Etape 20 - 20 août, Grand Cache

dimanche 23 août 2009
par  Céline
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  • Jeudi 20 août

Aujourd’hui j’ai fait les comptes : 7217 km et 77h de vol. Dont 380 km et 2,7h ce jour.

Ce matin Bryan devait venir me chercher, enfin, j’avais cru comprendre mais avec mon anglais, je ne suis jamais sûre de rien. J’attends une heure à voir le temps s’épaissir un peu et j’appelle un taxi. Décidément Grande Cache est bien perdu !

Je prends la direction du Nord, Grande Prairie Ab, Dawson Creek Bc, Fort St-John Bc. On dit que Dawson Creek est la fin de la prairie et de la partie peuplée. Et bien je peux vous dire que ce n’est pas exactement ce que j’ai trouvé.


Dès mon départ, je découvre une mine que je pense de charbon, cachée derrière Grande Cache. C’est vrai, hier à l’hôtel j’avais vu un mineur (black face). Et puis très vite, à nouveau des puits de pétrole partout et y compris au plus haut des montagnes. Je n’en reviens pas, je ne m’explique pas, il doit bien y avoir une raison à cela. Et comme je tourne le dos aux Rocheuses et à leurs beautés cachées, je n’arrête pas de me retourner mais ça va vite.


Quand la forêt s’arrêtera, d’un seul coup, les prairies reprendront leur place et je constate même qu’elles sont plutôt en avance, les moissons sont en cours comme à l’Est d’Edmonton, alors que partout ailleurs, on en est seulement aux foins, peut-être la deuxième coupe ! Nous sommes le 20 aout.


C’est un vol rapide, je suis poussée du début jusqu’à la fin et de plus en plus fort. Pourtant, le ciel est voilé, la lumière diffuse. Mais je ne sens pas de rafales, c’est tranquille et si je n’avais pas le GPS qui fait le mouchard, je ne me serais pas aperçue que c’était à ce point. Pour moi, un des problèmes de la vitesse, c’est le froid et je tremble et baille, je me secoue pour me réchauffer, d’autant qu’aujourd’hui je n’ai pas à redresser la barre.


Je ne pensais pas arriver aussi vite et du coup, quand je suis à Dawson Creek, que je croyais être le bout du monde, et ce qui n’est pas vrai du tout, je poursuis jusqu’à Fort St-John, voir Peace River, il parait que c’est magnifique, Pat d’Okotoks me l’a dit. Et là, je dois dire que ce n’est pas un vain mot !

De toute façon, ces trois aéroports sont situés dans des zones de contrôle. Ce ne sont pas les mêmes nuances qu’en France. Il n’y a pas de contrôleur mais il faut obtenir une clairance et appeler l’AFIS avant quand même. Je n’ai pas le choix, les terrains sont inexistants autour et le vent ne me permet plus de retourner en arrière.


Alors je me pose après avoir contacté la tour mais sans réponse, je fais mon approche avec ce qu’il reste de mes souvenirs pas utilisés depuis deux mois, c’est impressionnant, un jet m’attend sur une autre piste. Et je constate ici une activité étonnante comme je n’en ai encore jamais vue. Jets, hélicoptères, petits Cessna, atterrissent, décollent sans arrêt… Je me sens toute idiote ici. Je cherche à faire de l’essence et à partir au plus vite. L’essence, ce n’est pas moi qui vais à la pompe, c’est le camion qui se déplace jusqu’à Charlie ! Dommage, je n’ai pas de photo, ce n’était pas le moment ! Ensuite que faire ? Dans un premier temps je ne pense qu’à repartir, je l’annonce même à Jean. Mais je dois me rendre à l’évidence que ce n’est pas possible, sauf à partir encore plus loin vers le Nord ! Revenir vers le sud ou l’Est est impossible dans l’immédiat, je pense que le vent a encore forci et des rafales inquiétantes pour Charlie au sol me font prendre la décision de tout interrompre et de demander de l’aide. J’essaie la tour pour avoir la météo, mais elle est blindée, tracé spécial, hautes grilles, portes à codes, panneaux de dissuasion… je continue vers ce qui me parait être l’aérogare vu le nombre de mouvements. Elle aussi est blindée, portes qui s’ouvrent dans un seul sens et même celles qui devraient pouvoir laisser passer des personnes de l’intérieur vers l’extérieur sont fermées. A l’intérieur, c’est beau et grand, je vois même des stands concurrentiels de différentes compagnies dont Jazz d’Air Canada pour les lignes intérieures. Un agent de sécurité s’inquiète de me voir là. On s’explique, il me trouve quelqu’un qui va m’indiquer une place pour Charlie.

