24 octobre 2009

mercredi 28 octobre 2009
par  Céline
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  • 24 octobre

Depuis mon dernier message, j’ai quitté le Québec pour l’Ontario où j’ai passé quatre jours avec mon fils et sa famille. Avant, nous avons fait la fête du départ chez Bernard avec sa famille et les amis et le temps des adieux est arrivé.


J’ai choisi de faire un voyage par le train entre Montréal et Kitchener, j’en suis ravie ! Je rends hommage à Guy qui m’a accompagnée jusqu’à la gare de Dorval. Bien que j’aie laissé une partie de mon équipement avec Charlie, mes bagages étaient lourds et je n’aurai pas trouvé facilement. Ce fut une nouvelle expérience anglophone : on ne « prend » pas le train au Canada comme en France ! Le wagon est attitré en fonction de la destination, un comptage des clients est réalisé, etc. Malgré la bonne isolation acoustique, j’ai profité une dernière fois des « trains qui chantent » au Canada. Ils m’ont émerveillée tout le long de ce voyage même si je sais que pour certains Canadiens, c’est une difficulté quotidienne de vie du fait des longs arrêts devant des carrefours parfois ! Les couleurs étaient magnifiques. J’ai même vu des dindes sauvages ! Malgré tout, je n’ai pas reconnu le coté sauvage des espaces que j’avais survolés, la voie passait très près de la cote du lac Ontario, moi, j’en étais passée loin, c’est ainsi que j’avais d’emblée compris « le bouclier canadien », il s’était imposé à moi. Par le train, je n’en ai aperçu qu’une brève partie rocheuse qui ne m’a pas paru très élevée.


A Cambridge, j’ai passé quatre jours heureux entre nature et culture. Je suis retournée voir Kathy Lubitz, la présidente de l’UPAC (notre FFPLUM) et Ed son mari. Nous étions heureux de nous revoir. Elle m’avait préparé plein de trésors, les épinglettes de prestige de son association, le tee-shirt du Silver Dart et les stickers que je pourrai à nouveau coller sur les carénages neufs de Charlie. J’ai installé les pins sur la casquette de l’aéroport de Fort St-John que m’avait donnée Don, à coté des autres. C’est durant ces moments en Ontario que je reçois les premiers eml en provenance des prairies, du nord des grands lacs et aussi de Golden, les premières neiges sont tombées de manière massive, les températures sont (parfois très) négatives.

Janette m’a invitée à un de ses cours de dessin où pour la première fois de ma vie, j’ai tenu un pinceau où l’eau prenait toute l’importance pour donner la couleur, c’était la technique du pastel. Ma feuille d’érable était magnifique ! et nous avons passé d’excellents moments avec Janette qui n’était pas effrayée de mes pantalons usés par quatre mois de services ininterrompus ni par les grosses chaussures de vol, c’était cela ou les sandales et il gelait tous les jours !


Je suis retournée au marché très coloré des fermiers Mennonites. D’autant que le lundi devait être jour férié de la Thanksgiving, c’est-à-dire un jour de remerciement pour tous les bienfaits de la terre en fin d’été. Les citrouilles, poivrons, cornichons, aubergines, tomates, céleri et courges de toutes natures coloraient les étals.



La fête de ce week-end mettait au menu la tarte à la citrouille, notamment. J’avais déjà pu apprécier depuis un mois le blé d’Inde, nom toujours en vigueur, donné au maïs puisque Christophe Colomb croyait avoir découvert l’Inde et que le maïs y croissait naturellement. J’ai été invitée à la fête de famille où nous avons dégusté un repas extraordinaire, composé de la dinde rôtie (elles sont énormes) et sa farce accompagnée de multiples préparations de légumes tels que purée de pomme de terre, purée sucrée aux marshmallows, haricots verts, sauce de cranberries, et de desserts composés de tartes à la citrouille mais aussi aux noix de pécan et à la crème glacée. Le tout arrosé de bons vins. Un régal. Par la fenêtre je pouvais voir courir dans tous les sens les nombreux écureuils noirs et voler les cardinaux, ce bel oiseau huppé rouge à gros bec attiré par les graines de tournesol que la maîtresse de maison lui avait réservées.



Les festivités ont pris fin avec mon départ pour l’aéroport Pearson de Toronto pour le vol de retour en France. Il faisait déjà nuit quand l’avion a décollé. Le B777 était à moitié plein seulement et j’ai eu le loisir d’accéder à un hublot à gauche en prévision d’une éventuelle aurore boréale, mais il n’y en a pas eu cette nuit-là. J’ai quand même pu suivre la terre jusqu’aux fameuses cotes des provinces maritimes que je n’avais pas pu survoler, puis St-Pierre et Miquelon et Terre-Neuve car la visibilité était maximum. Quand on a l’habitude de voler et de voyager en vol, quand on a préparé ses vols sur carte, on apprécie autrement les paysages d’en haut, ils « parlent ». Après l’océan, avant que le jour se soit levé, j’ai découvert les cotes irlandaises, les bocages, puis les cotes galloises et la campagne anglaise toute ridée sous le soleil levant.





