2ème semaine

lundi 29 juin 2009
par  Céline
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J’attends l’obtention du permis Canadien et finis ma préparation technique.



  • Vendredi 26 juin.

Nuit d’orage, le sol et le bâtiment ont tremblé sous les coups de tonnerre. Comme chaque matin, je me réveille spontanément entre 5 et 6 heures. Je bachotte encore un peu, le livre que m’a prêté Bernard. Il est très intéressant, je ne l’aurai pas fini ce matin, mais je continuerai ensuite. J’emporte mon Spot pour le tester.

Nous partons deux heures avant car le passage du pont à Montréal demande parfois une demi-heure. Les locaux de Transport Canada sont à l’aéroport Trudeau (Dorval c’est pareil). De beaux bâtiments récents, hyper contrôlés. Avant d’entrer dans la salle d’examen, on est accueilli individuellement, le point sur les pièces obligatoires est fait puis on vous demande de sortir ce que vous avez besoin de votre sac, on rejette quelques articles tel le stylo, la calculatrice avec couvercle, etc et on vous prête en remplacement tout ce qui est nécessaire pour l’épreuve. Tout est expliqué avant d’y aller, on vous fourni tout un dossier et le temps est pris pour en donner une explication complète. Puis on vous demande si vous voulez commencer tout de suite ou attendre l’heure fixée. La salle d’examen est claire, insonorisée, et avec fenêtres sans tain, ce qui vous isole complètement du monde alors que vous êtes vus de l’extérieur. Là, on vous conduit à la table qui vous a été attribuée et sur laquelle l’ordinateur qui trône vous attend en personne puisqu’il vous accueille avec votre nom sur l’écran. Ainsi, les personnes qui sont dans la salle peuvent passer des examens différents, à des heures différentes. Ce jour-là nous sommes trois. La clim est bien réglée, le silence invite à la concentration. Le départ est donné quand vous appuyez sur le bouton d’acceptation des clauses ! et c’est parti, le compte à rebours commence à s’afficher, mais s’il vous stresse, il est possible de le cacher. 180mn sont prévues. Les questions s’affichent une à une, le principe est simple, vous choisissez une réponse, si vous hésitez vous pouvez y revenir plus tard, les réponses qui n’ont pas été enregistrées apparaissent dans un tableau pour les saisir rapidement, et vous pouvez toujours revenir à celle que vous voulez ou à toutes. C’est simple, suffisamment convivial. Quand c’est fini, ou par le chronomètre ou par décision de terminer l’épreuve, vous devez ressortir de la salle, récupérer les affaires qui avaient été stockées à l’entrée de la salle et quitter l’espace silencieusement. Vous remettez les éléments qui vous avait été confiés, et on vous apporte le résultat qui vient de sortir de l’imprimante en direct ! Il comprend même les thèmes où vous n’avez pas donné la bonne réponse. Là aussi, le résultat est exprimé en pourcentage : 88,8%. C’est dans la poche.

Pour l’immatriculation, il ne faut pas rêver, son officialisation sera dans trois mois. Je devrai me contenter d’un document provisoire.

On rentre de Montréal en début d’après-midi. Comme d’habitude, repas en ville. Déclenchement d’orages. J’attaque l’apprivoisement du GPS. Comme j’ai bien fait d’acquérir avant de partir la notice d’un modèle supérieur en langue française ! c’est plus facile. Je pense que je vais m’y faire.

Chaque jour, je vais sur le site et je prends connaissance des différences apportées par Céline et des messages reçus. C’est vraiment extra de pouvoir communiquer ainsi. Je vous remercie tous de me soutenir comme cela et je crois que je vais en avoir encore plus besoin quand le grand départ sera fait.

Voilà pour cette deuxième semaine.


  • Jeudi 25 juin

    Vol en début de matinée car les prévisions météo sont mauvaises pour la suite 3 jours d’orage sont prévus. Je vais toucher la frontière étasunienne au lac Champlain du bout de l’aile. Je ne m’en approche pas trop près car la législation a changé depuis peu. Avant les pilotes venant du Canada avaient le droit de survol sans poser, par exemple pour passer de Montréal au New-Brunswick qui se trouve à l’Est. Maintenant, il faut faire les procédures de passage de frontière avec passeport, plan de vol, atterrissage dans un aérodrome autorisé pour le contrôle. Il faut dire qu’entre les mesures de sureté et le fait que le Canada soit reconnu comme étant le premier pays producteur d’ecstasy au monde, ça ne rassure pas.

Ensuite, je me concentre sur le théorique jusque tard le soir. Le rendez-vous est pris pour 10h. Transport Canada m’appelle même dans la journée pour me le rappeler et faire le point sur mon pedigree.

Finalement, les journées sont courtes. J’ai beaucoup à faire, je n’arrive pas à tout ce que je veux.

  • Mercredi 24 juin, jour férié.

