Etape 24 - Bow Island Ab

dimanche 30 août 2009
popularité : 8%

  • Jeudi 27 août, Bow Island Ab / Gravelbourg Sk - 226 km en 2h07 puis 179 km en 1h37

L’inquiétude de Bill nécessite que je libère le hangar très tôt. Nous nous retrouvons donc dès 7h du matin. Le ciel est toujours aussi brumeux que la veille malgré la fraîcheur de la nuit. A mon étonnement, il m’est répondu que le vent d’Ouest ramène de Bc la fumée des feux de la montagne ! Je n’y aurai jamais pensé. Ceci explique deux jours de photos épouvantables.

Départ vers 8h après avoir remonté l’aile. L’aide de mes deux mécènes me vaut un mal au dos épouvantable. Je n’avais pas expliqué l’importance de ramener la barre de manière très symétrique vers le mat.


J’ai choisi de traverser les Cypress Hills qui m’avaient été recommandées. Bientôt, la plaine céréalière fait place à la prairie. Quand je dis prairie, c’est un brin d’herbe haut de 15 cm tous les 10 cm ou presque, on n’y fait même pas les foins, on n’y met pas toujours des troupeaux en liberté non plus. Mais le relief s’élève et je commence à découvrir ces fameuses collines et les conifères qui les couvrent. Encore des paysages fabuleux ! Mais je ne suis pas rassurée non plus, car les routes sont quasiment inexistantes et de population, il n’y en a pas. Pas de ferme, puisque sans route. Je trouve un fort ancien planté là dans cet autre désert, pourquoi là ?


La lumière est toujours faible, voilée. Cela durera encore au moins deux cents kilomètres ainsi.


Les turbulences commencent à se faire sentir deux bonnes heures après le départ. Mais depuis au moins une heure je suis taraudée par l’idée que j’ai pu oublier de refermer le bouchon du réservoir d’essence avant de partir, j’ai l’impression que la jauge descend beaucoup plus vite que d’habitude. Je choisis donc de faire un crochet vers un aéroport un peu au Sud : Eastend.


J’ai l’impression d’être dans le film « il était une fois dans l’ouest », le paysage, la chaleur… je trouve l’aéroport par la couleur un peu plus verte d’un grand X dans le grisaille. A partir de maintenant, je ne trouverai plus que des pistes en X. C’est l’intelligence même ! Le vent est fort, les turbulences aussi. Quand je m’approche, je constate l’état des lieux. Alors là, j’entends les grillons chanter et je crois entendre l’harmonica… la chaleur est impressionnante, mais il me faut toujours du temps pour reprendre une température normale quand même. La piste est habitée de ces espèces de petites marmottes que j’avais déjà vues à Rimbey. Ce doit être une catastrophe dans ce pays d’élevage pour les pattes des vaches et des chevaux !

Deux voitures passent sans s’arrêter. Je repars comme je suis venue. Ça turbule dur, très dur. Je monte encore et encore. Et puis des cumulus commencent à se former, je passe au-dessus de la couche. Le Gps devient l’élément primordial de la progression, sans lui, je n’aurai pas pu faire les 100 km au soleil. Les trous de lumière sont des moments un peu magiques où je découvre de manière parcellaire le paysage du dessous, c’est quand même un peu frustrant. Mais j’assume car je dois absolument reposer mes mains et mes bras. Je ne résiste pas au plaisir de photographier quelques gloires ! Je vous en mets une discrète.


Et puis, une intuition me fait penser qu’il faut profiter du prochain trou pour ressortir en dessous de la couche. Bien m’en a pris, car si d’où je viens je vois bien le soleil ce n’est pas du tout le cas vers où je vais. La descente n’est pas longue et presque toujours à vue, mais je vais devoir descendre jusqu’à 200 ft sol dans les 34 km qui me séparent du prochain aéroport, Gravelbourg. Je dois suivre une zone réservée à l’armée, le temps me semble long car sous ces nuages épais dont je frôle les barbules, et ce brouillard naissant, je frissonne.



Gravelbourg se trouve dans la zone réservée, j’y regarde à deux fois, GPS et carte. Le GPS annonce bien un aéroport public, c’est bien aussi ce que j’avais noté dans ma préparation, mais je ne voudrais pas faire comme à Wainwright où j’ai failli me tromper d’aéroport.

