Etape 29 – Grande Prairie (private) Ab

mardi 23 août 2011
par  Céline
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  • Etape 29 – le 17 août 2011- de Grande Prairie (Bacon’s strip) Ab à Westlock Ab via Whitecourt Ab – 401km en 3h20 moy : 120

Je suis hébergée depuis samedi par Lorne et Norma. Le vent trop fort est présent mais ce qui me retient, c’est la fatigue. Les réveils à 5 ou 6h, le dérèglement du corps avec ce que je lui fais subir, boisson et alimentation après le vol, m’amènent à ressentir une fatigue. J’ai besoin de repos, de dormir tout mon saoul, de boire et manger régulièrement, de faire la sieste. Et c’est bien tout cela que Lorne et Norma m’assurent. Mais ce n’est pas tout car Dennis se charge de me faire découvrir l’entourage.


Après ces quatre journées très appréciées, je commence à ressentir le besoin de voler. Demain mercredi, si le vent le permet, et surtout l’absence de rafales à 35kt, je continuerai mon chemin.

Lever 6h, les prévisions ne sont pas vraiment bonnes mais acceptables si je pars tôt. Nous nous retrouvons tous à la piste de Monsieur et Madame Bacon, ils nous y rejoignent, ainsi que Arnie, le constructeur. Les préparatifs de Charlie sont faits dans une ambiance bonne enfant mais avec le calme nécessaire à la concentration, chacun étant pilote, il n’est pas difficile d’imaginer le respect qui accompagne ce bon moment. Je surveille les nuages, je les trouve bien noirs et bien avancés par rapport aux prévisions. Mais je vais à l’est donc je devrai les devancer.

Quand je suis prête, il est presque 9h. Nous nous promettons de nous revoir, de nous écrire, de rester en contact. Puis nous nous séparons. Maintenant que j’ai la météo sur mon gps (depuis Fort St John), je peux suivre la progression des nuages. Et j’ai l’impression d’aller en plein dedans ! je devrais prendre une autre route, mais je ne l’ai pas prévu, ma carte n’est pas pliée pour me permettre de passer plus au nord. Première erreur. La deuxième va suivre une demi-heure plus tard alors que la pluie commence à tomber. Je pourrai m’arrêter sur une piste que je survole et comme la pluie parait très locale, que le vent me pousse gentiment mais rapidement et que la direction où je vais est manifestement au soleil, je continue.


Quand la pluie est vraiment partout, j’ai bien avancé mais là, je pense qu’il est temps de ne pas accélérer les problèmes. Je vole haut mais au risque de ne pas être vue assez tôt par un autre avion, la pluie est légère, mais j’ai l’impression que le nuage me rattrape et que les 150km qu’il me reste vont être trop longs. Je prends la décision de m’arrêter à Whitecourt bien que ce soit une zone de contrôle. Je ne le regrette pas. Une expérience de plus. L’agent d’information de vol est patient et fait son possible pour que les échanges soient clairs. Quand je suis posée, il m’envoie même deux personnes, dont une qui parle français pour m’aider à rechercher les fixations au sol. Moment sympa. Ils m’aident aussi pour poser la voile car à ce moment-là, je ne pense même pas que le ciel peut s’éclaircir à nouveau.

Je prépare donc Charlie pour une nuit ou peut-être plus sous la pluie et l’orage. Et je me rends au terminal. Echanges cordiaux avec l’agent d’information de vol. A la relève, son collègue, un spécialiste, regarde la météo sur mon chemin, me montre un certain nombre de choses auxquelles nous n’avons pas accès habituellement, et je décide de partir.

Remontage de Charlie et des bagages. Une pilote d’hélicoptère vient me voir, adorable, nous papotons pendant que je finis ma prévol, elle est curieuse d’un tel voyage, de ce qui peut arriver, elle voudrait que j’écrive un livre pour pouvoir lire ces aventures, elle voudrait t m’inviter à prendre le café. Mais je n’ai qu’une heure et demi devant moi avant que les rafales à 25kt n’arrivent, et 150 km à parcourir. Alors, je regrette, mais je pars quand même.

A nouveau la pluie, même si le spécialiste ne l’avait pas prévue. Légère, mais elle est là, bien réelle sur près de la moitié du parcours. Les forêts rétrécissent et je peux aller au plus court.

Je survole des rivières lascives où les méandres sont parfaitement ronds, imbriqués les uns dans les autres, mais la pluie ne me permet pas de faire de photos. J’ai mis mon appareil au sec sous le petit sac que m’avait confectionné Diane il y a deux ans à Marathon. Il est toujours aussi parfait.

