Etape 07 - Marathon

dimanche 2 août 2009
par  Céline
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  • Lundi 27 juillet Marathon - Kakabeka Falls - 302 km.

Lever à 5h30 pour bénéficier de l’accompagnement de Gilles à l’aérodrome. Il revient du travail à 5h45 et il doit dormir avant de repartir à la mine pour 18h. Finalement, nous partons aussi avec Julie et Dyane qui m’accompagnent. Prévol (vérification technique de Charlie), Installations, préparatifs, contrôles, et ce sont les adieux.

Le vent a tourné et cette fois, je l’ai de face. J’essaie de trouver la hauteur de vol qui va me permettre d’assurer sécurité et consommation les meilleures. Le temps est beau, frais et sans nuages.

Je longe le lac Supérieur vers l’ouest en prenant la HW pour repère comme d’habitude, gardant le GPS en seul indicateur. Les paysages sont toujours aussi fabuleux mais ils tendent à être plus hospitaliers et manifestement, les villages commencent à se succéder, ce n’est plus le désert des 400 derniers kilomètres. Les forets d’épinette laissent place aux feuillus, du moins au plus proche de la côte.

Le relief change lui aussi presque d’un seul coup, les hauteurs diminuent et les proéminences prennent une allure plus connue de hauts plateaux élevés au-dessus de falaises, tous inclinés dans la même orientation. Leur couleur est étonnante, violet-noir ! Si la forêt et les lacs sont encore très présents, les champs recouvrent les parties basses. Je m’octroie même un atterrissage sauvage. Le lieu est couvert de traces de chevreuil et d’ours.


Thunder Bay, ville frontière avec les EU apparait au loin, marquant la fin du voyage auprès du lac Supérieur. Ma destination est proche, et les cumulus se précipitent un peu.


J’atterris à Kakabeka Falls, à environ 30 km à l’ouest de Thunder Bay. C’est une piste comme je les aime : en herbe. Elle est bordée de petits hangars individuels. Le long de la rivière, très creuse (200 ft soit environ 70m) par rapport à la piste en herbe, une hydrobase accueille quelques hydravions. On trouve en haut et en bas une station d’essence, un wc de campagne comme les Canadiens savent en faire, et un téléphone avec des pièces à la disposition de celui qui n’en aurait pas ! Dans ce local, on trouve aussi un annuaire, un livre d’or et la liste nominative des téléphones de chacun des membres !


Avec Raymond, je fais la découverte d’un hydravion. Il a un Citabria équipé d’un moteur Lycomin O-320, deux places en tandem. C’est un aérobatic, traduire avion de voltige. Raymond vole depuis peu malgré ses 65 ans. Il déplore que l’aviation soit ici aussi, une affaire de retraités ou presque. Le club comprend près d’une soixantaine de membres. Je passe l’après-midi avec Raymond. Il agrandit son hangar pour y mettre son avion actuellement stationné chez le voisin. Pendant ce temps, sa génératrice charge mon téléphone. Cette fois, il fonctionne et je peux clore mon plan de vol.

Le plan de vol pour les ultra-light, c’est une procédure simple mais obligatoire qui consiste à prévenir quelqu’un de son départ, de sa destination et de l’heure à laquelle il doit déclencher les secours si la clôture n’a pas eu lieu. La clôture consiste donc à prévenir la même personne du but atteint et dans la mesure du possible avant qu’il ait déclencher l’alerte !

Je monte ma tente sous le hangar avec Charlie.


  • Mardi 28 juillet

Pendant la nuit, très froide et pluvieuse, une partie de mes affaires laissée à sécher sur le tracteur de tonte a été visitée par une petite bête qui laisse ses traces de pattes et de recherche dans la trousse qui était restée ouverte. D’après Raymond, il pourrait s’agir ou d’un renard ou d’une sorte de putois.

Journée d’orage et de vent. Il fait froid. Je reste à l’aérodrome de Kakabeka Falls. Je n’ai pas envie de descendre au village qui se trouve à près de 4 km. Hier Raymond m’a dit qu’il serait prudent de ne pas laisser mes affaires seules au hangar et je ne me vois pas partir en ville chargée du plus précieux appareil photo, ordinateur et GPS ! et encore, dans mon cas tout est précieux, et la moindre disparition pourrait me rendre l’avenir très difficile.

Je passe ma journée à observer le merle qui habite sous le hangar et le ciel qui change. Je pense que grâce au merle je ne suis pas dévorée par les moustiques, il doit s’en occuper avant qu’eux-mêmes aient eu le temps de s’intéresser à moi car il y en a très peu ici.

