17 mai 2010

mercredi 19 mai 2010
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Ça y est, j’y suis ! Dimanche, 6h40, Bernadette, accompagnée de Sylviane, vient me chercher pour m’accompagner à la gare TGV de Montchanin-Le Creusot. La ligne est directe pour Charles-de-Gaulle. Bravo Bernadette, et encore merci pour ce moment partagé, un dimanche matin en plus ! L’année dernière, j’avais eu droit à l’alerte à la bombe à Roissy, ce matin au Creusot, nous avons droit à une intervention de police dans le train, il ne sera pas dit que nous ne sommes pas bien protégés !

L’arrivée à Roissy se passe donc avec retard mais j’ai le temps, l’avion ne part qu’à 13h30. Ma grande amie Catherine est là pour m’accueillir. Elle a réussi à faire la route ce matin, sans problème et se fait une joie d’être témoin de mon départ. Il faut dire que ce n’est facile pour personne d’accompagner à l’aéroport, et d’ailleurs c’est même assez frustrant pour les accompagnateurs du fait que le voyageur disparait deux heures avant l’heure du départ… mais nous partageons le temps dont nous pouvons disposer à papoter sur nos derniers évènements, et nos projets. Nous retrouverons-nous au Québec cet été ? rien de moins sûr du fait des dates de mon passage au Québec qui ne correspondent pas forcément avec celles dont peut disposer Catherine ; mais sait-on jamais quand même.

Ma place à coté du hublot est bien là, à m’attendre, il fait beau, je vais pouvoir en profiter. Les horaires sont respectés. Le décollage se fait en douceur, sans rien en sentir. Et me voilà scotchée à mon hublot, je me régale des paysages qui disparaissent vite derrière quelques cumulus et puis une nappe entière alors que nous n’avons pas encore atteint les côtes. Elle ne se désagrégera que rarement, laissant entrevoir un porte-conteneurs en mer puis des icebergs dérivants, minuscules points blancs de diverses grosseurs mais stables alors que les vagues à d’autres moments se présentent comme des points blancs aussi mais allongés et disparaissant en quelques dizaines de secondes pour renaitre un peu plus loin. Notre avion se fera même doubler par un plus petit, à droite comme il se doit, et j’apprécie les 2000 pieds d’écart de hauteur, ce qui est toujours difficile (pour pas dire impossible) à évaluer. Il laisse derrière lui deux traces de gaz brûlés et de condensation que nous suivront pendant plusieurs dizaines de minutes et dont l’ombre me rappellera celle que j’avais découvert en vol au Québec au mois de septembre. La terre ne réapparaitra qu’au Canada et je la découvrirai par hasard dans un trou isolé de nuages dans une nappe épaisse et sans fin en survolant le Labrador.




Sa prochaine réapparition 40mn plus tard se fera au-dessus du fleuve St-Laurent et plus précisément de l’Ile aux Coudres, quelques 100 km avant la ville de Québec. A partir de là, le beau temps est total. Il laisse entrevoir les montagnes du nord du fleuve (et oui, mon hublot ne donne que d’un côté !) avec des lacs encore gelés, des traces blanches qui indiquent que la neige et la glace sont encore présentes à bien des endroits. Tout se déroule comme dans un rêve, au-dessus d’une carte géante et réelle, mieux que Google ! car là, c’est du réel, c’est aujourd’hui, à cet instant, et comparable aux paysages de France que je viens de quitter. En plus avec le déplacement vers l’ouest, le temps est presque immobilisé puisque j’arriverai une heure après avoir décollé pour un voyage de 7h ! D’ailleurs, je vous envoie des vues d’avion pour que vous fassiez aussi la comparaison on voit bien les différences non seulement celles de paysages et de façonnage des terres mais aussi celles de végétation et de travail des champs. Maintenant, les photos ne sont pas géniales car le double vitrage du hublot modifie un peu les caractéristiques techniques de prise de vue !


L’avion suit le St-Laurent et passe au-dessus de territoires que j’ai survolé souvent autour de St-Hyacinthe, que je ne verrai pas du fait de mon hublot à droite ! Dommage, nous y sommes passés tout près. Mais j’ai reconnu, la rivière St-François, la Yamaska, le Richelieu, les iles Sorel très loin.


Le vent souffle du nord avec vigueur et ajoute au plaisir du vol puisque nous devons atterrir après avoir contourné Montréal par l’Est et survolé le lac St-Louis. La lumière et les couleurs sont magnifiques, les verts et turquoises me rappellent celles du jour de l’accident à l’ile Ronde. Atterrissage parfait sans le moindre à-coup, sans bruit, du grand art, c’est la première fois que je vois cela, à ce point sur un vol commercial ! j’irai jusqu’à féliciter les pilotes tellement le vol dans son ensemble était parfait, sans le moindre élément technique surajouté, tout était précis, contrôlé, au minimum, sans stress y compris les montées et descentes, ou même l’utilisation des volets, aérofreins… si tous les vols étaient ainsi, il y aurait moins de personnes stressées dans les avions !