Atterrissage sur l’aéroport de Westlock. Je le reconnais, je l’avais survolé sans l’y arrêter il y a deux ans, sur la très longue étape Slave Lake, Cooking Lake, Drumheller. J’étais nord-sud, aujourd’hui, je suis ouest-est. La rose des vents sur le parking m’en fait être certaine. Je ne trouve pas de plots. Je commence à m’installer sur le gazon. Arrive un monsieur qui me propose d’aller plus loin, devant son hangar où un filin est tendu. C’est une excellente solution. La pluie se met à tomber drue. Je gagne l’espace indiqué, je prépare Charlie pour une nuit mouvementée. Le monsieur revient en me disant qu’il a fait le café. C’est Dan, un réparateur Rotax, constructeur, mécanicien, instructeur. Son hangar regorge d’appareils en morceaux, en cours de réparations ou de remontage.

  • Step 29 - August 17, 2011 - Grande Prairie (Bacon’s strip) in Westlock Ab Ab Ab via Whitecourt - 401km in 3:20 avg : 120

I hosted last Saturday by Lorne and Norma. The wind was too strong but this is what keeps me is i’m tired. Waking up at 5 or 6 o’clock, no drink and no food before the flight, lead me to feel fatigue. I need to rest, to sleep my fill, eating and drinking regularly, take a nap. And that’s all taht assure me Lorne and Norma. But that’s not all. Dennis is responsible for me to discover the surroundings.


After four days very much appreciated, I begin to feel the need to fly. Tomorrow Wednesday, if the wind allows, and especially the absence of gusting to 35kt, I will continue my trip.

Sunrise 6 am, the forecasts are not very good but acceptable if I leave early. We meet all the track of Mr and Mrs Bacon, they join us, and Arnie, the constructor. Charlie’s preparations are being a good-natured atmosphere, but with the calm necessary for the concentration. Each is a pilot, they know the respect that accompanies this the right time. I watch the clouds, I find them very black and well advanced in relation to forecasts. But I go to is I have to anticipate them.

When I’m ready, it is almost 9am. We promise to meet again, writing to us, stay in touch. Then we split up.

Now that I have weather on my GPS (from Fort St John), I can track the progress of the clouds. And I feel like going right into it ! I should take another route, but I have not planned. My map is not good to allow me to move further north. First mistake. The second will follow half an hour later when the rain begins to fall on south. I can stop on a track and I flew like rain seems very local, as the wind pushes me gently but rapidly and the direction in which I was clearly in the sun, I continue. When the rain is really everywhere, but I made good progress, I think it’s time not to accelerate the problems. I’m flying high but may not be seen soon enough by another aircraft, the rain is light, but I feel that the cloud caught up with me and that I still have 150km will be too long. I decide to stop at Whitecourt although it is a control area.


I do not regret it. Experience more. The agent flight information is patient and makes every effort to be clear that trade. When I asked, he sends me the same two people, one who speaks French to help me find the fixings to the floor. Nice moment. They also help me to put the veil because at that time, I do not even think that the sky may become bright again.

Charlie then I prepare for a night or maybe more in the rain and storm. And I go to the terminal. Cordial exchanges with the agent flight information. A succession, his colleague, a specialist, look at the weather on my way, show me a number of things we usually do not have access, and I decided to leave.

Reassembling Charlie and luggage. A helicopter pilot comes to see me, adorable, we papotons while I finished my pre-flight, it is curious for such a trip, what can happen, she would like to write a book to read these adventures, she tm’inviter wants to have coffee. But I have an hour and a half in front of me before the 25 kt gusting to arrive, and 150 km to go. So I’m sorry, but I go anyway.

Again the rain, even if the specialist had not expected. Slight, but it is there, real close to half of the course. Forests are shrinking, and I can go shorter.

I fly over the river meandering lascivious which are perfectly round, nested within each other, but the rain does not allow me to make photos. I put my camera dry in the bag that Diane had crafted two years ago in Marathon. It is always so perfect.

Landing at Airport Westlock. I admit, I had flown there without stopping two years ago, on the very long stage Slave Lake, Cooking Lake, Drumheller. I was a north-south today, I’m from west to east. The compass rose on the car makes me certain.

I can not find studs. I’m beginning to settle on the grass. Comes a gentleman who offered me to go further in front of his hangar where a rope is stretched. This is an excellent solution. The rain begins to fall heavily. I win the space provided, I prepare for an eventful night Charlie. The man returned and told me he made coffee. Dan is a Rotax repairman, builder, mechanic, instructor. His shed full of equipment into pieces during repairs or assembly.


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