Etape 08 - Kakabeka Falls

lundi 3 août 2009
par  Céline
popularité : 100%

  • Jeudi 30 juillet - Kakabaka Falls / Fort Frances - 326 km

Réveil 7h, je profite de l’horaire de travail de Barbara pour caler mon départ sur cet horaire. Ian me raccompagne à Kakabeka Falls après avoir recherché la MTO en anglais et me l’avoir transmise, puis m’avoir fait téléphoner à la MTO en français. Voyant que je persistais sur l’envie de partir, il appelle ses amis et les invite à se rendre à l’aérodrome pour faire ma connaissance.


C’est ainsi que je retrouve Charlie après une nuit supplémentaire au sec, il est reconnaissant… je commence donc à préparer mes rangements devant une assemblée croissante. Ils sont gentils, drôles, admiratifs alors qu’ils ont tout lieu d’être fiers d’eux, entre le pilote de 86 ans qui à 50 ans de vol ! Daniel avec son hydravion qui revient d’Oskosh, et Ian avec ses 4000h de construction ! ils sont médusés par le paquetage, l’organisation, le peu de place… je les quitte avec toute la chaleur de ces hommes qui apprécient cette invitée particulière. Il est convenu que j’essaie, je reviens si les conditions de vol ne sont pas suffisamment bonnes, et que je les rappelle. Et puis, nous nous reverrons probablement car Thunder Bay est un point obligatoire sur ma route de retour. En effet, il n’en existe pas plus au nord que je puisse suivre… c’est le nœud du 8 de mon périple.

Le temps n’est pas des plus beaux, mais il me laisse 40 km avant que des averses apparaissent alentour. Je suis ma HW sans les éviter ! Je n’en prendrai que 3 qui me font mettre le petit sac réalisé à Marathon par Diane pour protéger mon appareil photo. Il fonctionne bien, je déposerai un brevet au retour, préparez les machines à coudre !
En attendant c’est toujours aussi beau, le relief devient très peu ondulé mais les lacs et la forêt sont toujours omniprésents pendant ces 300 km.

Je fais une pause besoins naturels à Atikokan, toujours en Ontario. Les conditions sont déjà un peu dures car il est 11h et demi et les cumulus bourgeonnent un peu. Enfin, je le croyais car une personne arrive à l’aérodrome désert en même temps que moi et est toute contente de m’apprendre que j’ai franchi un fuseau horaire ! C’est la première fois que cela m’arrive en tant que pilote !

Au sol, il fait chaud, c’est turbulent et je comprends mieux la présence de ces cumulus avec l’humidité ambiante.
Là, c’est la première fois que je reçois du public ! j’ai survolé le village du fait que l’aérodrome est situé au-delà, le shériff s’est précipité à l’aérodrome. Le shériff, un maousse avec stetson me demande, plein de finesse, si je me suis arrêtée pour du gas ou pour les toilettes ! c’est pas beau ? il m’ouvre les bureaux, les referme et disparait, efficace, discret. Pendant ce temps, quatre familles sont arrivées, les uns sont repartis chercher leur appareil photo, les enfants n’en croient pas leurs yeux, une mère explique tout, le journaliste local est prévenu, etc. Si petit, my God !


Je repars après une heure passée à présenter Charlie, à bavarder, à renseigner, à montrer, et tout le monde repasse derrière la barrière quand je suis prête à démarrer. Grands gestes d’au revoir…
Un petit charançon vert fera tout le voyage accroché à ma mitaine, mais je n’ai pas réussi à faire le réglage de mon appareil photo pour vous le montrer.


Là aussi, je ne suis pas sure de pouvoir tenir longtemps en l’air et nous convenons que je reviendrai peut-être. Mais non, je passe bien entre nuages, ondées, et grand soleil. Fort Frances est en vue. D’en haut, je comprends vite que les kilomètres carrés de fortes et de lacs sont exploités, les uns pour le bois, les autres pour le tourisme avec de nombreuses infrastructures en bord de lacs. Et en effet, les fumées de Fort Frances signent la présence de moulins à papier (paper mill). Comme à Marathon. La différence, c’est que là les moulins fonctionnent, les fumées le prouvent.


