Visite de la mine d’or

jeudi 30 juillet 2009
par  Céline
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  • Visite de la mine d’or

Grace à Gilles Major, j’ai la chance et l’honneur de visiter la mine d’or David Bell sur la HW17.

Elle fait partie d’un site de 3 mines dont l’une d’entre elles est fermée. Elles fonctionnent ensemble. Les deux extraient la roche mais une seule la traite pour en extraire l’or grâce à une réaction chimique à base de cyanure. C’est pour cela que d’énormes bassins de décontamination sont installés dans une proximité relative. La montagne très creuse n’est que l’amoncellement de la roche rejetée !


La visite a lieu de nuit du fait que Gilles travaille de jour ces temps-ci, il me pilote après son service. Deux voisins nous accompagnent, c’est aussi leur première descente à la mine. Les horaires de travail de Gilles sont répétitifs et alternatifs : 1ère période : 4 jours et 3 nuits de 10h de 7 à 17h, 5 jours de congés ; 2ème période : 2 jours et 3 nuits de 10h et 4 jours de congés.

Toutes les actions qui suivent notre arrivée sont désormais déterminées, non pas par mesure de lutte contre le vol, mais uniquement par mesure de sécurité. C’est ainsi qu’il n’est pas nécessaire d’avoir une pièce d’identité mais qu’il faut décliner son nom, l’heure d’arrivée, sa signature à chaque nouvelle section de la mine, et qu’à chaque sortie de section, il faut à nouveau indiquer l’heure et signer le registre. En cas d’accident sous terre, le nombre et la qualité des personnes à rechercher est facile à établir.


D’autres instructions sont rappelées à l’égard de tous en matière de précautions vis-à-vis des ours qui sont omniprésents. Bien que l’homme ne fasse pas partie de son régime alimentaire, il peut être dangereux notamment s’il s’agit d’une mère accompagnée de ses oursons. Plus tard, dans la visite, nous verrons plusieurs barrières installées afin d’éviter aux oursons de s’introduire dans les lieux d’accès aux ascenseurs et ceux de circulation des personnels et des engins.


Il faut mentionner qu’à chaque poste de travail, Gilles prend le temps d’établir un contact avec la ou les personnes présentes. Nous rencontrons des personnes tranquilles, sympathiques, respectueuses, voire fières de partager leur monde, et qui prennent le temps d’un échange d’abord technique avec Gilles, avant de prendre intérêt pour notre petit groupe. Fiers et aussi admiratifs.

Montée à la mine… pour mieux descendre :
Habillage obligatoire pour tous : tout l’équipement est prévu pour les visiteurs, il est exactement composé des mêmes éléments que pour le personnel quelque soit sa fonction. Il comprend, une combinaison, une paire de gants, une paire de bottes, un casque, une ceinture où accrocher une pile et la lampe. Si les visiteurs bénéficient d’un petit vestiaire, les mineurs ont comme en France leur « salle des pendus » qu’ils nomment « la dry » soit le séchoir. Il fait déjà chaud, ce n’est pas que l’émotion ! il ne nous manque que la petite mallette où chaque mineur conserve son « lunch » et qu’il emporte au fond de la mine avec lui.


Nous nous dirigeons vers les ascenseurs. Gilles prend le temps de nous montrer le poste de pilotage. 2 ascenseurs pour le minerai, un seul pour les hommes. Ce sont des (jeunes) femmes aux commandes. Toutes ces présentations contribuent à ma mise en confiance…


L’ascenseur des hommes est conduit par un homme chargé de l’ouvrir au bon moment, d’inviter les personnes à entrer, puis il ferme la porte, applique le code signalant où il se trouve et où il se rend. Et c’est le démarrage de l’ascenseur, les oreilles ont besoin de décompresser très souvent.

Départ dans les profondeurs de la terre. Première étape à -1200 pieds (-400m) pour livrer une palette d’huile destinée aux engins. Reprise de la descente à 1100 ft/mn. Arrêt à -3200 ft, niveau 9. Ouverture sur une patte d’oie de galeries, larges, éclairées en orangé, humides et même boueuses à certains endroits.