J’en profite aussi pour me mettre à jour dans certaines tâches comme graisser mes chaussures. En effet, pour une fois j’ai du temps et l’ensemble de mon matériel est avec moi. Je fais des révisions d’anglais y compris aéronautique. J’écris aussi et trie mes photos, je sors ma trace GPS. J’ai fait du chemin certes, mais ce n’est que le début et le temps est pourri. Aurais-je le temps de finir mon périple si je suis arrêtée ainsi régulièrement ? Le chemin parcouru semble avoir beaucoup avancé sur ce dernier parcours car il est orienté Est-Ouest, les précédents étant plus Nord-Sud ou Sud-Nord ne donnaient pas la même impression d’avancée. Pourtant, j’utilise ma quatrième carte au 1/500.000ème et la cinquième est déjà installée dans mon porte carte car il me la faudra aussi pour la prochaine étape. Ce qui est sûr, c’est que je me trouve plus au nord. Au nord de l’Ontario, au nord aussi par rapport à ce que j’ai connu du Québec. C’est probablement ce qui contribue aussi à la chute de température ambiante.

J’ai appelé la MTO téléphonique en français. A première vue c’est un bon service auquel j’ai l’intention de recourir régulièrement quand je ne disposerai pas d’internet. Je suis bloquée ici pour quelques jours. En fin d’après-midi, Raymond vient au terrain. Il m’invite à aller en ville faire des achats si j’en ai besoin, j’en profite pour aller chercher quelques mets frais et de l’eau.

Par la suite, Ian, le constructeur amateur et son copain viennent me saluer et visiter Charlie. Bien que parlant uniquement anglais, nous nous comprenons, au moins un peu. Ian reviendra plus tard avec une énorme couverture… Quant à Rick, il m’apportera un peu plus tard un chargeur avec lumière incorporée et prise allume-cigare où je recharge mon micro. Enfin, il me laisse deux boites de coca, il est tout heureux que j’accepte.

  • mercredi 29 juillet

Les conditions MTO sont encore très mauvaises : 15 kt de vent avec rafales à 25. (multiplier par 2 pour la correspondance en km/h). Il pleut et il fait froid. Je décide donc de repousser mon départ de Kakabeka Falls.

Pendant ce temps, les connaissances vont bon train, chacun essayant de me faire profiter qui d’un ami, qui d’une connaissance qui parle français pour que je ne me sente pas trop isolée. C’est ainsi que Ian qui m’avait apporté la grosse couverture hier revient aujourd’hui avec café, pain, fromage, fruit, gâteaux. En plus je suis invitée à aller « souper » avec lui et sa femme Barbara chez des amis qui préparent le mariage de leur fils.

Avant, il m’accompagne chez une de ses filles qui est au travail pour que je puisse me connecter sur Internet. Trois jours sans contact de vous tous, c’est long. Il me propose aussi une douche, j’apprécie !

La rencontre avec cette famille est un régal, autant que le repas. Une grande découverte aussi. Ces jeunes vont et viennent, s’installent et déménagent de l’Est à l’Ouest selon les besoins du travail. Les km ne leur font pas peur. Le mariage aura lieu samedi à Thunder Bay avec les jeunes d’Edmonton, les parents de l’un à Thunder Bay et les parents de l’autre au Québec. (prononcé Quobac)
Pendant ce temps, le temps s’est franchement arrangé, j’aurais même pu en fin d’après-midi…

Au retour, Barbara semble insister pour que Ian ne me raccompagne pas à l’aérodrome comme prévu. Enfin, ils ne parlent qu’anglais et même si je fais des progrès, j’ai dû rater quelque chose ! En effet, ils habitent à une heure de Thunder Bay, dans la direction éloignée de Kakabeka Falls, alors elle préfère que je dorme chez eux, dans une « cabane » au bord d’un lac. Quand je dis cabane, il faut comprendre une maison où le confort est relativement différent mais compensé par une vue exceptionnelle et une vie calme orientée sur la nature.

Le voyage en voiture et le temps passé avec ce couple est rempli d’intérêt mutuel, pétri de gentillesse et de bonne humeur. Un feu de bois est allumé avant d’aller se coucher.

Marathon Monday 27 July - Kakabeka Falls - 302 km.

Sunrise at 5:30 to enjoy the support of Gilles at the aerodrome. It is work to 5:45 and should sleep before returning to the mine to 18. Finally, we also work with Julie and me who Dyane. Pre (technical verification of Charlie), Installations, preparation, testing, and it is the farewell.

The wind has turned and this time I have to face. I try to find the height of flight which will enable me to ensure consumer safety and the best. The weather is beautiful, fresh and without clouds.

I along Lake Superior to the west, taking the benchmark for HW as usual, keeping the GPS single indicator. The scenery is always great but they also tend to be more hospitable and obviously, the villages are beginning to succeed, this is not the desert of 400 kilometres. Spruce forests give way to hardwood, at least closer to the coast.

The terrain is also changing almost at once, reduce the heights and take a look Prominences most famous high plateau high above the cliffs, all inclined in the same orientation. Their color is striking, purple-black ! If forests and lakes are still very present, the fields cover the lower parts. I’m giving permission even a wild landing. The place is covered with tracks of deer and bears.