A 36.000 ft, j’avais souvent vu des navires, mais j’ai été étonnée de voir tourner une éolienne, décoller un avion, ou d’autres voler à diverses altitudes, mais le temps était superbe. Le passage de la Manche n’était qu’une formalité ! Quand je pense à Blériot il y a cent ans ! et même à tous les ulmistes qui ont eu la chance de la traverser cette année en commémoration de cette première traversée avec le Tour ulm ! Gonflé Blériot quand même ! Moi, j’ai tenté les quarante kilomètres de traversée de la baie Georgienne parce que j’avais un moteur qui avait fait ses preuves, en plus de l’équipement de survie obligatoire ; et lui, qu’avait-il comme sécurité ?


Je suis stupéfaite de mettre en relation ce voyage en avion de ligne de 6.000 km dont un peu plus de la moitié au-dessus de l’eau, en 7h à celui que je viens de réaliser en pendulaire de 12.000 km en 117h…

Arrivée à Roissy-CDG sous le soleil et retrouvailles avec la France, les habitudes de vigilance à avoir pour ses affaires, l’absence de respect. Même si je suis d’un naturel plutôt confiant, j’avais apprécié pendant quatre mois de pouvoir baisser la garde, on est moins stressé pour sûr ! Céline et Catherine sont venues me cueillir et m’enlever pour un rapide voyage en Bretagne où nous avons passé quatre jours de soleil radieux et de gelées matinales, de bonheur tout simple d’être ensemble pour vivre. Avec Justine, nous avons appris à faire des inukshuk avec les cailloux de la plage, nous avons revu Dominique qui a initié Céline à la confection du site, passé des moments avec Morgan l’urgentiste (et sa famille) qui m’a aidée à préparer le voyage, j’ai pris contact avec la médiathèque de Plouguerneau et avec les écoles de Lanilis pour y revenir plus tard avec des photos afin de partager mes découvertes avec petits et grands… quatre jours de bonheur.




Samedi, adieux aux Bretons et chemin du retour en Bourgogne. Catherine m’accompagne sur ces onze heures de route ensoleillée, juste rafraichie par quelques ondées. Manifestement, l’automne n’en est pas au même point qu’au Canada, et chose étonnante, je vérifie que la grande différence ici, c’est que les arbres changent de couleur d’un seul tenant, ce n’est pas pareil pour l’érable qui peut avoir en même temps des feuilles ou des branches vertes rouges et jaunes, un coté écarlate, un autre vert, un autre doré. Dimanche, séparation, rangements, réorganisation, installation de mon écran fixe qui va me permettre, enfin, de découvrir mes photos engrangées depuis le 25 aout et dont je n’ai pas encore pu prendre connaissance. D’ailleurs je crois bien avoir un moose dans une clairière, mais je vais faire expertiser par un connaisseur !

Lundi, reprise du travail. Je suis accueillie par l’ensemble de mon personnel présent, mes quatre coéquipières et même le président du conseil d’administration qui m’attendent, dissimulés dans le couloir menant à mon bureau pour me faire la surprise. J’en suis toute émue. Nous prenons le temps d’un café-croissant pour renouer. Quelle chance de reprendre dans ces conditions ! Tout a été fait, assumé, réalisé en mon absence comme si j’étais tout près, partie pour quelques jours, il me reste juste à fignoler et à reprendre les dossiers là où ils en sont. Je m’engage à préparer une restitution de ce fabuleux voyage pour partager ces moments de bonheur avec eux. J’entends même que l’évasion quotidienne d’aller sur le site voir où j’en étais de mon voyage leur manque déjà…

Maintenant, il me reste à reprendre contact avec la famille et tous les amis, les relations en lien avec mes engagements… et à me mettre à jour administrativement ! Laissez-moi un peu de temps, j’arrive, promis, je n’oublie personne même si je dois mettre plus de temps que vous aimeriez. Alors à bientôt.

Odile

October 24

Since my last post, I left Quebec to Ontario where I spent four days with my son and his family. Before, we partied at Bernard’s departure with his family and friends and the time of parting came.

I chose to travel by train between Montreal and Kitchener, I am thrilled ! I pay tribute to Guy, who accompanied me to the train station in Dorval. Although I liked some of my equipment with Charlie, my bags were heavy and I have not found easily. It was a new experience speaking : we do "is" not currently in Canada as in France ! The car is assigned depending on the destination, a count of customers is done, etc.. Despite the good sound insulation, I used one last time "train singing" in Canada. They amazed me throughout the trip even though I know that for some Canadians, it is a challenge everyday life makes long stops at intersections sometimes ! The colors were magnificent. I even saw wild turkeys ! Still, I did not recognize the wild side spaces that had flown over the road passed very near the coast of Lake Ontario, I, I was far past it and I d outset including the "Canadian Shield", it had imposed on me. By train, I did a brief overview rocky part that did not seem very high.

