qui a une inspection à faire qui le conduira jusqu’à 2 ou 3h du matin. Brad travaille ici depuis une semaine seulement, il assure le remplacement de l’autre mécanicien. Ce dernier, travaille 20 jours de suite et retourne chez lui à près de 1000 km, pour 10 jours. Brad est venu avec femme et enfants, ils campent au bord d’un lac à 20 km d’ici, sinon ils habitent Sudbury à 300km. Lui est heureux comme cela, il les retrouve le soir et eux sont en vacances.

Je suis fatiguée, courbaturée de partout et je gagne ma petite tente plantée à coté du hangar et qui profite de la présence d’un lampadaire, puisque les aéroports sont presque tous éclairés la nuit, la lumière y est parfaite.

  • June 26 and June 27,750 km, 8h of flight in three stages.

Sunday morning awake 6am. Weather control, it is good enough. Headwind provided 5kt to 3000ft without gusts. Cloud cover that should move towards the sun. I finished my last staff. Quick breakfast with Jan and Jean, and we leave for the field where Charlie is hosted, with Cathy and Ed Lubitz. Preparations are a bit long, is the first time this year and my pack is different from last year. Heated clothing ask me to adapt that I could not solve before. When to use them ? How to predict street clothes ? Where to install everything for the best ergonomic package, that is to say, how not access all the bags together and if possible to defeat the minimum ? For every beginning, it saves time.


Jean helped me as much as possible. Ed joined us, he is content to add humor whenever possible, and I must admit it is very creative. Mark, the mechanic and Fred was joining us. They had not come to fly, the conditions which they regard as unattractive. They can not believe their eyes. It finally starts at 10:50 after the trip to say goodbye to everyone.


Towards the northwest. And here I am already far from the cozy life after this fortnight in Cambridge, home to the concert last night with JacobMoon ...

It is ultimately very gusty, but the ceiling is not high (3500ft) and just scatted, at least initially, and it is not to pass over. Well I can, because km over km, it is ceiling and it goes down to 1800ft, that is to say that I was 800 ft and I was not exactly good with minimum regular. Besides the many pylons, antennas and other dark obstacles remind me frequently. And as more, it started to rain, and that the bush began, I decided to stop in Midland, Huronia Airport. Paved runway, crosswind. 200km in 2:30 it’s 78km / h. I am glad to have come and rest. I have even a little nap in the terminal under the watchful eye of his protector and greeter of Doug. He met me with a bottle of fresh water greatly appreciated. And we must say that this airport at the edge of Lake Huron (Georgian Bay) is very much alive. Doug is now for everyone, is full gas, the bills, answers the radio, receives the customer ... I’m admiring.


At 4am, I take the road under a sky completely clear, but I quickly disillusioned, turbulence is more terrible. The vario regularly displays the + or - 2 (m / s), but it is not stingy with some + or - 5 that make me jump on my seat, I check again the belt ! If I can still take some pictures at the beginning, the fact that I follow the Georgian Bay, its many islands and lakes, and a direction a little west put me in a crosswind and more turbulences. Me last time despite the beautiful scenery, because I suffer from all the upper body so he was asked. Left hand on the trapeze and right hand where it can from the elbow to keep the spacing of the bar and instead of the usual left hand.

And since I can not wait to arrive, I try to identify if other sites would welcome me as the one chosen. And I do what should not be a GPS in flight, I change my way ! cancel one point, and it was one where I went, but added with his code name aviation because it is private land, so Garmin ignore it ! I follow the road with the next points ahead thinking that it is the good. But here too long I find the long time, it is already 7 am, the wind has not wavered one iota and turbulence either. When I have a moment I remove the view from the GPS to see where I am and I discover that the village where I cleared the track is straight ahead at 5NM. I have the aeronautical chart, but to look at is more sport ! I try to identify where is the ground between two bursts, and finally I find but not really where it is shown on the map. I’m not going any further, it fits the description, runway and cross turf, it can not be two close when I have not seen less than 60km radius. So I land on a beautiful grass that absorbs everything, including the wind does not exist on the ground ! The light is beautiful in this field impeccably maintained. It reminds me of Kakabeka Falls as a big empty shed seems to expect the plane would need to shelter. The club house is closed without digital code, too bad. But the coordinates are given call, I try. I leave a message for tomorrow, I need gas to go. Finally, fatigue makes me put up the tent in the shed so that it is less humid, with Charlie. Light lunch. 9am and I sleep like a blessed.


6am wake. The tent is wet with condensation inside so the night was very cool. But the sun is just beginning to emerge and a veil of mist gives a promising atmosphere for that day. I’m ready early, but always one to get rid of gas. I decided to hitchhike on a road that yesterday was quite busy and has become very quiet on this Monday morning. The first car is the right one after only 500m walk dressed in flight, under a sun already hot. I understand that the pump is 20 minutes by car ! But fortunately, help me out of 20l with the essence of the boat which is good because it has an engine Bombardier. Back to field full is made by my two aids soon discover Charlie with wonder.

At 9:05, I’m up to Sudbury to 50km then a short drive from the bush. Sudbury is a city apart in the sense that it is located on what appears to be the crater of a meteorite impact. Extract nickel could come from fusion by the impact. In Sudbury, the areas of waste is enormous, as the surface height, colors settling ponds range from orange, yellow, red. The chimney rises to 380m Inco Superstack is one of the largest chimneys in the world.


