Etape 2

jeudi 27 septembre 2012
par  Céline
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  • Étape 2 : mercredi 13 septembre 2012 ; de Peterborough, On à St-Hyacinthe, Qc ; 505 km 3h55 moy : 129 km/h

Après avoir regardé la météo et avant d’aller dormir, nous avions convenu de nous réveiller à 5h pour prendre la météo et nous rendre au plus vite à l’aéroport. L’objectif est un départ le plus tôt possible en vue d’échapper aux grosses rafales prévues sur Montréal à partir de 13h.


Les bonnes habitudes reviennent vite, je me sens bien dans cet esprit d’aventure. Anticiper et s’adapter continuellement sont les meilleurs alliés pour avancer.

La nuit est sur sa fin et il fera jour dans une demi heure, un fin banc de brouillard m’inquiète tout de même. À la lumière de la frontale je remonte l’aile, prépare mes bagages, remplis mon réservoir. Toutes ces opérations laissent venir la lumière du jour quand il ne me reste plus que la prévol et l’habillement.

Pendant ce temps, Cathy travaille sur sa propre machine puis fait des photos. Elle s’inquiète pour le brouillard, me prévient qu’elle a du travail à faire dans son hangar et que si le brouillard devient un obstacle, je peux revenir sans la déranger. Là-dessus, nous nous disons au revoir et je me mets en route.


Je suis la seule à voler dans le secteur. Décollage rapide dans un air calme et frais. À 10 m sol environ, je traverse la minuscule couche de brouillard et me retrouve d’un seul coup avec les lunettes et la bulle du casque entièrement opaques de buée et dans un air chaud d’au moins 5°C de plus que celui au sol. Me voilà à voler IFR (sans visibilité) pour quelques secondes, qui semblent toujours longues.

Il est 7h20. Très vite, je me retrouve dans un paysage extraordinaire où seuls le haut des arbres et des pilonnes émergent de la nappe de brouillard. Pourtant, je vois à travers sous mes pieds sans problème. Me voilà donc repartie à devoir suivre la route pour me garder en sécurité. Parfois je la perds un peu mais les antennes et pilonnes me guident pour la retrouver. Très vite je vois qu’à l’ouest le brouillard est beaucoup plus épais, sans trou, une mer blanche où du relief ouateux apparait. Je décide donc de me diriger un peu vers l’est pour retrouver le fleuve St-Laurent et le suivre plutôt que de risquer le survol du bouclier canadien. C’est un relief très hostile dont je me souviens bien, constitué de veines de roche très dure orientée SO-NE, piégeant de longs lacs et marécages entre elles. Une brousse étonnante, comme si la roche avait subi des griffures à coup d’ongles géants.

Le choix se révèle bon et toute trace de brouillard disparait au bout d’une heure alors que je vois à l’ouest la trace grise de son épaisseur. Je me fais une joie de suivre le fleuve au plus proche de sa berge ouest, en longeant la frontière avec les États. La lumière est belle, la température agréable, et le vent me pousse de 20 à 50 km/h.


Ce voyage me rappelle un des retours en avion de ligne qui avait suivi le même trajet et où j’avais vu défiler ce paysage de beaucoup plus haut. Ici, c’est différent, les centaines d’iles même les plus minuscules apparaissent habitées, les deux ponts qui réunissent le Canada et les États, semblent moins gigantesques, presque ridicules. Je me régale de voir les bateaux qui remontent le fleuve, les villes, les cultures et les marécages.

Après Kingston, la radio commence à crépiter, l’activité aéronautique commence dans les deux langues et souvent avec l’accent québécois. Pendant ce temps, le fleuve défile à toute vitesse, nous sommes poussés par un vent de près de 40 km/h. La lumière est belle, je découvre une activité maritime importante, et peu de loisirs puisque l’année scolaire a repris comme en France le 4 septembre.

Je suis la frontière américaine en me méfiant car le GPS ne la marque pas au milieu du fleuve mais pratiquement sur le rivage canadien. De loin je peux voir le poste frontière étasunien, mais aussi celui du Canada. Et quand je peux y échapper parce que la frontière se lance vers l’est, j’en fais autant et je passe sur l’autre rive pour passer sous la TMA de Montréal. Je découvre les cultures de la plaine sud du St-Laurent, les rangs qui sont les champs de cette plaine, et aussi des cultures d’éoliennes dont la hauteur est presque aussi élevée que l’altitude autorisée pour passer sous la TMA. La prochaine fois, elles seront en fonction et je devrai contourner.

Finalement, je me pose tôt à St-Hyacinthe, avec plus d’une heure d’avance grâce au vent arrière. Personne n’est encore arrivé au hangar de Bernard. J’attends tranquillement.