Gilles nous fait découvrir l’organisation et la vie de la mine : des lieux de stockage pour l’équipement, ceux de réparation ( ce sont les lieux de travail de Gilles), ceux de ravitaillement, de lavage des engins aux postes de travail, etc. Nous voyons des concasseurs multiples, des « trous » divers. Les trous qui permettent au minerai d’être transporté au moindre cout, en le passant au travers d’un filet à grosses mailles qui protège un trou béant , il est seulement repris plus bas. Ceux d’extraction condamnés ou en exploitation ont chacun leurs codes, leur réglementation. Le principe consiste juste à suivre un filon de roche aurifère qui en général se présente sous la forme d’une veine de roche inclinée, de 5m d’épaisseur pour celle-ci. Elle est alors attaquée à différents endroits de haut en bas par des foreuses géantes (le Jumbo) et des engins extraordinaires appelés Scoop tram, extracteurs qui travaillent dans le bas du puits.


Pour ce faire, le conducteur de l’engin l’avance assez près du puits, quitte son engin, s’installe dans un poste de pilotage en retrait de son engin et l’envoie travailler tout seul de manière télécommandée. Il va alors extraire la roche au risque de se retrouver complètement écrasé par un effondrement éventuel d’une partie du puits. Quand son godet est plein, il recule, le conducteur reprend sa place et se rend par les couloirs de mine à un endroit où il déverse la roche sur un des tamis géants. Là, un concasseur réduit les morceaux extraits en petits blocs qui vont suivre un chemin de puits, d’ascenseur et de bennes jusqu’à la mine voisine en vue de l’extraction de l’or.


Nous nous déplaçons dans les couloirs en jeep très sécurisée, avec coup de poings de sécurité, ceinture pour toutes les personnes transportées. La lumière est donnée par les phares et nos lampes individuelles. L’air arrive par d’énormes conduites forcées, il assure la ventilation, l’absence de fumée et de brouillard, ou presque ainsi que la régulation thermique.


Les sols sont de roche plus ou moins boueuse, les montées et les descentes sont abruptes, assurant un ensemble de tuyaux dont les plafonds sont stabilisés par du grillage scellé aux parois grâce à une énorme foreuse de plafond, le bolter.


Le débit de l’air est calibré par galerie, en fonction du nombre et de la qualité des engins et du nombre des personnes qui y travaillent. C’est la raison pour laquelle la mine a dû fermer au moment du grand incendie qui a eu lieu 8 ans plus tôt pour éviter que les couloirs ne soient enfumés par la ventilation contrôlée.


Avant de remonter au niveau 0, nous faisons halte dans un endroit étroit mais très technique où se croisent deux coulées de roche qui vont prendre l’ascenseur. L’opérateur ouvre les trappes à tour de rôle toutes les deux minutes et demi et selon la quantité de pierres produites. C’est un poste stratégique où est régulée la remontée des roches vers la surface en vue de leur traitement ultérieur.

Le retour en voiture se fait dans le silence qui suit les grands moments. A la maison, Gilles nous montre ses pépites !


Visit the gold mine

Major thanks to Gilles, I am lucky and honored to visit the mine or David Bell on the HW17.

It is part of a site for 3 mines which one of them is closed. They work together. Both extract the rock but only one trafficking to extract gold through a chemical reaction based cyanide. That is why huge decontamination basins are installed in a close relative. The mountain is very hollow that pile of rock rejected !

The visit takes place at night because Gilles working days these days, I pilot after his service. Two neighbors with us, it is also their first trip to the mine. The hours of work are repetitive and Gilles alternatifs : 1st period : 4 days and 3 nights of 10 hours of 7 to 17h, 5 days of leave ; 2nd period : 2 days and 3 nights of 10 and 4 days off.