Je découvre la piste au bord d’une ville qui me parait être russe du fait d’une église à deux tours. Un cimetière est en bout de piste, enfin, de l’autre coté de la route quand même. Ce n’est manifestement pas un cimetière anglais. La piste est en très mauvais état, elle présente des bosses dans le sens perpendiculaire au sens d’utilisation normale !

Deux hangars tubes clos, c’est rare ! Dès que j’arrive, une voiture vient vers moi, il faut me laisser un peu de temps pour me préparer : tout éteindre, sortir ceinture et fil de radio, remettre la goupille de sécurité du parachute, quitter le porte carte, le casque, le headset, l’appareil photo, la caméra, leur sac de protection, et enfin le « sac à main » que je porte autour de la taille pendant le vol. je suis encore toute assourdie, d’autant que la voiture a toujours le moteur qui tourne. Un homme, tout étonné de ce curieux oiseau n’en revient pas, il n’a jamais vu un engin comme Charlie. Et très vite, nous échangeons. Il est pressé mais très vite, il se rend compte que je suis étrangère et il s’adresse à moi en français. Il parle français et il m’apprend qu’à Gravelbourg, tout le village parle français ! Il a quelqu’un à rencontrer rapidement, une dame qui a perdu son chien à 120 km d’ici, retrouvé par Léonard ! Et ensuite, « je viens m’occuper de ce que tu as besoin ».

Pendant ce temps, je fais le tour des lieux, ils ne sont manifestement pas loin de l’abandon. La cabane est fermée à clé, le poste à essence aussi, l’herbe n’est pas entretenue, c’est un peu sinistre tout ça. Seuls les deux hangars paraissent en état. Je m’aperçois que des milliers de grillons sont partout et qu’ils font concurrence à des quantités de sauterelles de différentes sortes. Le bruit des grillons est impressionnant.


Quand Léonard revient, il me prend en charge à tous points de vue après la visite à son avion dans un des deux hangars. Il me propose une place pour Charlie dans un hangar de sa ferme, en bout de piste. Il m’amène voir d’abord si ça me convient. C’est ok. Charlie et moi nous prenons donc la route de graviers, tout doucement pour l’hélice, pour nous rendre à la ferme, traversée de la route principale goudronnée et installation à la ferme. C’est super.

Léonard me raconte un peu la ville et invite une personne qui fait le guide pour touristes à me faire découvrir la ville. La cathédrale, entièrement décorée à l’intérieur il y a un siècle. Le musée, où je rencontre deux filles charmantes qui parlent un français impeccable, et où je découvre un certain nombre de trésors de Saskatchewan comme de multiples silex taillés pour la chasse, la pêche et les travaux domestiques, sans compter les restes de la vie du siècle passé à Gravelbourg. Le grand silo, et l’ancien, la gare.

Michèle, la femme de Léonard rentre du travail vers 5h30. Léonard a préparé le repas : des burgers et de la soupe. Repas très sympa. Michèle repart tout de suite après pour deux heures de conduite avec des élèves, c’est comme ça ici.

Pendant ce temps, Léonard essaie de me montrer des bisons. On en découvre un troupeau dans une combe. Il me montre sa ferme, je découvre d’en bas les champs de couleur que je survole habituellement, ceux orange, c’est des lentilles et les gris de la moutarde… elle est envoyée en France, à Dijon !

Soirée rapide quand Michèle revient, le réveil est prévu pour 6h demain.

  • Thursday, August 27, Bow Island Ab / Gravelbourg Sk - 226 km in 2:07 and 179 km in 1:37

Anxiety Bill requires that I release the shed early. We are therefore at 7am. The sky is still as hazy as yesterday despite the cold night. To my surprise he answered me that the west wind brings Bc smoke from fires of the mountain ! I never thought there will have. This explains two days of horrendous photos.

Departure to 8h after ascending the wing. The help of my two sponsors gives me a terrible backache. I had not explained the importance of bringing the bar very symmetrical to the mat.

I chose to cross the Cypress Hills that had been recommended. Soon the plain cereal gives way to prairie. When I say grass is a blade of grass up to 15 cm every 10 cm or almost, we did not even make the hay, we do not always put herds free either. But the terrain rises and I begin to discover the famous hills and evergreens that cover them. Still fabulous scenery ! But I am not reassured either, because the roads are virtually nonexistent and population, there is none. No firm, since no roads. I found a very old standing there in that other desert, why there ?

