Etape 25 - Whitehorse (private) Yt

vendredi 19 août 2011
par  Céline
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  • Etape 25 – Len’s Airstrip de Whitehorse à Watson Lake – le 9 aout 2011 – 428 km – 4h02- moy : 106

Il ne fait pas si beau que cela ce matin. Je ne me presse pas. Mais les prévisions sont plutôt bonnes pour là où je vais, alors qu’elles sont mauvaises pour Whitehorse et à l’ouest. D’ailleurs un vent d’ouest est prévu, il y a longtemps que je n’ai pas vu cela. Je prends donc l’opportunité d’avoir du vent arrière pour cette longue étape de montagne. Ainsi, il est probable que je devance le mauvais temps d’une journée.


Avec Len, tout est facile. Il m’aide à préparer Charlie dans le calme et la rigueur. Ziva, la chienne Rottweiler, m’accompagne partout, toute joyeuse et joueuse.

Départ à 11h30. Le plafond est haut mais il fait sombre. On m’attend à la tour de Whitehorse, Len a pris la peine de téléphoner avant que je parte, pour les prévenir. Je prends donc contact facilement, on s’entend sur mon altitude et mon cheminement. Vérifications régulières, dernier point et merci messieurs, je change de fréquence. Whitehorse était une zone contrôlée, c’est-à-dire que je ne peux pas traverser sans avoir l’autorisation, sauf à monter à une certaine altitude(5400ft ici) au-dessus des installations, ce que j’avais fait à l’aller. Et bien je dois dire que dans beaucoup de zones de contrôle (donc moins strictes puisque je dois seulement avertir) les choses sont beaucoup plus difficiles pour ne pas dire ardues. Je garde quelques mauvais souvenirs… mais je m’étais certainement mal exprimée.


Je suis la même route qu’à l’aller, c’est dommage. Mais passer par Carcross me rallongerait et je crains de ne pas avoir suffisamment d’essence au cas où le vent ne serait pas aussi important qu’annoncé. Je suis sure d’avoir 5h de vol dans le réservoir et une demi-heure de réserve mais je ne compte jamais avec pour préparer ma route. Elle ne doit servir qu’au cas où je devrai changer ma route pour une raison quelconque.


Le vent de sud prévu au début me retient . Je vole à environ 85km/h au lieu des 100 habituels. Mais ça ne dure qu’une heure environ. Ensuite, je prends un bon vent arrière qui me fait rattraper le temps perdu et même, me permet une bonne moyenne sur l’ensemble du voyage.

Pendant ce temps, la lumière s’éclaircit, le plafond disparait et je trouve même une zone de cumulus bien établis. Mais ils restent suffisamment légers, turbulents certes, mais sans base noire, sans risque de pluie et encore moins d’orage. Il fait froid et j’apprécie la réparation de Len à ma veste. Je peux me réchauffer sans devoir interrompre mon vol à Teslin où je sais la piste redoutable pour l’hélice ! D’autant qu’à la vitesse où je vais, maintenant, je suis sûre de ne pas avoir besoin d’essence avant Watson Lake. Alors encore merci Len pour cette réparation rapide, efficace et au moindre coût.


Je découvre les paysages de l’aller en sens inverse, et ils ne sont pas du tout les mêmes. Si je reconnais les détails de la route, les angles, les rivières, je découvre un panorama qui était obscurci par les pluies intermittentes, et même un orage que la High Way contournait. Le sens montant est magnifique. Et je me fais la même réflexion qu’en quittant Fort Mac Pherson, quand on monte vers un relief on en est beaucoup plus près qu’en le descendant, donc il apparait de manière très différente.