At Cambridge, I spent four happy days between nature and culture. I went back to Kathy Lubitz, president of UPAC (our FFPLUM) and her husband Ed. We were happy to see us. She had prepared a lot of treasures, pins prestige of his association, the T-shirt of the Silver Dart and the stickers that I can again stick to the new fairings Charlie. I installed the pins on the cap of the airport of Fort St. John that Don had given to the other side. That’s when I get the first eml from grasslands, the northern Great Lakes and also of Golden, the first snows fell on a massive scale, temperatures are negative.

Janette invited me to one of his drawing classes, where for the first time in my life, I held a brush where the water took the importance given to color, was the technique of pastel. My maple leaf was magnificent ! and we had a great time with Janet, who was not afraid of my trousers worn by four months of continuous service or by the big shoes of flight, it was that or sandals and it was freezing all day !

I went back to the colorful market of Mennonite farmers. Especially that Monday would be the holiday of Thanksgiving, that is to say a day of thanksgiving for all the blessings of the earth in late summer. The pumpkins, peppers, cucumbers, eggplant, tomatoes, celery, squash and all kinds of colored stalls. The festival this weekend to put the menu pumpkin pie, among others. I had already enjoyed a month ago the corn, a name still in force, giving the corn because Columbus thought he discovered India and the maize grew naturally. I was invited to the family party where we enjoyed a special meal consisting of roast turkey (they are huge) and stuffing with multiple preparations of vegetables such as mashed potatoes, mashed sweet with marshmallows, green beans, cranberries sauce, and desserts made of pumpkin pies but also pecans and ice cream. All washed down with fine wines. Through the window I could see running in every sense of the many black squirrels and cardinals fly, this beautiful red bird Crested Grosbeak attracted by sunflower seeds that the hostess had reserved.

The festivities ended with my departure for Toronto Pearson Airport for flight back to France. It was already dark when the plane took off. The B777 was only half full and I had the opportunity to access a window on the left in anticipation of possible aurora, but there was none that night. I still have to follow the land to the famous symbols of the Maritimes that I could not fly, then St-Pierre and Miquelon and Newfoundland for maximum visibility. When one is accustomed to flying and travel in flight, when one has prepared its flights on card, otherwise you appreciate the scenery from above, they "speak". After the ocean, the day before stood up, I discovered the Irish coast, the groves, then the Welsh coast and the English countryside wrinkled under the rising sun. To 36,000 ft, I often saw ships, but I was surprised to see a windmill turning, taking off an aircraft or other flying at various altitudes, but the weather was superb. The passage of the Channel was a formality ! When I think Bleriot there a hundred years ! and even all ulmistes who were lucky enough to cross this year in commemoration of the first crossing with the Tour ulm ! Bleriot inflated anyway ! I’ve tried forty kilometers from the crossing of Georgian Bay because I had an engine that had proven more of the survival equipment required, and he had it as safe ?

I am amazed to relate this journey of 6,000 km with just over half above water, 7am to that I just realized 12,000 km 117h ... Arrival at Roissy-CDG in the sun and the reunion with France, the habits of vigilance to be on business, lack of respect. Although I am naturally quite confident I had enjoyed for four months in power guard down, there is less stress for sure !

Celine and Catherine came to pick me and take me for a quick trip to Britain where we spent four days of sunshine and morning frosts, simple happiness of being together for life. With Justine, we learned to make Inukshuk with the pebbles on the beach, we saw Dominique Celine who initiated the construction of the site, spent time with Morgan emergency physician (and family) who helped me prepare for the trip, I contacted the library of Plouguerneau with schools Lanilis to return later with pictures to share my findings with young and old ... four days of happiness.

Saturday, farewell to the Britons and way back to Burgundy. Catherine accompanies me on these eleven hours of sunny road, just refreshed by a few showers. Clearly, the fall is not the same point in Canada, and surprisingly, I check that the big difference here is that the trees change color in one piece, not similar to maple, which can have both leaves and branches green red and yellow, crimson on one side, another green, another golden. Sunday, separation, storage, reorganization, installation fixed my screen that will allow me to finally discover my pictures thus acquired since August 25 and I have not been able to read. Besides, I believe I have a moose in a clearing, but I’m going to Survey by an expert !

Monday, resuming work. I am greeted by my entire staff present, my four teammates and even the chairman of the board ahead of me, hidden for me to surprise. I’m all excited. We take time for a coffee-growing resume. What chance to appear in these conditions ! Everything has been done, taken, made in my absence as if I was nearby, some for a few days, I still just tinkering and resume files wherever they are. I undertake to prepare a return of this fabulous trip to share these happy moments with them. I hear even that escape everyday to go to the site to see where I was from my trip already miss them ...

Now it remains for me to reconnect with family and all friends, relations in connection with my commitments to myself ... and update administratively ! Leave me a little while, I come, I promise, I forget anyone even if I take longer than you want. See you soon.

Odile


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