The light is still low, husky. This will last at least two hundred kilometers as well.

The turbulence began to be felt two hours after departure. But for at least an hour I’m tapped by the idea that I have forgotten to close the cap of the gas tank before leaving, I feel that the gauge goes down much faster than usual. Therefore I choose to make a detour to an airport just south : Eastend.

I feel like in the movie "Once upon a time in the west, the landscape, the heat ... I find the airport by the color a little greener with a large X in the grisage. From now on, I find that most of the tracks in X. That same intelligence ! The wind is strong turbulence as well. When I approached, I found the inventory. While there, I hear the crickets sing and I think I hear the harmonica ... the heat is impressive, but I still need time to resume a normal temperature anyway. The track is home to species such small marmots that I had seen in Rimbey. This must be a disaster in this country for breeding legged cows and horses !

Two cars passed without stopping. I’m leaving as I came.

That rotor as hard, very hard. I go up again and again. And then cumulus begin to form, I pass over the layer. The GPS is becoming the key to progress without him I would not have made the 100 km sun.

The light holes are a little magical moments where I discovered how fragmented the landscape below, it’s still a little frustrating. But I assume because I absolutely have to rest my hands and my arms. I can not resist the pleasure of photographing some glory ! I put you in a discreet.

And then intuition makes me think he must take the next hole to highlight below the layer. Although I can, because if I come I see the sun is not the case at all to where I am. The descent is long and almost always within sight, but I’m going down to 200 ft floor in the 34 km that separate me from the next airport, Gravelbourg. I have to follow an area reserved for the army, the time seems as long as these thick clouds which I touch the feathers, and the mist rising, I shudder.

Gravelbourg is located in the restricted area, I look twice, GPS and map. GPS announces a public airport property, it is also what I noted in my preparation, but I would not pretend to Wainwright where I nearly got the wrong airport.

I discovered the track near a city that seems to me to be Russian because of a church with two towers. A cemetery is in the end, finally, on the other side of the road anyway. This is obviously not an English cemetery. The track is in very poor condition, it has bumps in the direction perpendicular to the direction of normal use !

Two warehouses closed tubes is rare ! When I arrived, a car coming toward me, he must give me a little time to prepare everything off, and belts out over the radio, put the safety pin of the parachute, leaving the door card, helmet, the headset, camera, camera, their protective bag, and finally the "purse" that I wear around the waist during the flight. I’m still quite muted, especially as the car engine still running. A man, astonished at this strange birds do not return, he has never seen a craft like Charlie. And soon, we exchange. He is eager, but he soon realizes that I am a foreigner and he addresses me in French. He speaks French and he told me that Gravelbourg whole village speaks French ! He has to find someone quickly, a woman who lost her dog to 120 km from here, found by Leonard ! And then, "I just take care of what you need.

Meanwhile, I walk around places, they are clearly not far from abandoned. The cabin is locked, the gas station too, the grass is not maintained, it is a little sinister everything. Only two appear in state warehouses. I realize that thousands of crickets are everywhere and they compete with the quantities of different kinds of grasshoppers. The sound of crickets is impressive.

When Leonardo returns, he supports me in every way after visiting his plane in one of two warehouses. He offers a place for Charlie in a shed on his farm, in the end. It brings me first see if it suits me. It’s ok. Charlie and I then take the gravel road, gently for the propeller to get to the farm, crossing the main road asphalt and installation on the farm. It’s great.

Leonard told me just the city and invites a person who is the guide for tourists to make me discover the city. The cathedral, decorated entirely within a century ago. The museum, where I met two lovely girls who speak fluent French, and where I discovered a number of treasures of Saskatchewan as many flints for hunting, fishing and domestic work, besides the remains of the life of century in Gravelbourg. The large silo, and the old station.

Michele Leonard’s wife comes home from work about 5:30. Leonard has prepared meals : burgers and soup. Very nice meal. Michèle off again immediately after two hours of driving with students is like that here. Meanwhile, Leo tries to show me some buffalo. We discovered a herd in a valley. He showed me his farm, I discovered from below the fields of color that I usually fly over those orange lens is gray and mustard ... she is sent to France to Dijon !

Early evening when Michele returns, the clock is scheduled for 6 am tomorrow.


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mardi 28 mai 2013

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