La montagne reste un endroit privilégié de beauté hostile et redoutable. Elle est comme la mer enjôleuse et terrible. C’est elle qui décide avec les éléments. Je me régale de ce qu’elle m’offre tout en restant prudente, réservée, respectueuse. Et cette fois encore, elle m’offre un panorama merveilleux de ses atours. Les anciens glaciers m’accompagnent longuement avant de retrouver la grande plaine élevée qui mène à Watson Lake. Elle est bordée de montagnes éloignées où la neige des glaciers est encore bien présente contrairement à ceux que je viens de franchir. Je suis tentée de prendre ce chemin demain pour repartir, rester en montagne, ne pas la quitter. Si je prends cette décision, c’est à partir de Watson Lake que je devrai bifurquer. 2 a 3000 km de plus en montagne... j’ai commencé à me renseigner, à calculer les étapes possibles, à inscrire les points d’essence existants. Ce qui me retient le plus, pour le moment c’est que presque toutes les pistes sont en gravel, sauf Prince George, ce qui réduit mes chances d’arriver ou augmente celles de devoir abandonner Charlie pour respecter les dates de retour en France. Je sais que les délais pour en recevoir une de France, sont de douze jours, plus transport deux jours en express.


En arrivant à Watson Lake, personne ne me répond à la tour. Zone de contrôle, je prends la décision d’atterrir quand même. Déjà à l’aller, j’avais dû faire ainsi mais on m’avait fait remarquer… là, un hélicoptère entre en relation avec la tour, j’entends les échanges, donc je suis sûre qu’il ya quelqu’un et que j’ai été entendue. D’ailleurs l’hélicoptère a parlé de l’ultra-light ! Quand je suis posée, je me dirige vers la pompe à essence, l’hélico aussi. Je lui laisse une grande priorité éloignée ! jusqu’à ce qu’il ait arrêté son rotors. Je m’approche tout doucement pour faire le plein aussi, à l’autre pompe. On échange, leur mission est de surveiller le pipe line. Aujourd’hui, plusieurs archéologues sont en place arrière. Les pilotes s’amusent de voir ce petit moustique de Charlie, de savoir le nombre d’heures passées à rejoindre Inuvik… ils m’aident à repartir avant eux, c’est préférable, ils me recherchent le meilleur endroit sans points d’attache avec l’agent d’information de vol de la tour, Chester.

Quand je suis prête, Charlie bien attaché mais pas fixé au sol faute de points d’accrochage, je me rends à la station météo et d’information de vol. Chester commence par s’excuser de ne pas m’avoir entendue, je comprends que son matériel n’est pas excellent. J’en fais autant à propos de mon anglais. Chester est un homme très accueillant qui essaie de me rendre service. Il est pilote de parapente et est très impressionné par ce que je viens de faire. Il prend soin de moi et de Charlie, s’engageant si le vent devenait violent à m’en avertir. Mais il me tire tous les bulletins météo dont il dispose, pour s’assurer qu’aucune pluie n’est prévue, qu’aucun coup de vent ne saurait arriver cette nuit. Et c’est lui qui me recommande un emplacement pour la nuit.

A la question de sa connaissance de la route vers Prince George par la route de Dease Lake, il me donne tous les éléments dont il a connaissance, 750 km, larges vallées ouvertes, route en gravel peu large (Charlie mesure dix mètres d’envergure) car peu fréquentée, notamment dans certains corridors, pistes en gravel, essence incertaine y compris de voiture au-delà des 200 premiers km, altitudes importantes comme j’avais pu le constater sur la carte.


Alors à demain matin Chester, je vais réfléchir d’ici là !

  • Step 25 - Len’s Airstrip from Whitehorse to Watson Lake - 9 August 2011 - 428 km - 4:02-Avg : 106

It is not so beautiful this morning. I do not rush. But the forecast is pretty good for where I go, when they are bad for Whitehorse and west. Besides a west wind is planned long ago that I have not seen that. So I took the opportunity to have tailwind for the long mountain stage. Thus, I am ahead of the bad weather one day.

With Len, everything is easy. He helps me prepare for Charlie in a calm and discipline. Ziva, the Rottweiler dog, accompanies me everywhere, joyous and playful.