Shortly after passing through Sudbury, the sky is veiled cirrostratus, the road takes a direction a little north, which saves me a little speed. But the gusts are beginning to emerge, perhaps because of the many lakes in the bush. I follow a small road and again, I can not take pleasure in doing some pictures so I have to be vigilant and clinging to my bar that I forget as soon as fatigue gives him the opportunity. I can not look at my map again. Too early and I take a gravel road that is not good. The bursts seem to rush to Charlie that vibrates all its members under the battering. I still 75nm, an hour and half flight, I will not be able to take that long. I check the weather on the gps. I discovered that the wind is lower in altitude, 20kts at 3000ft, 6000ft and 30kt, in only 15 to 9000. I decided to try to escape the turmoil in the amount above the little clouds begin to form because here too, the lakes are numerous. At 8500ft, I’m out turbulence, only the wind that always plays to raise on my left side. I blow a little, I relax gradually. The nail invaded my left hand still resting out and not into the glove. It’s cold but I appreciate the heated clothing. In previous years I had suffered from the cold and especially when I wanted to go through security to cross large bodies of water like the St. Lawrence River or the chanel of Lake Huron. It was so cold than that limited my climb. There, I see the difference when I started to feel cold in the body, I put the heating on board ! Unfortunate that a feeling of moisture, but it works perfectly. The rise allows me to find the track and soon after a road that takes me back to the right path.
When I approach Chapleau, my destination after 350 km of flight without any place to land other than Sudbury, I begin to try to imagine how I will be able to descend and land ! My GPS tells me only one track right crosswind. I’m sure to remember that during my flight planning, I saw a track on the cross. I keep my pass for 8500 ft above the airport. It is a cross, or rather, Y. A chance, I’ll still be able to reduce the angle to the wind. I see wind socks agitated as if they were making great signs from below to tell me : come, come ! It’s not really reassuring and I know the wind that I fled to the amount, I’m fine being obliged to cross down. What’s more, traffic is heavy at this airport ! I begin my descent, it moves on all sides simultaneously. I let two planes, one takeoff and one landing. I take the time to observe what they do, how they manage. And I’m starting in the lap of his left hand like them. I control the surroundings, no one anywhere, it’s my turn, and the wind gusts are terrible, I believe to the end but I have wings that hang out near the ground, each in turn, that’s it I was put on the track. Phew. With track lighting, all or almost including budding, one can not often take them through.

There is some activity on this small airport. A plane before the gas station, I have to postpone this step. But the wind is violent and in all directions, I’m looking for a place, a man tells me to go far in one direction. I can not find holes in the ground to tie Charlie, no pads either, it’s curious. I sat still a moment for him to keep the weight between a helicopter and an air turbine plane. Meanwhile a big plane comes the fight against forest fires, a CL-415. It is beautiful and in my opinion, it does not even feel the gusts !


Willy arrives, the manager of the airport. Driver for a long time, he has never seen a machine like Charlie. Bemused, interested, I understand that Charlie might be back as a pancake. So he found a place in a shed ! The fire flying. Them again, still as welcoming as those already experienced in previous years. The hangar is used only for maintenance visits after each flight aircraft and maintenance every 50 hours and another further every 200h. Airplanes are two push-pull, Cessna 337 diesel have the distinction of having two engines and Continental are two propellers, one behind pushing (push) and the other front that pulls (pull) and a double tail. It is particularly used in monitoring forest fires, and command of operations by aircraft dropping water bombers. Brad is the mechanic in the hangar. He explains a bit how the base, I propose to go into town to do some shopping since the weather will settle for at least a day but maybe more. So between visits to monitor push-pull, Brad give me a ride to the local supermarket.

Chapleau is a pretty small town, old but has grown only around its rail link which was the only access for hundreds of years. The roads are new. There is also a small military base.

Back with some provisions. We take a light meal. I go out a few of my staff, the tent goes up quickly and went to the terminal as Willy said in order to capture internet to connect with my family here because I have the phone does not lack of network coverage. Brad had allowed to pass a phone call to Jean to inform him of my arrival, close my flight plan. Willy is so impressed with Charlie he does enjoy all those he meets a visit. The waking dream. It raises the quantity of questions, is very well made, very solid. He was surprised structures, the small space of the truck and the fact that he has nothing behind, no tail. It includes the pendulum swing of the carriage, reversed orders, everything ! When the push-pull back, beginning a long night for Brad who has to make an inspection that will take him until 2 or 3am.

Brad worked here for one week only, it ensures the replacement of the other mechanic. The latter, working 20 days in a row and returns home to nearly 1000 km for 10 days. Brad came with his wife and children, they camped at a lake 20 km from here, and they live in Sudbury 300km. He is happy as he finds them at night and they are on vacation.
I’m tired, aching all over and I win my little tent pitched next to the shed and who benefits from the presence of a lamp, since almost all the airports are lit at night, the light is perfect.


Commentaires

mardi 14 février 2012 à 09h26

2 juillet 2011, par odile
vous avez vu sur le spot, je suis arrivée à Marathon. Ici, aujourd’hui, c’était Canada Day, la fête nationale, c’était une fête réussie à Marathon, malgré le mauvais temps, on a quand même eu le feu d’artifice. demain, le temps ne sera pas beaucoup plus volable, probablement, très agité, alors je vous tiens informés, à bientôt odile

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mardi 28 mai 2013

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