Etape 14 - Fort Nelson Bc

jeudi 28 juillet 2011
popularité : 100%

  • Etape 14 – le 22 juillet 2011- Fort Nelson et retour, le matin. Fort Nelson Bc -Toad River Bc - 135km en 1h23 (moy : 98)+ 170km en 1h34- (moy : 109).

Lever 5h pour aller chercher la météo à l’aéroport. J’ai le bonheur de voir un gros ours devant moi, mais je suis suivie par deux gros camions et je ralentis à peine, juste pour qu’il n’ait pas trop peur en retraversant devant moi.


Je pense que ça va pouvoir passer, mais il semble qu’il ne faille pas trop tarder pour éviter les orages. Mais, je tente trop vite, je dois rebrousser chemin au premier col où je suis déjà dans les nuages. Le prochain est beaucoup plus haut, j’abandonne. Retour chez Rod, surpris mais en pilote averti qu’il est, il comprend.


Je passe l’après-midi à la bibliothèque où je fais un petit somme. Marielle, que j’ai rencontrée hier est toute contente d’avoir l’occasion de parler français. Elle m’explique le fonctionnement de la médiathèque et tout le programme d’incitation à la lecture qu’ils mettent en œuvre pour les enfants pendant les vacances. Quel dynamisme !

Arrivée chez Rod, il pense que c’est beaucoup mieux, que les nuages sont assez élevés. Il a eu l’occasion d’aller à l’aéroport où il a rencontré un pilote qui revenait du nord-ouest et les cols sont dégagés, juste mais propres.

Je me prépare et c’est reparti. Soleil de face. La lumière n’est pas bonne, d’autant que la brume masque les lointains dans des couleurs bleutées.


Mais le vent est un favorable, et je suis poussée. Le paysage est vite incroyable. La solitude des ces paysages où seule la route tout en bas me relie au monde civilisé, me laisse penser que jadis les mammouths devaient aimer ces vallées vertes.


Je monte toujours pour atteindre le deuxième col. 8.500ft. Que du roc. Mais du roc arrondi, géant, qui fait penser à des galets sortis de terre. On aurait envie de les caresser. Le froid est intense même si les glaciers ne présentent que les lambeaux de ce qu’ils ont été. Les vêtements chauffants aident à supporter, à lutter contre l’endormissement. Des mots de tête commencent. Je mettrai trois jours à comprendre que de l’air s’insère dans le casque au niveau du front et me donne une sinusite. Les nuages gonflent, ils me font redouter un orage. Je n’échappe pas à une ondée. Je décide d’arrêter à la première piste même s’il n’est pas tard. C’est Toad River (la rivière du crapaud). Un avion est déjà en bout de piste, c’est bon signe. Mais elle est en gravel, du caillou concassé plus ou moins grossièrement, c’est le début du cauchemar pour l’hélice, Charlie va souffrir à partir de maintenant. La descente est rapide et l’approche devrait me faire zigzaguer entre des massifs proches mais en quinconce, je choisis la PTS, des grands S en descente pour perdre de l’altitude sans perdre de terrain. Il y avait longtemps que je n’en avais pas fait. Bon, mais à partir d’aujourd’hui, je ne vous dirais pas tout à propos des atterrissages et décollages, n’en demandez pas trop, j’ai mes petits secrets à moi. Pendant ma finale, je vois un camion qui s’arrête, je lui fais face, mais je reste bien sur la piste qui parait d’autant plus étroite qu’elle jouxte la route, qui est large, elle !


J’essaie d’abord de trouver des plots d’amarrage. Que de la roche avec quelques fleurs. Mais voilà deux plots et une grosse roue d’engin abandonnée. Beaucoup de personnes, en voiture ou en quads, très présents ici, viennent aux renseignements. Et ils repartent rapidement une fois leur curiosité satisfaite. Le pilote arrive pour aller faire un petit vol du soir. Il m’aide à baisser mon aile mais ne veux pas me prêter son bidon pour aller chercher de l’essence de l’autre coté de la route. A la pompe, ils n’en ont pas. Comment faire ? je vois deux motards qui ont des bidons attachés sur leur remorque. Et ils me dépannent gentiment. A cette station service-restaurant-hôtel-souvenirs-boissons, je sens une proximité des personnes qui s’y arrêtent. C’est l’Alaska Highway qui les réunit. C’est un mythe qu’on échange. Si on est là, à ce moment-là avec d’autres touristes, c’est qu’on partage au moins cette même valeur, celle d’une passion. Chacun prend le temps d’échanger avec ceux qui étaient là avant et avec ceux qui arrivent, juste le temps de la pause carburant et parfois un peu plus. Quelqu’un parlant français m’aide et disparait. Je fais mes allers et retours avec les bidons et nous nous séparons. Eux aussi vont jusqu’à Dawson, ils viennent de Regina Sk. Mais ils roulent des heures durant, jusqu’à la nuit. Et elle est tardive ces temps-ci, ici avec le soleil de minuit tout proche ! Nous ne nous retrouverons certainement pas.