Departure at 11:30. The ceiling is high but it is dark. I am expected to tower Whitehorse Airport, Len took the time to call before I left, to prevent them. I therefore easily contact, they agree on my height and my route. Regular reports, and thank you Sir, last point, I change the frequency. Whitehorse was a controlled area that is to say that I can not cross without clearance, except to go up to a certain altitude (here 5400ft) above facilities, what I had done to go. Well I must say that in many areas of control (and therefore less stringent, since I only tell) things are much more difficult. I keep some bad memories ... but I was certainly misspoke.

I follow the same route as on the way, unfortunately. But I lengthen through Carcross and I fear not having enough fuel in case the wind would not be as important announced. I’m sure to have 5 hours of flight in the tank and a half-hour reserve but I never count my way to prepare with. It should be used only if I have to change my route for any reason. The south headwind set me slow at the beginning. I fly at about 85km / h instead of the usual 100. But it only lasts about an hour. Then I take a good tail wind that makes me catch up and even allows me a good average on the whole trip.


Meanwhile, the light brighter, the ceiling disappears and I find even a well-established area of cumulus. They are light enough, turbulent indeed, but without black base, no rain and even less of a storm. It’s cold and I appreciate Len repair to my jacket. I can warm up without having to interrupt my flight to Teslin, where I know the runway dangerous for Charlie’s propeller ! At the speed I go, now I’m sure I do not need gasoline before Watson Lake. So thank you again for this repair Len quickly, efficiently and at lower cost.

I discover the landscapes of the move in the opposite direction, and they are not all the same. If I understand the details of the road, the angles, the rivers, I discover a panorama that was obscured by intermittent rain, and even a storm bypassed the High Way. The uplink is beautiful. And I do the same thinking that leaving Fort McPherson, when one flyes to a relief it is much closer than the descendant, so it appears in very different ways.

The mountain is a privileged place of beauty hostile and fearful. It is like the sea coaxing and terrible. It decides with the elements. I enjoy what it offers me while remaining cautious, reserved and respectful. And once again, it gives me a wonderful panorama of its attire. The ancient glaciers with me at length before returning to the great elevated plain to Watson Lake. It is bordered by distant mountains where the snow of the glaciers is still present in contrast to those I have to cross. I am tempted to take this path to go back tomorrow, stay in the mountains, not to leave. If I take this decision, it is from Watson Lake I have to fork.


2 to 3000 km over the mountains ... I started to learn, to calculate the possible steps to register the existing points of gasoline. What keeps me the most at the moment is that almost all the tracks are gravel, except Prince George, which reduces my chance of getting back to France. I know the time to receive one propeller from France, are the twelve days, more than two days in express transport, and so on. Arriving in Watson Lake, no one replied to the tower. Control area, I take the decision to land anyway. Already on the way, I had to do so but I had observed ... there, a helicopter comes into contact with the tower, I intend to trade, so I’m sure there’s someone and I was heard.

Besides the helicopter spoke of the ultra-light ! When I landed, I head for the fuel pump, the helicopter too. I leave him a distant priority ! until the pilot stopped his rotors. I walk slowly to fill up too, to the other pump. Are exchanged, their mission is to survey the pipe line. Today, many archaeologists are back in place. Pilots fun to see this little mosquito Charlie, know the number of hours to reach Inuvik ... they help me to leave before them, it is preferable, they’ll seek the best place without tiedown with the flight information agent of the tower, Chester.

When I’m ready, Charlie securely attached but not fixed to the floor, I go to the weather station and flight information. Chester began by apologizing for not hearing me, I understand that his material isn’t excellent. I do the same about my English. Chester is a very friendly man who is trying to help me. He is paraglider pilot and is very impressed with what I have done. He takes care of Charlie. He takes me all the weather reports, to ensure that no rain is expected, no gale can not happen tonight. And he recommended me a site for the night.

Asked his knowledge of the route to Prince George by road from Dease Lake, it gives me everything he knows, 750 km, wide open valleys, very small gravel road (Charlie is ten meters wide ) because little traffic, particularly in certain corridors, gravel tracks, including uncertain gasoline car beyond the first 200 km, altitudes important as I have seen on the map.

See you tommrow Chester, I think by then !


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mardi 28 mai 2013

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