    La météo est forte mais acceptable. Bernard va devoir rattraper les 3 jours de mauvais temps, la saison ne dure que 4 mois ici. Aujourd’hui, il me fixe 4 heures de vol pour que la vidange du moteur ne me freine pas dans mes préparatifs. Il faut dire qu’avec Julie, ils ont fait les papiers la semaine dernière pour que je vole en élève-pilote, c’est-à-dire en solo, la seule obligation réside sur le fait de faire des rapports sur ses vols.

Alors en effet, je vole. Décollage à 7h, je commence par retourner à Bromont pour le petit-déjeuner, à deux machines, mais en raison du jour férié, le restaurant est fermé. Je mesure de plus en plus la différence de vitesse de mon aile.

Des clients de Bernard sont revenus de très loin (4h de route) pour finir la préparation au test d’instructeur. Ici, je me rends compte que beaucoup de personnes ont l’instructorat, certains ont essayé d’en vivre mais complètent avec d’autres jobs (c’est courant ici de compléter malgré des semaines de 40h). Devant mon perpétuel étonnement, ils me demandent comment est la France. Je leur montre des photos, nos tout petits champs très découpés, de toutes les formes possibles, nos petits villages partout, les fermes qui peuvent se trouver ailleurs qu’au plus près de la route… Ici, les villages sont peu reconnaissables car ils ne contiennent souvent que quelques maisons, parfois plusieurs églises.

Je redécolle un peu plus tard avec Martin pour aller à l’ile ronde. Nous revenons par le chemin des écoliers en suivant le fleuve jusqu’à l’embouchure de la rivière Yamaska. C’est superbe, imposant. Je suis contente d’avoir fait découvrir sa région à Martin qui n’avait jamais remonté la rivière ! Quand je vous dis, le local, ce n’est pas réservé aux pilotes français ! Puis je termine par un vol avant le coucher du soleil, c’est superbe, je vois quelques chevreuils et enfin je passe au-dessus des montagnes, suffisamment haut quand même ! Courageuse mais pas téméraire ! C’est surprenant, le relief à l’intérieur du massif et les nombreux petits lacs. Entre parenthèses, il faut savoir que ces massifs sont protégés, dont un classé UNESCO, et que, seuls des chemins de promenade sont aménagés, mais qu’il faut payer pour aller y marcher !

Quand je m’arrête après 5 heures quand, même, les pilotes québécois se déchainent, ils sont 4 ou 5 à faire des vols dans un ciel d’huile jusqu’à la nuit, certains ne sont venus que pour cela. D’ailleurs, ils allument les feux de piste pour aller jusqu’à la nuit noire. Pour nous, le moment d’éclairer la piste c’est déjà tardif mais eux sont équipés de feux puissants, ils en profitent, tournent comme des abeilles. La prochaine fois, je ferai !



  • Mardi 23 juin,

    encore des difficultés administratives, mon assurance demande quatre échanges de courrier avant de prendre ma nouvelle immatriculation en compte, alors que je l’avais choisie parce qu’elle était la seule à s’y être engagée en janvier. Le principal, finalement c’est qu’elle y soit arrivée. Mais que de stress et d’énergie perdue.

    Surprise aussi, en début d’après-midi, suite à un échange téléphonique Bernard m’invite à aller passer l’examen de radio, si je me sens prête ! ok, on y va. Centre d’examen à l’aérodrome de Beloeil. C’est dans une école de multiaxe avec boutique de pièces au-dessus du hangar, une petite salle très agréable. QCM en 25 points, il faut 70% de réussite, j’en obtiens 92, et encore je fais une faute idiote. Le cours de Julie était parfait !

    Bernard en a profité pour aller chercher des fournitures pour ses élèves et pour moi : cartes, GPS. Au passage il relève la boite à lettres, le Spot (c’est le mouchard qui doit permettre que vous suiviez ma route) est là.

    En fin de soirée, le vent est un peu tombé, je vole jusqu’au coucher du soleil. J’essaie mon porte-carte habituel, surprise, la vitesse est tellement plus élevée qu’avec mon GTBi, que je ne peux pas tenir ma carte ouverte, la prise au vent est trop grande. Sans compter que les cartes sont imprimées recto-verso et que le tour se fait de haut en bas et non de droite à gauche comme c’est plus souvent le cas chez nous. Je dois trouver une autre technique.

    Le soir, c’est le début de la fête de la St-Jean, fête provinciale du Québec, je vois les feux d’artifice de St-Hyacinthe du haut du hangar où j’habite. A Québec, c’est la fête de rue avec musique populaire, ici, c’est la campagne mais chacun a des activités prévues notamment de rencontre avec des amis.



  • Lundi 22 juin,

    jour de repos pour Bernard, il me laisse sa voiture. Je fais quelques courses et profites du temps libre pour mettre à jour un certain nombre de choses comme le fonctionnement du téléphone à carte. Sa consommation défile à toute vitesse, que j’appelle ou que je sois appelée, le coût est le même dès que je sors du Québec.

    Julie, la compagne de Bernard me prête son cours de radio. Je prépare l’examen. Je ne suis même pas frustrée de ne pas voler, depuis deux jours le vent est travers piste avec 25 km/h et des rafales à 60 !


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mardi 28 mai 2013

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