A l’aéroport, c’est Julie que je retrouve. Vous vous souvenez, la compagne de Bernard. Elle attend son homme de retour d’Europe aussi, une heure après mon vol. Nous avons attendu Bernard à papoter ensemble comme deux copines contentes de se retrouver. C’était bien sympa. Elle m’avait préparé un panier-repas et un petit lit douillet fait avec des draps en polaire et une mini couette, je craignais un peu, mais c’était super chaud, léger…

Je me suis ré-acclimatée rapidement, les trains chantent toujours, les carouges à épaulettes (celui qui ressemble à un merle avec un peu de rouge et jaune sur le bord de l’aile) aussi d’ailleurs, mais comme il n’y a pas encore de joncs, ils ne font pas encore leur nid. Et je n’ai pas encore entendu les crapauds chanter. Le soir j’ai eu le plaisir de retrouver Ernest, le père de Julie, quand il est rentré du golf, c’est un grand amateur qui joue aussi souvent qu’il le peut soit une fois par jour, parfois toute la journée ! il est adorable. Je n’ai pas encore fait connaissance avec le jeune qui habite maintenant ici le temps d’un stage l’école vétérinaire de St-Hyacinthe. Il va un peu changer ma vie puisque je vais devoir limiter mes accès à internet de nuit pour ne pas le réveiller. C’est ça la cohabitation !

Je suis allée retrouver les voisins : Guy, le pompier-volant, Langis qui construit un hangar géant avec son frère, Daniel l’Italien passionné de planeurs motorisés Thaurus, Sinus. Les retrouvailles sont chaleureuses, attentionnées. On fête cela ce we avec un bbq géant, le premier de l’année !

Demain, nous nous mettons au travail sur Charlie. Il n’est pas aussi avancé que je pensais. Le train arrière gauche est remonté, les carénages de roue aussi, mais à l’avant, tout reste à faire ! et comme mon aile n’est toujours pas partie de France ! et oui, c’est incroyable mais vrai, nous allons avoir un peu de temps en l’attendant… mais je crains que la répercussion sur mes prévisions de voyage, m’impose de limiter mes projets de ce simple fait. A voir !

  • May 17, 2010

OK, I am ! Sunday, 6:40, Bernadette, accompanied by Sylviane, just get me to the TGV station at Le Creusot-Montchanin. The direct line to Charles de Gaulle, the airport. Thank you Bernadette, and for these nice moments, a Sunday morning too ! Last year I had the right to bomb threat at Airport of Paris, this morning at Le Creusot, we are entitled to police intervention in the train, he will not say we’re not well protected ! The arrival at Roissy happens so late but I have time, the plane does not leave until 13:30. My great friend Catherine is there to greet me. She managed to make the journey this morning without problem and is a joy to witness my departure. Note that it is easy for anyone to go to the airport, and is also very frustrating for the coaches is the traveler disappears two hours before departure time but we share ... time available to us to chat about our latest events, and our projects. Will we find us in Quebec this summer ? nothing is less certain due dates of my visit to Quebec that do not necessarily correspond with those which may have Catherine, but you never know anyway.

My place near the window is there, waiting for me, it’s fine, I’m going to enjoy it. The schedules are met. The takeoff is gentle, with nothing to feel. And there I was taped to my window, I really enjoy the scenery quickly disappear behind a few cumulus clouds and then a whole sheet so that we have not yet reached the coast. She rarely fall apart, suggesting a containers boat at sea and drifting icebergs, tiny white dots of various sizes, but stable, while the waves at other times appear as white dots, but also lying and disappearing in a few tens of seconds to resurrect a little further. Our plane will be doubled by an even smaller, right as it should, and I appreciate the 2,000 feet of height difference, which is always difficult (or impossible) to assess. He leaves behind two trace gases and condensation that will follow us for several tens of minutes and whose shadow will remind me that I had discovered in flight to Quebec in September. The earth does not respawn in Canada and I stumble into a hole isolated clouds in a thick and endless flying over Labrador. His reappearance next 40 minutes later will be above the St. Lawrence River and more specifically the Ile aux Coudres, some 100 km before the city of Quebec. From there, the weather is perfect. It suggests the mountains north of the river (and yes, my window gives only one side !) With lakes still frozen, white marks that show the snow and ice are still present in many places. Everything happens in a dream, over a giant map and real, better than Google ! for there, it’s real, it is now, at this moment, comparable to the landscapes of France that I just left. In addition to the westward, the time has almost stopped since I arrive one hour after taking off for a trip from 7 hours ! Besides, I send you views of air that you also do the comparison we can see differences not only those of landscapes and shaping the land but also those of vegetation and working the fields. Now the photos are not brilliant because of the double glazing window changes a bit technical characteristics shooting !


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mardi 28 mai 2013

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