Etape 18 - Okotoks

vendredi 21 août 2009
par  Céline
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  • Mardi 18 août - Okotoks / Drayton Valley Industrial via Rimbey total 361 km en 4h44 dont la dernière section à la moyenne de 54 km/h.

Je suis l’enthousiasme de Pat et son approbation pour aller dans le nord jusqu’à Dawson Creek et la Peace River. Me voilà donc repartie vers Edmonton. Je dois traverser la zone de Calgary en tenant compte des hauteurs de plafond autorisées. Je fais un bon contournement pour me donner l’éventualité de devoir monter pour éviter aussi les turbulences.


J’avais révisé avec Serge, ça m’a bien aidée et rassurée. La preuve, en quittant le parking d’Okotoks, regardez ce que je vois dans le ciel, un gros qui fait un quart de tour au-dessus d’Okotoks, il venait de l’ouest en descente comme pour prendre la piste et je ne sais pas quelle mouche l’a piqué, il tourne vers le sud en remontant…

Après je fais une partie du chemin d’hier en sens inverse et je découvre un paysage extraordinaire d’harmonie qui me fait penser au film « Danse avec les loups ». Déjà, deux ou trois fois pendant ce voyage, j’ai eu ce sentiment de plénitude devant des paysages. Et les rivières offrent souvent une vue de sérénité.


Les paysages se succèdent pour revenir à la forêt, aux lacs et aux marécages, le bush. La nuance, c’est que les puits de pétrole sont partout, les petits isolés qui pompent, les raffineries, les torchères, les stockages, les citernes pleines et vides, etc. il y en a partout.


Mais on peut très bien trouver aussi des fermes, qui paraissent petites vues du ciel mais qui en réalité sont certainement immenses. Du bétail, beaucoup de chevaux et de bêtes à cornes. Je ne distingue pas les vaches des bisons, je pense que finalement leur masse n’est pas beaucoup plus importante, une fois j’ai vu la bosse... mais d’en haut, ce n’est pas facile. Deux couleurs dominent pour les vaches, les noires et les marron et blanc.


Le ciel aussi se colore. Les cumulus se chargent et je vois poindre de la pluie en face, mon antenne météo me confirme, je vais droit dessus, le vent est important, avec bourrasques. Mais il y en a aussi à gauche où je voulais m’arrêter dire bonjour à mes copains de Rocky et sur la droite où un autre aéroport pourrait m’accueillir. Ce n’était pas prévu par la météo de ce matin ! je dois absolument trouver de quoi me poser. Les fermes, ce n’est pas facile ici, on trouve beaucoup d’arbres y compris le long des chemins d’accès et les foins ne sont encore qu’au début, et les marécages. Finalement j’essaie d’atteindre un aéroport en contournant les averses. Le vent devient redoutable. Ce sera Rimbey, à 24 km et 45° de ma route. Je me pose alors que des personnes entretiennent la piste, mais je ne peux pas faire autrement. Peut-être s’agit d’employés communaux, quand ils ont fini, ils s’en vont.


Bien que le tonnerre gronde quand je suis au sol, je n’attendrai pas longtemps le beau temps, enfin, si on peut dire. J’installe Charlie enfoncé devant un hangar ouvert et je vais voir le club house. Il est plutôt moins accueillant que d’habitude, est-ce que cela tient à l’absence de téléphone, aux recommandations multiples ? La cafetière est scotchée, le café absent. Mais je profite de l’abri pour manger un bout. Finalement, je trouve assez sinistre, je n’ai pas envie de rester là cette nuit, à au moins 6km de la ville, sans personne.


Quand je repars vers Charlie je découvre les petites bêtes qui font des trous et des terriers partout sur ce terrain. Je prends le temps. Deuxième grain et après c’est beau dans la direction que je me suis fixée, c’est reparti. A chaque fois, je prends la précaution d’appeler Jean, mon fils, quand je me pose et quand je pars. C’est lui qui prévient sa sœur par eml qu’elle découvrira à son réveil…


La deuxième partie de la journée se fait sous un ciel changeant. Mais ce qui ne change pas ce sont les rafales, elles continuent de me promener dans tous les sens, et là, la troisième dimension est bien à prendre en compte. J’en ai plein les bras. Je ne savais pas ce que j’allais trouver à Drayton Valley mais je suis contente d’y arriver. Le ciel se noircit à nouveau mais le soleil brille en attendant, alors j’en profite pour descendre l’aile de Charlie. C’est une opération extraordinairement facile même seule, pour la descendre comme pour la remonter et même quand je n’ai pas le temps de sortir le petit vérin. Bravo DTA, j’apprécie car je n’avais jamais réussi seule avec d’autres marques. Du coup, je peux me permettre de le faire aussi souvent qu’il le faut. La seule réserve ne tient qu’à moi, ou plutôt à mon bagage installé sur le siège passager que je dois démonter à chaque fois, et c’est long.