All actions that follow our arrival are now determined, not as a fight against theft, but only for security reasons. Thus, it is not necessary to have an identity but should decline his name, arrival time, his signature to each new section of the mine, and that output of each section, it must again state the time and sign the register. In the event of an accident underground, the number and quality of the people to look for is easy to establish.

Further instructions are repeated in respect of all with regard to precautions against bears, which are ubiquitous. Although the man is not part of his diet, it can be dangerous especially if a mother with her cubs. Later in the visit, we will see several barriers installed to prevent cubs to enter places of access to lifts and movement of personnel and equipment.

It should be noted that at each workstation, Gilles takes time to establish contact with the person present. We meet people quiet, friendly, respectful, even proud to share their world, and who take the time to begin an exchange of technical Gilles, before taking interest in our small group. Pride and admiration.

Climb to the mine ... to get better : Dressing mandatory for all : all equipment is provided for visitors, it is composed of exactly the same elements as staff whatever its function. It includes a combination, a pair of gloves, a pair of boots, a helmet, a belt or hang a battery and lamp. If visitors have a small wardrobe, minors in France as the "hanging room" they call the "dry" is the kiln. It is already hot, it’s not that emotion ! it does lack that little briefcase in which each child keeps his "lunch" and that he wins in the mine with him.

We head to the lifts. Gilles takes the time to show us the cockpit. 2 lifts for the ore, one for men. They are (young) women in charge. All these presentations help to put my trust in ...

The elevator men are led by a man to open at the right time to invite people to enter and then closes the door, apply the code indicating where it is located and where they go. And this is the start of the lift, ears need to decompress very often.

Start in the depths of the earth. First step to -1200 feet (-400m) to deliver a range of oil for the gears. Resumed the descent to 1100 ft / min. Stop -3200 ft, level 9. Opening on feet galleries, large, bright orange, wet and even muddy in some places.

Gilles us discover the organization and the life of the mine site storage for equipment, the repair (the workplaces Gilles), the supply of washing machines to workstations, etc.. We see crushers multiple "holes" variety. The holes that allow the ore to be transported at lower cost, by passing through a large mesh net that protects a gaping hole, it is only listed below. Those convicted or mining operations have their own codes, their rules. The idea is just to follow a vein of gold bearing rock which usually takes the form of a vein of rock tilted 5m thick for it. It is then attacked in different places from top to bottom with giant drills (the Jumbo) and the extraordinary craft called Scoop tram, extractors working in the bottom of the wells.

To do this, the driver of the vehicle close enough to advance the well, left his gear, moved in a cockpit behind his gear and sent to work alone in remote control. It will then extract the rock at the risk of being completely crushed by a possible collapse of part of the wells. When the bucket is full, it moves rearward, the driver takes his place and went through the corridors of mine at a place where he dumped the rock on a giant screen. There, a crusher reduces the tracks out in small blocks that will follow a path of wells, and lift vans to nearby mine for gold.

We are moving in the corridors jeep very secure with punches safety belts for all occupants. The light is given by the headlights and our individual lamps. The air comes in huge penstocks, it provides ventilation, lack of smoke and fog, or almost as well as thermal regulation.

The floors are stone more or less muddy, climbs and descents are steep, providing a set of pipes whose ceilings are stabilized by roasting sealed to the walls with a huge drill ceiling, the bolt.

The air flow rate is calibrated gallery, depending on the number and quality of equipment and number of people who work there. That is why the mine was closed during the great fire which took place 8 years ago so that the corridors are filled with smoke from controlled ventilation.

Before rising to the level 0, we stop in a narrow but very technical which intersect two heats of rock that will take the elevator. The operator opens the doors alternately every two minutes and a half depending on the amount of stone produced. This is a strategic position which is regulated rocks rising to the surface for further processing.

The return drive is in the silence that follows the great moments. At home, Gilles shows its nuggets !


Commentaires

mercredi 18 avril 2012 à 22h47

31 juillet 2009 07:57, par Dominique
Bonjour Odile, L’or, moment de pur extase... Le périple a plutôt l’air de bien se dérouler... Gros bisous

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