Thunder Bay, a city bordering the U.S. appears in the distance, marking the end of the trip to Lake Superior. My destination is near, and cumulus rushes a little.

I landed in Kakabeka Falls, about 30 km west of Thunder Bay. This is a track that I like : grass. It is surrounded by small individual hangars. Along the river, very hollow (200 ft or about 70m) over the grass runway, a few seaplanes seaplane hosts. There are up and down a petrol station, a toilet campaign as Canadians know how, and a phone with the documents available to those who would not ! In this room there is also a directory, a guest book and phone list of names of each member !

With Raymond, I discovered a seaplane. He has a Citabria equipped with an engine Lycomin O-320, two seats in tandem. It is an aerobatic, translate aerobatic aircraft. Raymond recently steals despite its 65 years. He regretted that aviation is here also, a case of retired or nearly so. The club has about sixty members. I spent the afternoon with Raymond. It expanded its hangar to put his aircraft currently stationed at the neighbor. Meanwhile, the generator load my phone. This time, it works and I can close my flight plan.

The flight plan for ultra-light, it is a simple procedure but is mandatory to prevent someone from his departure, its destination and the time that it should trigger the emergency if the closing does not occurred. The closure is to prevent the same person and the goal reached as far as possible before he triggered the alarm !

I set up my tent in the hangar with Charlie.

Tuesday, July 28

During the night, very cold and wet, some of my stuff left to dry on the tractor mowing was visited by a little beast that leaves traces of his legs and research in the kit which had remained open. According to Raymond, or it could be a fox or a kind of polecat.

Day storm and wind. It’s cold. I am at the aerodrome of Kakabeka Falls. I do not want to descend to the village which lies about 4 km. Raymond said yesterday that it would be prudent not to leave my stuff alone in the hangar and I can not go on a city full of precious camera, computer and GPS ! and yet, in my case everything is precious, and any loss I might make the future very difficult.

I spend my day to watch the robin who lives in the shed and the sky changes. I think that with the blackbird I’m not eaten up by mosquitoes, it must deal with before they themselves have had time to look at me because there is very little here.

I also put myself in for days in certain tasks such as greasing my shoes. Indeed, for once I have time and all my equipment with me. I do revisions of English including aeronautics. I also write and sorting my pictures, I get my GPS. I have come a long way, but this is only the beginning and the weather is rotten. Will the time I finish my journey if I am arrested regularly ? The path seems to have made much progress on the latter course because it is oriented east-west, the previous being more North-South or South-North did not feel the same way. However, I use my card at the fourth and fifth 1/500.000ème is already installed on my card because I need also to the next step. What is certain is that I’m further north. In northern Ontario, north as compared to what I experienced in Quebec. This probably also contributes to the fall of temperature.

I called the telephone French MTO. At first sight it is a good service which I intend to use regularly when I do not have internet. I’m stuck here for some days. In late afternoon, Raymond comes to the ground. He invites me to go into town to shop if I need, I want to get some fresh food and water.

Thereafter, Ian, the homebuilder and his buddy come and visit me greet Charlie. While speaking only English, we understand, at least a little. Ian will return later with a huge coverage ... As for Rick, he bring me a little later with a charger included light and cigarette lighter plug where I recharge my microphone. Finally, I left two boxes of coca, it is fortunate that I accept.

Wednesday July 29

MTO conditions are still very bad wind 15 kt with gusts to 25. (multiply by 2 for service in km / h). It’s raining and it’s cold. I decided to postpone my departure from Kakabeka Falls.

Meanwhile, the knowledge is well underway, each trying to get that advantage of a friend, who a friend who speaks french so I do not feel too isolated. Thus Ian who had brought large coverage yesterday returned today with coffee, bread, cheese, fruit, cakes. In addition I am invited to go "dinner" with him and his wife Barbara with friends who plan the wedding of their son.

Before, he accompanied me in one of his daughters who is working so that I can connect to the Internet. Three days without contact with all of you is a long time. I also shower, I appreciate !

The encounter with this family is a delight, as much as the meal. Also a great discovery. These young people come and go, move and move from east to west according to the needs of work. The km they are not afraid. The marriage will take place Saturday in Thunder Bay with the youth of Edmonton, the parents of one in Thunder Bay and the parents of one in Quebec.
Meanwhile, time was arranged frankly, I even got in late afternoon ...

In return, Barbara seems to insist that Ian did not escort me to the airport as planned. Finally, they speak than English and even if I make progress, I had missed something ! Indeed, they live an hour from Thunder Bay, in the direction away from Kakabeka Falls, so she prefers that I sleep at home in a "shack" on a lake. When I say cabin, it is necessary to understand a home where comfort is quite different, but offset by an exceptional view and a quiet life focused on nature.

The journey by car and time spent with this couple is full of mutual interest, full of kindness and good humor. A wood fire is lit before going to bed.


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mardi 28 mai 2013

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