Etape 1

vendredi 21 septembre 2012
par  Céline
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Étape 1 : mardi 12 septembre 2012. Ayr, On à Peterborough, On, 276 km, 2h10.

Réveil aux aurores pour prendre la météo. Les conditions vont être un peu dures mais de la pluie est prévue dans deux jours et j’ai décidé de faire une étape à Peterborough pour faire la connaissance de Cathy Montgomery.

À 8h30, après avoir quitté la famille de Jean, accompagné une des filles au collège, nous nous retrouvons chez Ed et Kathy Lubitz, Upac airfield, Charlie est calme ! La manche aussi. Il me faut quatre essais pour obtenir le bon réglage. Et le chargement des sacs commence sous le vent qui se lève.

À 10h et demi Charlie est fin prêt, je suis habillée, nous nous disons au revoir avec toutes les paroles chaleureuses autour. Et l’aventure recommence. Décollage dans le grand soleil du matin et direction nord pour contourner la TMA de Toronto. Je suis la voiture de Jean pendant un petit moment sur la route de cailloux. Malgré le fait que je sois en Ontario et que le sud de la province soit très peuplé, je ne rencontre que très peu de circulation aérienne. Le temps est chaud malgré les 1500 ft, je regrette même d’avoir mis sa protection au radiateur à huile, sa température ne montera toutefois pas plus haut que 110°. Les turbulences sont bien présentes mais je reste sous la TMA, après tout, elles ne me dérangent pas. Au contraire, je sens la vie de la terre et du vent dans ma barre et dans le balancement de Charlie. Je suis bien, je me sens en paix, j’ai retrouvé mes sensations d’aventure, celles du vol de longue distance. Allier la concentration suprême et la décontraction procure une sensation intense de vie, et voir le paysage, celui modelé par la nature, celui abimé par les hommes, celui qui fourmille de son activité remplit d’humilité, donne une autre dimension à cette vie qui passe sans jamais s’arrêter depuis des millions d’années. Quelle merveille !

J’arrive à Peterborough un peu avant 1h de l’après-midi. La chaleur est intense, le vent fort et rafaleux. Le hangar est ouvert mais personne ne s’y trouve. C’est tout de même plus accueillant qu’une porte fermée, j’ai la perception d’être attendue. Pas longtemps après avoir laissé un message à Cathy, David m’accueille. Peu de temps après Cathy arrive. Le vent est fort. Nous nous mettons d’accord sur une position d’attente pour Charlie qui le laisse à l’abri du vent, sur le coté du hangar. Cela nécessite seulement qu’on le monte sur un chariot à hélicoptère et qu’on déplace le chariot. Une fois que Charlie trône sur sa plateforme, Cathy retourne à son travail.

Et dès qu’elle a tourné le dos, le vent, d’une petite pichenette de rien pousse Charlie en dehors du chariot. Le voilà affalé, à cheval sur le chariot qui n’était pas complètement recouvert. Nous sommes consternés. J’ai l’impression que le voyage est déjà fini tellement je vois les blessures de Charlie ; carénages, garde-boue avant, radiateur prêt à frotter à la moindre inclinaison supplémentaire, etc. Je suis désolée de ne pas pouvoir vous montrer de photos, la situation était vraiment critique et nous n’étions pas trop de deux pour la résoudre de manière urgente, le vent s’acharnait sur Charlie qui se trouvait alors dos au vent. La situation devait être comique, que ces deux personnages qui ne parlaient pas la même langue, se comprenaient avec peine, faisaient des gestes, avec le même objectif, sortir Charlie au plus vite de sa situation délicate. Et nous y sommes arrivés !

Finalement, Charlie est resté devant la porte du hangar, le nez au vent mais l’aile baissée. Quand tout a été réglé, je me suis retrouvée seule à pouvoir me reposer, manger un peu, et j’ai attendu Cathy qui finissait son travail à 15h.

