Etape 11 - Russel

samedi 8 août 2009
par  Céline
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  • Mercredi 5 aout - from Russel Mn, to Tisdale Sk, via Preeceville Sk, 4,4heures - 414 km

Je me réveille tôt. La leçon de réchauffage rapide de la veille me pousse à me rendre en ville à 1 km pour prendre un café chaud et me restaurer. Au retour, un avion a fait un petit vol et je peux échanger avec quelques personnes, toujours aussi intéressées et accueillantes. On me montre la clé du local, accrochée au montant de la porte ! Je finis ma préparation et quitte Russel et ses habitants.

Je décolle encore tard. Je pense monter plein Nord pendant près de 200 km et obliquer vers l’Ouest ensuite pour aller voir un relief qui m’intrigue sur la carte. Mais en vol, je vais m’écarter de ma route pour aller voir la rivière Assiniboine qui me rappelle un peu l’histoire des Amérindiens et des premiers Européens. Là encore, je suis émerveillée de ce paysage. J’ai la chance de le voir de haut, j’aimerai aussi voir d’en bas comme parfois j’en ai la chance au gré des rencontres.


En plus, du fait de mon itinéraire qui doit employer trois cartes aujourd’hui, j’ai fait l’impasse sur deux, et programmé mon GPS, au mieux je pense. Mais ça ne le fera pas ! Et bientôt, la route toute droite sur près de 120 km vers Swan River s’interrompt alors que je n’en ai fait qu’environ 70. Et devant moi, c’est la forêt, rien que la forêt sur des dizaines de kilomètres, même si je vois bien des champs de couleur derrière. Je ne tenterai pas la traversée. Je n’ai plus de repère, je décide d’aller vers l’Ouest. Bravo le GPS, on arrive toujours à s’en sortir, je dois même trouver où refaire de l’essence.


Je fais halte à Preeceville, c’est en Saskatchewan, je l’apprendrai par l’inscription sur le silo local. C’est un aérodrome comme je n’en ai encore pas rencontré, d’ailleurs, j’ai failli ne pas le trouver, et pour une fois, je n’en aurai pas de photo d’en haut. Là, aucun local, aucune citerne d’essence, aucun avion, aucun hangar. Seulement un champ non clos avec une manche orange de fortune, pris entre une pâture et la route qui mène à la ville. Il aboutit dans une entreprise où je ne trouverai personne. Mais une concession est proche, j’irai demander de l’aide, et on m’en donnera. Bidon, pompe locale et quand on revient, les spectateurs sont là, toujours aussi chaleureux et intéressés par cet incroyable oiseau qu’est Charlie.


Je repars pour Trisdale. Il est tard, encore ! je passe un peu sur la ville pour repérer ce qu’il est possible de faire. Là aussi, la piste est proche de la ville. Le local a un code, et je trouve les chiffres grâce au rébus. Là, encore les canapés et l’installation signent une vie importante. Désormais, il est souvent question de clubs et non plus de service administratif et dans chaque local, un livre d’or est à la disposition des « invités », c’est-à-dire des pilotes de passage, comme l’ensemble de l’installation qui comprend aussi deux vélos, des toilettes, etc.

Pendant que je prépare Charlie pour une nuit qui me parait pouvoir être mouillée, j’ai la visite de Steeve qui avait à faire avec son avion.

Je rattrape le retard imposé par la météo, mais je ne vais pas en ligne droite quand même, je satisfais ma curiosité, celle de la carte et celle de l’histoire du Canada que j’ai pu découvrir cet hiver en préparant ce voyage. J’avais imaginé des paysages, je découvre des endroits fabuleux. J’avais compris qu’il y avait rien à voir, et je suis émerveillée de ce que je survole. Le Manitoba, province céréalière est encore bleue et jaune du fait du retard de la végétation due au froid de l’hiver et aussi au froid des nuits. Je confirme, les nuits sous la tente sont glaciales. Morgan, l’urgentiste de Brest qui m’a aidée à préparer ce périple, m’avait dit avec humour que j’ai de la chance car on peut mourir de froid, mais c’est une mort douce, le froid endort sans réveil… enfin, moi je me réveille et je dois enfiler des gants pour être mieux ! À Edmonton, je change de duvet et je prévois encore plus pour les Rockies (les Rocheuses). Alors qu’il fait entre 16 et 19° ces jours-ci, je peine à voler plus de 3h d’affilée à cause du froid.

August 5 2.7 h for 252 km and 1.7 h for 162 km from Russel Mn via Preeceville Sk, Sk to Tisdale

I wake up early. The lesson of rapid heating of the day before me to go to town 1 km to take a hot coffee and I eat. In return, an airplane has a flight and I can share with some people, always welcoming and interested. It shows me the key to the local amount of clinging to the door ! I finished my preparation and Russell leaves and its inhabitants. I take off again later. I think the Nord mount for almost 200 km and skew to the West then visit a relief that intrigues me on the map. But in flight, I digress from my way to visit the Assiniboine River that reminds me a little history of Native Americans and early Europeans. Again, I am amazed by this landscape. I have the chance to see high, I’d like to see from below as sometimes I appreciate the chance to meet.

In addition, because of my route is to use three cards today, I have two dead, and programmed my GPS, at best I think. But it will not ! And soon, the road straight on about 120 km to Swan River stops while I only made about 70. And to me it’s the forest, nothing but the forest on dozens of kilometers, although I see many fields of color behind. I will not attempt the crossing. I have no fix, I decided to go to the West. Bravo GPS, it always happens to get by, I even find where to make gasoline.

I do stop at Preeceville, Saskatchewan, I learn from the inscription on the local elevator. This is an airport as I have not met yet, in fact, I almost did not find it, and for once, I will not photo from above. Again, no local, no fuel tank, no air, no hangar. A field not only ended with a round orange fortune made between a pasture and the road to the city. It results in a company where I can not find anyone. But a concession is near, I ask for help, and I will. Can, local pump and when we return, viewers are there, always warm and interested in what this incredible bird Charlie.

I am leaving for Trisdale. It’s late, again ! I spend a little on the city to identify what can be done. Again, the track is close to the city. The local code, and I find the figures through rebus. Here, even the sofas and installation sign a lifetime. Now, there is often talk of clubs rather than administrative service and in each room, a guestbook is available for "guests", ie passing drivers as a whole the facility also includes two bicycles, toilets, etc..

While I was Charlie prepares for a night that seems to be wet, I visit Steeve just had to do with his plane.

I overtook the delay imposed by the weather, but I am not in a straight line anyway, I satisfied my curiosity, that of the map and the history of Canada that I discovered this winter preparing for this trip. I imagined landscapes, I discover fabulous places. I understood that there was nothing to see, and I’m amazed that I flew over. Manitoba, province grain is still blue and yellow because of the delay of vegetation due to the cold of winter and cold nights. I confirm, the nights in tents are frigid. Morgan, the emergency of Brest, which helped me prepare for this journey, told with humor that I’m lucky because you can freeze to death, but death is a sweet, cold sleep without awakening ... well, I woke up and I put on gloves to be better ! In Edmonton, I change down and I expect even more for the Rockies (Rockies). So it is between 16 ° and 19 these days, I hardly fly more than 3 hours in a row because of the cold.


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