L’aérodrome est en vue, piste en croix, une grande une petite, ce n’est pas souvent mais du coup, je me paie le luxe d’atterrir face au vent, comme il se doit. Annonces, personne en vue, personne en réponse. Je me dirige vers les bureaux, si quelqu’un doit sortir ce sera de là. Je fais halte à la pompe. Pendant que je commence à me décaparaçonner, une dame arrive avec son appareil photo. Elle m’accueille et se charge de répondre à ma demande. L’orage gronde alentour. Je lui demande s’il n’y aurait pas une petite place dans un hangar. Personne ne parle français, et je suis ravie de devoir faire l’effort de me faire comprendre. Larry est appelé pour essayer de résoudre les problèmes. On commence par le plein, on continue par un essai dans un hangar municipal après avoir chassé le chasse-neige. La porte est vraiment trop petite, nous n’y arriverons pas. Larry saute dans le chasse-neige pour aller vite, va chez un voisin et revient en faisant signe qu’il a réussi, il m’explique, je me rends dans le hangar vide d’Elwyn ! C’est magique, Charlie sera à l’abri en attendant que passent les orages. Je prends quelques affaires, direction l’hôtel où la dame me déposera. Rendez-vous est pris avec Larry pour demain matin tôt, il fera beau.

Thursday July 30 - Kakabaka Falls / Fort Frances - 326 km

7 am Wake up, I take the work schedule of Barbara to wedge my departure on this schedule. Ian escort me to Kakabeka Falls after searching the MTO in English and have sent me and made me call the French MTO. Seeing that I continue to want to leave, he calls his friends and invites them to visit the airport to my knowledge.

Thus, I find Charlie after a night extra dry, he was grateful ... So I start to prepare my storage space to a growing assembly. They are friendly, funny, admiring as they have every reason to be proud of them, between the pilot of 86 years to 50 years of flight ! Daniel with his aircraft returning from Oskosh, and Ian with 4000h construction ! they are dumbfounded by the package, the organization, the limited space ... I left with all the heat of the men who appreciate this particular invitation. It was agreed that I try, I come back if the flight conditions are not good enough, and that I remember. And then we will probably because Thunder Bay is a mandatory item on my way back. Indeed, there is no further north than I can follow ... this is the crux of 8 of my journey.

Time is not the most beautiful, but it leaves me 40 km before showers appear around. I am without my HW avoid ! I will take only 3 that I put the small bag made by Diane in Marathon to protect my camera. It works well, I will table a patent in return, prepare sewing machines ! Meanwhile it is always so beautiful, the terrain becomes wavy but very few lakes and forests are still omnipresent during the 300 km.

I do need a break natural Atikokan, still in Ontario. The conditions are a little hard because it is 11 and a half and cumulus budding a bit. Finally, I thought as a person arrives at the desert airfield at the same time as me and is quite happy to teach me that I have crossed a time zone ! This is the first time this has happened as a pilot !

On the ground, it’s hot, it is turbulent and I understand better the presence of these clouds with the ambient humidity. Here is the first time that I receive from the public ! I flew over the village that the aerodrome is located beyond the sheriff rushed to the airfield. The sheriff, a Stetson maousse with wonder, full of finesse, if I stopped for gas or to the toilet ! is not beautiful ? it opens offices, closes and disappears, effective, discreet. Meanwhile, four families came, some left to pick up their camera, children can not believe their eyes, a mother explains it all, the local journalist is accused, and so on. So small, my God !

I am leaving after one hour past to present Charlie, to chat, to learn, to show, and everyone back behind the fence when I am ready to start. Great gestures goodbye ... A small green weevil will travel all hooked to my glove, but I have not managed to set my camera to show you.

Again, I am not sure can take a long time in the air and we agree that I will maybe. But no, I spend between clouds, waves, and sunny. Fort Frances is in sight. From above, I understand that the fast square kilometers of high and lakes are used, one for wood, the other for tourism with many near the lakes. And indeed, the smoke Fort Frances sign the presence of paper mills (paper mill). As Marathon. The difference is that the mills are working, the smoke proved.

The airfield is in sight, cross track, a great small, not often, but suddenly, I am paying the luxury of landing into the wind, as it should. Ads person for one in reply. I headed for the office, if someone has it will be out of there. I do stop at the pump. As I begin to detaching me, a woman arrived with his camera. She greets me and takes care to answer my request. The storm thunders around. I ask him if there was a small place in a hangar. Nobody speaks french, and I am delighted to have to make the effort to make myself understood. Larry is known to solve problems. It begins with full, continue a trial in a municipal warehouse chased after the snow plow. The door is really too small, we will not. Larry jumps in the snow plow to go fast, go to a neighbor and returned with a sign that he has managed to explain it, I go to the hangar empty Elwyn ! It’s magic, Charlie will be safe until the storm passed. I take some cases, direction of the hotel where the lady introduce me. Appointment is made with Larry tomorrow morning early, it will beautiful.


Commentaires

Statistiques

Dernière mise à jour

mardi 28 mai 2013

Publication

170 Articles
Aucun album photo
Aucune brève
Aucun site
5 Auteurs

Visites

0 aujourd'hui
0 hier
195009 depuis le début
2091 visiteurs actuellement connectés