Avec Charlie au moteur, écouteurs sur les oreilles, je remonte tout l’aéroport pour me rendre à la place retenue en faisant bien attention au trafic et aux avions parqués. Deux voitures du service d’entretien m’accompagnent et leurs occupants me proposent leur aide. Charlie est attaché aile basse en moins de dix minutes sur le filin de 3 cm d’épaisseur (j’ai vérifié !), tendu sur plusieurs centaines de mètres. A une autre place sans filin, c’est des têtes de trépan qui servent de masses : couleur locale !

Depuis que je suis seule, avec trois bouteilles d’eau, j’ai vu une multitude d’avions décoller et atterrir. Je ne comprends pas ce qui justifie cette activité… en tout cas que ce soit loin, oui, mais perdu non ! Cette nuit, c’est sous la tente avec Charlie.

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  • Thursday 20 August

Today I did the accounts : 7217 km and flight 77H. Including 380 km and 2.7 pm today.

Bryan this morning was to come get me, finally, I understand but my English, I am never sure of anything. Waiting an hour to see the time thicken a little and call a taxi. Decidedly Grande Cache is lost !

I take the direction of the North, Grande Prairie AB, BC Dawson Creek, Fort St John Bc. It is said that Dawson Creek is the end of the meadow and part populated. Well I can tell you that this is not exactly what I found.

Upon my departure, I discovered that I think mine coal, hidden behind Grande Cache. True, yesterday at the hotel I had seen one black face. And then very quickly to a new oil wells everywhere including in the highest mountains. I can not believe it, I can not explain, there must be a reason for it. And as I turned back to the Rockies and their hidden beauties, I do not stop me but it will return quickly.

When the drill stop, at once, grasslands resume their place and I see that they are somewhat ahead of the harvest is underway as to the east of Edmonton, while elsewhere, on is only hay, perhaps the second cut ! We August 20 It is a quick flight, I am thrust from the beginning to the end and louder. Yet the sky is cloudy, scattered light. But I can not feel the gusts, is quiet and if I did not have the GPS which is the spy, I would not realize it was at this point. For me, one of the problems of speed, it’s cold and I tremble and baille I shake me warm, even today I do not have to straighten the bar.

I did not arrive as quickly and suddenly, when I’m in Dawson Creek, which I believed to be the end of the world, and what is not true at all, I am continuing to Fort St. John, see Peace River, it seems that it is beautiful, of Okotoks Pat told me. And here I must say that this is not an empty word !

Anyway, these three airports are located in areas of control. It is not the same shades as in France. There is no controller but requires a clearance and AFIS before the call anyway. I have no choice, land is no wind around and lets me do more than go back.

So I ask myself after contacting the tower, but without response, I make my approach to what remains of my memory not used for two months is impressive, a jet waiting for me on another track. And I see a surprising as I have ever seen here. Jets, helicopters, small Cessna, landed, took off without stopping ...

I feel all stupid here. I try to make gasoline and starting as soon as possible. The essence, I do not go to the pump, the truck that moves up Charlie ! Too bad, I have no photo, it was not the time ! Then what ? As a first step that I do leave, I even announced to Jean. But I must recognize that it is not possible, except from even further north ! Return to the south or east is impossible in the short term, I think the wind was still gusting force and disturbing for Charlie on the ground make me take the decision to stop any and request assistance. I try to get round the weather, but it is armored, special shape, high fences, door codes, signs of deterrence ... I continue to what seems to be an airport, given the number of movements. He is also shielded, doors that open in one direction and even those who should be able to let people from the inside out are closed. The interior is nice and big, I can even see the stands from different companies compete with Air Canada Jazz for domestic routes. A safety officer is concerned to see me there. This explains, I found someone who will give me a place for Charlie.

I began throughout the airport to get to the place chosen being careful with traffic and parked aircraft. Two cars of the maintenance department with me and their occupants offer me their help. Charlie is tied low wing in less than ten minutes on the line 3 cm thick (I checked !), Stretched over several hundred meters. A place without a line, it heads to serve as drill masses : local color !

Since I am alone, with three bottles of water, I saw a multitude of planes taking off and landing. I do not understand what justifies this activity ... in any case that it’s a long way, yes, but not lost ! That night, under the tent with Charlie.


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mardi 28 mai 2013

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