ARCOSANTI

jeudi 30 mai 2013
par  Odile
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Arcosanti, une utopie archéologique ou un laboratoire urbain ? 9 mai 2013.

Sur la route pour Sedona, John me propose une halte dans ce qu’il nomme un modèle d’utopie !

Arcosanti est une ville du futur créée de toutes pièces par l’architecte Paolo Soleri, décédé le mois dernier. Elle tend à allier l’architecture et l’écologie, d’où le terme utilisé d’arcologie. Il cherche à apprivoiser le vent et le soleil qui est redoutable à ce niveau de l’Arizona. Il crée des structures ouvertes qui jouent avec les ombres et les flux de vent de manière à ne pas nécessiter de climatisation alors que la chaleur du désert dans lequel la communauté est située, est torride.


La construction de cette cité dans le désert a commencé en 1970. Elle devait pouvoir accueillir jusqu’à 6000 personnes pour vivre, travailler et avoir des loisirs sur le même lieu. Ainsi, on y trouve les magasins nécessaires à la vie de la communauté, les lieux de travail qui sont principalement voués à la fabrication des cloches chères à Paolo Soleri, ainsi qu’au tourisme, et enfin pour le coté loisir, une place publique, un amphithéâtre, un studio, une bibliothèque, une piscine, etc. Si j’ai pu constater la wifi gratuite, les commentaires de la guide, ne laissent aucun doute sur l’absence de la télévision.


La fabrication des cloches de terre et de bronze génère la venue d’artistes dénommés stagiaires qui sont les principaux habitants de la cité. Ils fondent les cloches, pétrissent la terre, gravent, décorent, et assemblent les parties des cloches qui sont chacune un modèle unique. Mais elles font souvent partie d’une famille, d’un thème.


Si la ville n’a finalement jamais drainé plus que des étudiants, des artistes, des aficionados de la vie communautaire et des touristes, il règne malgré tout une ambiance sereine et ouverte dans cet endroit. Il est vrai qu’on peut gouter la tranquillité des lieux, la chaleur n’est jamais oppressante du fait de l’air et de l’ombre, et la végétation omniprésente dont oliviers et cyprès, agrémente la vue rude du canyon tout en contribuant à diminuer l’effet de la chaleur. Partout tintent discrètement des cloches dont le battant est mu par le vent.


L’architecture utilise beaucoup les arcs, absides et demi-sphères orientées au sud pour les lieux de travail et les arches aussi, qui, décalées, donnent de l’ombre mouvante selon la journée et procure un vent léger tel le traitement de la place publique. Et comme la cité est réalisée à flanc de canyon, l’utilisation des niveaux différents, comme en montage, tend à imbriquer les constructions et donne une richesse de discrétion et de découverte, voire d’intimité aux lieux déterminés. L’utilisation de ces niveaux à des fins de rafraichissement de l’air est complétée par des cheminées qui extraient l’air chaud. Les maisons disparaissent sous la terre et seul un peu de toit rond apparait au niveau supérieur. Ce niveau est lui-même aménagé d’une petite place, d’un nouveau lieu ouvert en arc de cercle où l’ombre procure la fraicheur nécessaire à la vie de ce nouveau lieu et à leur décoration végétale.


Le béton brut est le matériau utilisé principalement dans la construction. Des décors y sont incrustés ou peints dans des couleurs chaudes jaune, orange, ocre, terre. la forme ronde partout est alliée au droit, ainsi les trous de lumière sont ronds ainsi que beaucoup de fenêtres. Et j’ai pu voir quelques panneaux solaires !



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mardi 28 mai 2013

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