Etape 23 - Braeburn Yt

dimanche 14 août 2011
par  Céline
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  • Etape 23 –le 6 aout 2011- Braeburn Yt Whitehorse Yt – 3 atterrissages, 135km ; 1h42 de vol, moy 80

Il a beaucoup plu durant la nuit et dans la matinée. Le temps s’améliore un peu en début d’après-midi, je décide de partir pour Whitehorse. Ce n’est pas loin, mais je serai dans une ville qui devrait me permettre de solutionner mon problème de vêtements chauffants avec le concessionnaire Yamaha qui est revendeur Gerbings, et je voudrais faire un peu d’entretien sur Charlie. Préparation. Les cumulus sont bien présents. Peu après mon départ, j’essuie une averse de grêle dès le passage du col. Orage ? Après le lac Laberge m’apparait avec une belle lumière. Autour les monts les plus élevés sont recouverts de la neige de la nuit. Le décor est magnifique mais je ne me contente pas de la contemplation, les conditions sont sévères.


Steve m’avait indiqué une piste privée où j’étais attendue. Mais je ne la trouve pas, j’ai beau zigzaguer, tourner, rien à faire. Par contre j’en trouve une autre. Je me pose, mais personne ne vient. Au bout d’une demi-heure je décide de repartir, de tenter un atterrissage à Whitehorse International Airport. Je tente les contacts radio mais je n’ai pas de réponse de la tour. Je fais demi tour pour la piste de Cousins, la piste en grossière gravel dont m’a prévenu Rode de Fort Nelson. C’est bien parce que je veux me rapprocher au plus près de la ville. Deuxième atterrissage. La piste est vraiment pire que je ne l’imaginais ! et personne, pas un avion, pas un bâtiment, rien, une serrure sur la barrière d’accès. Mais qu’est-ce que je fais là ? un moment de doute. Je me ressaisis, je dois me tirer de cette galère seule. Je suis bien outillée quand même. Repartir en arrière pour où ? aller en avant ? Rode m’avait conseillé Carcross mais c’est à 125km, ça ne m’avance pas. Je décide de retenter Whitehorse, il me restera la solution de la piste privée que j’avais repérée à l’aller, plus au sud de la ville.

Je sors tout mon matériel, le supplément de vol où je vais trouver le numéro de téléphone de la tour, le téléphone satellite, etc. et ça marche ! la tour accepte que j’arrive dans les conditions de vol que je leur propose en suivant la HW, à 4700ft sol pour laisser l’accès aux gros avions. Je repars, je prends les contacts radio nécessaires, j’essaie de tout comprendre, je fais quand même répéter un peu, histoire d’être sûre. Le contrôleur prend temps et patience. Et me voilà sur la 13R.


Vous n’aurez pas de photo pour vous le prouver, j’étais concentrée sur la réussite de l’opération ! je me perds un peu pour retrouver l’accès à la tour ! Mais je vois le véhicule de la sécurité qui m’attend là où je dois me rendre. Les attaches sont parfaites, de bonne dimension pour Charlie. Je suis un peu inquiète car c’est juste devant un biturbo, mais il n’a pas volé depuis plusieurs mois. Nous avons Charlie et moi un peu de visites malgré l’heure tardive de ce samedi. Les messieurs de la sécurité se sont donné le mot et profitent d’un temps d’attente d’un vol régulier pour venir voir. Quelle gentillesse, ils ont tous. On m’aide à poser la voile, on me demande si j’ai besoin de quelque chose, on m’indique tout ce qui est important, etc.


La dernière visite sera celle de Len. Len est pilote de Chinook et il m’attendait depuis que Wolf, rencontré la veille à Braeburn lui avait part de cette rencontre. Quand il m’avait vu dans le ciel du Lac Laberge, il avait sauté sur sa radio et dans sa voiture pour essayer de me retrouver. Il espérait bien que je voie sa piste privée et que je m’y pose ! Mais il n’en a rien été. Il est allé à Cousins mais j’étais déjà repartie, et enfin de course, il est revenu à Whitehorse et a vu Charlie au parking de la tour.


Il me fait part de sa recherche, m’invite à reprendre l’air pour chez lui. Mais je viens de descendre l’aile, toutes les protections sont installées sur Charlie, alors c’est non. Demain peut-être, d’autant que les messieurs de la sécurité m’ont indiqué un certain nombre de personnes qui pourraient m’aider demain dimanche ou plutôt lundi , car ici, ce n’est pas comme ailleurs au Canada, le dimanche presque tout est fermé. En attendant, je dois trouver un gite. Len me propose une caravane auprès de sa maison à 15 miles d’ici. J’opte d’abord pour l’hôtel le plus proche pour avoir un accès à mes affaires plus facile. Finalement, Len m’accompagne à la réception des deux hôtels les plus proches, ils sont tous saturés pour plusieurs jours. C’est décidé, je vais chez Len, il me propose de faire tous les trajets dont j’aurai besoin, il a le temps, il est retraité. Il dit les choses, il prévient, il explique.

Découverte de la piste et du Chinook. Si les conditions sont suffisamment bonnes pour voler demain, je reviendrai en vol avec Charlie, j’aurai tout à portée de main sans avoir à faire les allers et retours en voiture. Len peut m’aider pour faire la vidange.


Dimanche matin, on fait un essai, mais le vent se lève dans l’intervalle, j’y renonce. Len en profite pour me faire découvrir la ville : le bateau à vapeur comme à Dawson, le Yukon ayant été longtemps le seul moyen de locomotion. On réessaie le soir et c’est assez correct.