Elle avait commencé sa journée à 6h et avait participé au déchargement d’un camion, elle avait hâte de se reposer. Sa deuxième vie commençait. Douche, mise à l’aise, consommation d’une grande quantité d’eau fraîche, nous ont mises chacune sur une nouvelle planète confortable. Il ne restait plus qu’à envisager le repas et la soirée. Achats alimentaires minimum et préparation du repas nous occupent.

C’est alors que Cathy propose à la réunion mensuelle de la section de l’association des pilotes propriétaires du Canada (COPA), qui se tient le soir même, que je vienne leur parler de mes voyages. Heureusement que ce printemps, j’avais réalisé un diaporama rapide pour les élèves de Patou. Les questions ont été nombreuses, tous les participants ont apprécié. Nous rentrons à la nuit et passons une soirée tranquille. Demain, la météo sera probablement bonne, nous décidons de nous lever à 5h.

Step 1 : Tuesday, September 12, 2012. Ayr, On Peterborough, On, 276 km, 2:10.

Wake at dawn to check forecast. Conditions will be a little tough but the rain is expected within two days and I decided to make a stop in Peterborough to meet Cathy Montgomery.

At 8:30 am, after leaving the family of Jean, driving one of the girls at her school, we meet at Ed and Kathy Lubitz, UPAC airfield, Charlie is quiet, the windsock also. It takes me four tries to get the right setting. And starts loading the bags in the rising wind.

At 10 and a half Charlie is ready, I’m dressed, we say goodbye with all the warm words around. And the adventure begins, underneath the hot sun of the morning and northbound to circumvent the TMA Toronto. I look at Jean’s car on the gravel road. Despite the fact that I am in Ontario and the south of the province is densely populated, I met very little traffic. The weather is warm despite 1500 ft, I didn’t put off the protection oil cooler, its temperature is 110 °. Turbulence is present but I remain under the TMA, it don’t trouble me. Instead, I feel the life of the earth and the wind in my sway bar and Charlie. I’m well, I feel peace, I found my thrill of adventure, those of long distance flight. Combine supreme concentration and relaxation provides an intense feeling of life. I see the landscape, shaped by the nature, one damaged by men, which is full of activity fills his humility, gives another dimension to life pass without stopping for millions of years. What a marvel !

I get to Peterborough before 1am the afternoon. Heat is intense, strong and gusty wind. The hangar is open but nobody is there. This is still a better welcoming than door closed. I perceived to be expected. Not long after leaving a message to Cathy, David greets me. Shortly after Cathy is here. The wind is strong. We can agree on a position waiting for Charlie to let him out of the wind on the side of the hangar. This requires only that he climbs on a trailer like that moves the helicopter. Once Charlie stands on its platform, Cathy goes back to work.

Just after, the wind pushes Charlie very delicately out of the trailer. Here he slumped. We are appalled. I feel that the trip is already over so I can see Charlie’s wounds ; shrouds, front fender, radiator ready to break, etc.. I’m sorry I can not show you pictures, the situation was really critical and we were not too numerous to resolve urgently the wind furiously on Charlie who was then upwind. The situation would be comical, these two persons who do not speak the same language, understood with difficulty, made gestures with the same goal, leaving Charlie as soon as possible. And we got there ! Finally, Charlie remained at the door of the hangar, nose to the wind but the wing down. When everything was settled, I found myself alone to rest, eat a little, and I waited Cathy finished his work at 15h.

She began her day at 6am and had participated in the unloading of a truck, she was eager to rest. Her second life began. Shower, put at ease, consuming a large amount of fresh water, we have put each on a new planet comfortable. It only remained to consider the meal and evening. Minimum food purchase and preparation of the meal we occupy.

That’s when Cathy offers monthly meeting of the section of the pilots association owners of Canada (COPA), which takes place the same evening, I came to tell them about my travels. Fortunately, this spring, I made a quick slideshow for students Patou. The questions were many, all participants enjoyed. We returned at night and spend a quiet evening. Tomorrow the weather will probably be good, we decided to awake at 5am.


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