Entre le décalage horaire de 9h et le téléphone satellite qui refuse d’atteindre la France, je suis contente de trouver la wifi ici, je n’en crois pas mes yeux ! Le bonheur, je peux prévenir ma famille de mon arrivée ce soir et demain de mon départ, de la météo et de ma destination, comme chaque jour.


Toad River, un village de 75 habitants. Une école avec deux instituteurs, 25 élèves dont certains viennent de 50km. Tous les moyens de transports sont utilisés : à pieds, en voiture, à cheval, en moto neige, et même en avion.

  • Stage 14 - July 22, 2011 - Fort Nelson and back in the morning. Bc Fort Nelson, Toad River BC - 135km in 1:23 (avg 98) +-170km in 1:34 (avg : 109).

Sunrise 5 am to get the weather at the airport. I have the pleasure of seeing a big bear on the road.


I think it’s going to happen, but it seems that I should not too late to avoid the storms. But I try too soon, I must turn back to the first pass where I am already in the clouds. The next is higher. I returned Rod’home, surprised, but he understood.


I spend the afternoon at the library where I do a small nap. Marielle, whom I met yesterday was quite pleased to have the opportunity to speak French. She explains the operation of the library and all the incentive program to read that they implement for children during the holidays. What energy !


16pm.Joining Rod, he thinks it better, the clouds are high enough. He had the opportunity to go to the airport where he met a pilot who was returning from the northwest and the passes are clear, fair and clean. I prepare myself and go again. Sun face. The light is not good, especially since the fog hides the distant bluish in color.

But the wind is favorable, and push me. The landscape is incredibly fast. The solitude of the landscape where only the road at the bottom connects me to the civilized world, I suggest that the mammoths were once like those green valleys.


I always rises to reach the second pass. 8.500ft. That rock. But rounding the rock giant, which is reminiscent of the wheels left the ground. We would like to stroke them. The cold is intense even if the glaciers do the shreds of what they were. Heated clothing help support, to fight against sleep. Head ache starts. Three days I will understand that air is part of the helmet at the forehead and gives me a sinus infection.


The clouds swell, they make me fear a storm. I can’t escape a shower. I decided to stop at the first track even if not later. That Toad River. A plane is already in the end, it’s a good sign. But it is gravel, crushed stone of more or less roughly, the beginning of the nightmare for the propeller, Charlie will suffer from now. The descent is fast and the approach should make me zigzagging between massive close but staggered, I choose the PTS, major S downhill to lose altitude without losing ground. It was a long time that I did not. During my final, I see a truck stop, I’m facing, but I am well on the track that seems all the more closely it is next to the wide road !


I try to first find the studs docking. That of the rock with a few flowers. But then two blocks and a large gear wheel abandoned. Many people, by car or quads, very present here, come to the information. And they leave quickly once their curiosity satisfied. The pilot arrived to go a little evening flight. He helps me to lower my wing but do not want to lend me his cangas to get gas on the other side of the road. At the pump, they do not. How ? I see two motorcycle riders who have cans attached to their trailer. And they help me out nicely. At the gas station-restaurant-hotel-drink memories, I feel close to people who stop there. This is the Alaska Highway that connects them. It is a myth that trade. If we are here at the same time with other tourists, is that shares at least the same value, that of a passion. Everyone takes the time to share with those who came before and those who arrive just in time to fuel the break and sometimes a little more. Someone French speaking helps me and disappears. I do my back and forth with the cans and we separate. Dawson also go up, they come from Regina Sk But they drive for hours, until nightfall. And days are late here with the midnight sun near ! We’ll not find ourselves certainly.


The time difference between 9am and satellite phone that refuses to reach France, I’m glad to find the wifi here, I can not believe my eyes ! Happiness, I can tell my family I came tonight and tomorrow before I left, the weather and my destination, every day.


Toad River, a village of 75 inhabitants. A school with two teachers, 25 students including some from 50km. All means of transport are used : on foot, by car, horseback, snowmobile, and even by plane.


Commentaires

Statistiques

Dernière mise à jour

mardi 28 mai 2013

Publication

170 Articles
Aucun album photo
Aucune brève
Aucun site
5 Auteurs

Visites

0 aujourd'hui
0 hier
195009 depuis le début
2084 visiteurs actuellement connectés