J’ai retrouvé Bernard avec beaucoup de bonheur et j’ai eu la chance de revoir à nouveau Yvan, Sylvain, Daniel, Martin… et je fais connaissance avec de nouveaux élèves très motivés. Je revois aussi Julie, Charlie-Maud, Anton et Emma-Sam, Eric aussi toujours avec le même plaisir réciproque. Comme d’habitude, Bernard laisse à ma disposition son loft installé dans le hangar et nous nous mettons en mécanique dès qu’il a un moment. Bernard me suggère d’aller jusqu’à Forestville avant de repartir vers le nord. Mais je l’entends comme le chant des sirènes, j’en ai très envie mais ce n’est pas raisonnable. Une prochaine fois, quand je ferai le nord du Québec, le Labrador et l’ile de Terre-Neuve.


Je me sens à nouveau en forme et en vacances mais je sens la pression des jours qui passent vite, j’ai peu de temps. Après trois jours de bonheur je prends la décision de repartir vers l’ouest.

Step 2 : Wednesday, September 13, 2012, Peterborough, On St-Hyacinthe, Qc, 3:55 505 km Avg : 129 km / h

After watching the weather and before going to sleep, we agreed to wake up at 5am to have forecast and go to the airport faster. The goal is a start as soon as possible to escape the big gusts provided on Montreal from 13h. Good habits come back soon, I feel good in this spirit of adventurel. Continuously anticipate and adapt are the best allies to advance.

The night is almost over and it will be light in half an hour, a fine fog layer still worries me. In light of the front i climb the wing, prepare my luggage, fill my tank. All these operations leave come daylight when it only remains for me the preflight and clothing.

Meanwhile, Cathy is working on its own machine and then took pictures. She worried about the fog, she will work in her hangar and if the fog becomes an obstacle to me, I can go back without trouble. We say goodbye and I go way.

I’m the only one flying in the area. Off rapidly in a calm and cool. At about 30 ft ground, I cross the tiny layer of fog and find myself all of a sudden with glasses and bubble helmet completely opaque mist and warm air at least 5 ° C higher than the ground. Here I am flying IFR (blind) for a few seconds, which always seem long.


It is 7:20. Very quickly, I found myself in an extraordinary landscape where only the top of the trees and pylons emerge from the fog. Yet I see through my feet without a problem. So here I have to follow the road to keep me safe. Sometimes I lose a little, but the antennae pylons guide me to find it. Very soon I see that the west is much thicker fog, without hole, a white sea where fog relief appears. I decide to go to the east to find the St. Lawrence River and follow it rather than risk flying over the Canadian Shield. This is a very hostile terrain I remember well, consisting of hard rock veins oriented SW-NE, trapping long lakes and swamps. An amazing bush, as if the rock had scratched with giants nails.

The choice is good and shows any trace of fog disappears after one hour while I see to the west the gray mark its thickness. I am happy to follow the river bank closer to its west along the border with the United States. The light is beautiful, comfortable temperature and the wind pushes me at 40 to 60 kt.

This reminds me of a trip back in airliner that had followed the same path and where I had seen this scroll landscape much higher. Here it is different, hundreds of islands even the smallest inhabited appear, the two bridges that unite Canada and the United States seem less huge, almost ridiculous. I enjoy seeing boats up the river, cities, cultures and swamps.

After Kingston, the radio starts to crackle, aviation activity begins in the two languages and often with Quebec accent. Meanwhile, the river runs at full speed. The light is beautiful, I discovered a major maritime activity, just little leisure since the school year has resumed as France at September 4.

I follow the U.S. border safely because the GPS does not mark it on the middle of the river, but practically on the Canadian shore. From a distance I can see the U.S. border, but also in Canada. And when I can escape because the border is launched eastward, I do the same and I go across the river to pass under the TMA Montreal. I discover the cultures of the plains south of the St. Lawrence, the rows that are fields of the plain, and also wind cultures whose height is almost as high as the altitude permitted to pass under the TMA. The next time, they will be on and I will get around.


Finally, I land in St-Hyacinthe with more an hour early due to wind. Nobody has yet arrived at the hangar Bernard. I wait quietly.

I found a lot of happiness with Bernard and I had the chance to meet again Yvan, Sylvain, Daniel Martin ... and I know new highly motivated students. I meet again Julie, Charlie-Maud, Anton and Emma-Sam, Eric also always with the same mutual pleasure. As usual, Bernard left his loft installed in the hangar at my disposal and we put mechanical when he has a moment. Bernard suggests I go to Forestville before returning north. But as I hear the siren, I really want but it is not reasonable. Next time when I’ll fly to northern Quebec, Labrador and the island of Newfoundland.

I feel fit again and holidays but I feel the pressure of days pass quickly, I have little time. After three days of happiness I decide to go back to the west.


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mardi 28 mai 2013

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