  • Step 23-August 6, 2011 - Braeburn Whitehorse Yt Yt - three landings, 135km ; 1:42 flight, Avg 80

It rained a lot overnight and in the morning. The weather improved slightly in early afternoon, I decided to go to Whitehorse. It’s not far, but I will be in a city that should allow me to solve my problem of heated clothes with the Yamaha dealer is reseller Gerbing, and I want to do some maintenance on Charlie. Preparation. Cumulus clouds are present. Shortly after my departure, I wipe a hailstorm at the pass.


Thunderstorm ? After Lake Laberge appears to me with a beautiful light. Around the highest mountains are covered with snow overnight. The decor is beautiful but I do not merely contemplation, the conditions are severe.

Steve had told me a private airstrip where I expected. But I do not find it, I’m swerving, turning, nothing to do. But I find another. I land, nobody comes. After half an hour I decide to leave, to attempt a landing at Whitehorse International Airport. I try radio contact but. I have no answer to the tower. I turn back to the track of Cousins, the hard gravel runway which warned me Rode to Fort Nelson. It is because I want to bring closer to the city. Second landing. The track is really worse than I imagined ! and no one, not a plane, not a building, nothing, a lock on the access gate. But what am I doing here ? A moment of doubt. I pulled myself together, I have to get me out of this mess alone. I am well equipped though. Go back to where ? go forward ? Rod advised me Carcross but to 125km, not the solution. I decide to retry Whitehorse, I will remain the solution of the private airstrip that I spotted on the way on, to the south of the city.


I leave all my equipment, the CFS where I will find the telephone number of the tower, satellite phone, etc.. and it works ! the tower accept, I propose the following HW at 4700ft ground to allow access to larger aircraft. I leave, I take the contacts necessary radio, I try to understand everything, I still call to repeat of being safe. The controller takes time and patience. And here I am on the 13R. You don’t have a photo to prove it, I was focused on the success of the operation ! I get lost a bit on the runway to regain access to the tower ! But I see the vehicle security ahead of me where I have to go. Ties are perfect, good size for Charlie. I am a little worried because it’s right in front of a twin-turbo, but it did not fly for several months. We have Charlie and me a few visits despite the late hour this Saturday. The gentlemen of the Security has given the word and enjoy a waiting time of a scheduled flight to come and see. What kind, they all have. They help me to move down the wing, they asked if I needed anything, they tell me everything that is important, and so on.

The last visit is that of Len. Len is Chinook pilot and was waiting for me since Wolf, met the previous day at Braeburn from this meeting. When he saw me in the sky of Lake Laberge, he jumped in his car with his radio to try to find me. He hoped that I see his private runway and he calls me ! But it did not happen. He went to Cousins, but I was already gone, and finally, he returned to Whitehorse and saw Charlie in the plane parking of the tower.


I am part of his research, invited me to return the air to his home. But I come down the wing, all guards are installed on Charlie, so it’s not. Maybe tomorrow, especially as the security gentlemen told me a number of people who could help me tomorrow or Sunday. Instead of Monday, because here it’s not like the rest of Canada on Sunday. Almost everystore is closed. In the meantime, I have to find somewhere to stay. Len offered me a trailer near his home 15 miles away. I opt first for the nearest hotel to have access to my stuff easier. Len finally come with me within two lobbies hotels, they are all saturated for several days. I decided to go with Len, he proposes to make all trips I will need, he has time, he is retired. He says things, he warns, he explains.Easy !


Discovery of the strip and the Chinook. If conditions are good enough to fly tomorrow, I’ll be back in flight with Charlie, I will have anything on hand without having to make round trips by car. Len can help me to change oil.


Commentaires

mardi 14 février 2012 à 09h05

31 août 2011, par Sylviane Chamu
bonjour Odile, je vois que tu es à Marathon ! J’espère que tu as eu bon vol ! J’attends impatiemment de lire les récits ! Bisous à tout le monde là-bas et à Céline ici !

mardi 14 février 2012 à 09h05

21 août 2011, par Sylviane Chamu
Nous sommes dimanche soir ici et j’espère que tu as trouvé de bonnes conditions d’hébergement, pu faire la vidange et récupéré pour la suite. Grosses bises Odile ! A bientôt ! Quelle est la date de ton retour à Roissy ? ( je sais tu as autre chose à penser mais tu as certainement déjà ton billet ) Bonjour à tous ceux qui t’aident là-bas

mardi 14 février 2012 à 09h05

15 août 2011, par odile
c’est fait Patrice, grâce à Len qui a sorti le fer à souder et l’époxy ! la veste est réparée, c’est le point central de la distribution du courant. je verrai après pour la garantie, quand je serai de retour en Ontario, car ces vetements sont garantis à vie ! ce sera une expérience de plus de voir comment les garanties sont gérées ici. en tout cas, c’est un vrai bonheur car j’ai bien vu la différence, maintenant je peux à nouveau voler plus de deux sans m’endormir à cause du froid, sans devoir me poser (sur une piste de gravel) pour me réchauffer. Charlie me remercie pour son hélice, c’est celà, faire équipe à deux ! donc maintenant tout refonctionne ensemble, semelles, pantalon, veste et gants.

mardi 14 février 2012 à 09h04

15 août 2011, par Jeannez Patrice
J’espère que tu vas pouvoir réparer tes habits. Ce serait dommage de ne plus pouvoir en profiter
Patrice

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mardi 28 mai 2013

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