Tard dans la soirée un magnifique biturbo atterrit et se range sur l’aire où est Charlie. Deux personnes en descendent avec leur sac de golf, l’avion repart en faisant demi-tour sur l’aire de stationnement, je vois l’aile de Charlie se gonfler comme un sac plastique mais il ne bouge pas. Cette nuit, il pleuvra.

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  • August 18 Okotoks - Drayton Valley Industrial via Rimbey total 361 km in 4:44 with the last section to the average of 54 km / h.

I am Pat’s enthusiasm and approval to go to the north to Dawson Creek and Peace River. I am therefore left to Edmonton. I must cross the Calgary area taking into account the permitted ceiling heights. I am a good workaround for giving me the possibility of having to mount as to avoid turbulence. I revised Serge, that helped me and reassured. Proof, leaving the parking lot of Okotoks, watch what I see in the sky, which is a big one-quarter turn over Okotoks, he had just descended the west as to take the track and I do not know what fly had stung it turns south back ...

After I make a part of the way yesterday in the opposite direction and I discovered an extraordinary landscape of harmony that makes me think of the movie "Dance with the wolves." Already, two or three times during this trip, I had this feeling of fullness to the landscape. And rivers often provide a view of calm.

The landscape is another to return to the forest, lakes and swamps, bush. The nuance is that the oil wells are everywhere, small isolated pumping, refineries, flares, storage, tanks full and empty, etc.. they’re everywhere.

But it may well also find farms, which appear small from the sky but in reality are certainly immense. Cattle, many horses and cattle. I can not bison cows, I feel that their mass is not more important, once I saw the bump ... but from above, it is not easy. Two colors dominate for cows, the black and brown and white.

The sky turns also. Cumulus deal and I see emerge from the rain across my antenna weather confirms me, I’m going right over, the wind is important, with gusts. But there are also left where I wanted to stop and say hello to my friends and Rocky on the right where another airport to greet me. This was not foreseen by the weather this morning ! I’ve got to find what to ask. Farms, it is not easy here, there are many trees including along the access roads and hay are still only beginning, and marshes. Finally I try to reach an airport, bypassing the showers. The wind becomes daunting. This will Rimbey, 24 km and 45 ° of my road. I wonder when people maintain the track, but I can not do otherwise. Perhaps this municipal employees when they are done they leave.

Although the thunder rumbles when I’m on the ground, I will not wait long the good weather, finally, if you will. Charlie pressed before installing an open shed and I will see the clubhouse. It is rather less welcoming than usual, is it due to the lack of telephones, many of the recommendations ? The coffee is taped, coffee absent. But I take advantage of the shelter to eat a piece. Finally, I find it quite sinister, I do not want to stay there that night, at least 6km from the city, with no one.

When I go back to Charlie I discovered the little things that make holes and burrows around this field. I take the time.

Second grain and it’s beautiful in the direction that I fixed it again. Each time I take the precaution to call John, my son, when I ask myself and when I go. He warns that his sister eml discover that he woke ...

The second part of the day is done in a changing sky. But what does not change are the gusts, they continue to walk me around, and there, the third dimension is taken into account. I have hands full. I did not know what I would find in Drayton Valley but I’m happy to do this. The sky darkens again but the sun shines in the meantime, then I want to get off the wing of Charlie. This is an extraordinarily easy even only for the descending like to go back and even when I do not have time to leave the small cylinder. DTA Bravo, I appreciate because I’ve never succeeded only with other brands. So I may do it as often as necessary. The only caveat is just me, or rather to set my luggage on the passenger seat that I have to disassemble every time, and it is long.

Late in the evening a magnificent biturbo range lands and the area where Charlie. Two people get out their golf bag, leaves the aircraft through a U-turn on the parking lot, I see the wing of Charlie inflate a plastic bag but it does not move. That night, it will rain.


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mardi 28 mai 2013

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